Rebuilding
/image%2F0894743%2F20260112%2Fob_50a739_rebuilding.jpg)
Apparaît parfois sur nos écrans une pépite américaine, souvent passée par le festival de Sundance, et donnant à voir de grands espaces et de belles personnes.
Il y a quelques années, en 2015, nous découvrions ainsi une grande cinéaste, Chloe Zhao, avec son très beau premier film, Les chansons que mes frères m'ont apprises.
Cette année, c'est un jeune réalisateur de 32 ans originaire du Colorado, Max Walker-Silverman, qui nous ravit avec son deuxième film (le premier, A love song, n'est pas sorti en France).
Dans Rebuilding, il ne se passe pas grand-chose. Dusty a perdu son ranch dans un gigantesque incendie et se retrouve hébergé dans une caravane de fortune, sur un terrain vague, en compagnie d'autres sinistrés. Que va-t-il faire ?
Le film se résume a peu près à filmer les états d'âme de Dusty, magnifiquement interprété par le formidable Josh O'Conor, et ses allers-retours entre la caravane, la maison de son ex-femme et de sa fille, la bibliothèque de la ville et le site brûlé de son ranch.
Pas grand-chose donc sur le papier, mais Walker-Silverman possède ce grand talent de remplir chaque plan d'une foule de nuances et d'une bonne rasade d'humanité. On est donc tour à tour dubitatif, surpris, inquiet, ému, enthousiasmé, par la paisible évolution intérieure de Dusty.
Comme tout le casting est parfait, les paysages du Colorado sublimes et la mise en scène d'une grande fluidité, on passe un excellent moment, reposé par cette histoire dans laquelle tout le monde fait de son mieux pour améliorer la vie des autres (c'est rare !).
Je prends les paris qu'on entendra parler dans l'avenir de Max Walker-Silverman.

/image%2F0894743%2F20140129%2Fob_3371b8_pas.jpg)
/image%2F0894743%2F20251223%2Fob_93d3ee_wakeupdeadman.jpg)

/image%2F0894743%2F20240106%2Fob_802709_lachimere.jpeg)

/image%2F0894743%2F20231007%2Fob_1e12c3_entreleslignes.jpg)
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
: A découvrir