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Articles avec #espagne

Etreintes brisées

Ce n'est probablement pas avec ce film qu'Almodovar pouvait espérer gagner la Palme d'Or. Il n'est pas mauvais, ce n'est simplement pas le plus abouti de son auteur, loin de là

Moins alerte que Volver, moins complexe que La mauvaise éducation, moins intense que Parle avec elle, Etreintes brisées souffre un peu d'anémie.

On s'intéresse d'assez loin aux personnages, sans que je sache bien expliquer pourquoi : peut être sont ils un peu trop caricaturaux dans leur ensemble à l'image du fils gay Ray X, et même dans une certaine mesure du personnage de Lena elle-même.

De temps à autre, Almodovar, qui semble globalement tourner ce film avec le frein à main serré, se lâche et redevient un immense cinéaste le temps d'une scène (lorsque Pénélope "double" son propre personnage projeté sur l'écran par exemple, une scène sublime, ou lors des travelling latéraux entre Harry et celui qu'il ne sait pas être son fils, ou en filmant simplement des draps). 

Un petit creux relatif donc à mon sens dans la carrière de l'espagnol, en forme d'hommage passionné à Penelope Cruz, et un peu limité par cela peut-être. Pedro devrait peut-être se ressourcer en allant voir ailleurs et autre chose, comme Woody Allen l'a fait en allant tourner 3 fois en Angleterre, puis une fois en Espagne. Almodovar à New York, ça aurait de la gueule, non ?

A voir quand même bien sûr, ne serait-ce que pour Penelope en blonde.

 

3e

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Le chant des oiseaux

Le cinéphile aventureux que je suis s'est levé tôt ce dimanche matin, pour aller voir Le Chant des Oiseaux à 10h20 au Katorza dans le cadre du festival espagnol.

Bon.

Imaginez le film le plus lent, le plus ennuyeux que vous ayez vu jusqu'à présent : Zabriskie point, Still life ou un autre, qu'on va appeler X. Le chant des oiseaux est à X ce que X est à Casino Royal. C'est dire.

Autre image : on vous interdit de bouger (par exemple vous passez une IRM) et en même temps on vous enfonce des aiguilles sous les ongles en vous forçant à écouter un silence total. C'est aussi ça, Le chant des oiseaux.

On devait être entre une quarantaine de spectateurs dans la salle.

La première à craquer fut une dame d'un certain âge. Ensuite il y eut une sorte de quiproquo : un homme parlait fort devant la porte du fond, et on ne savait pas trop s'il tentait un happening ou s'il craquait nerveusement. En réalité, il essayait d'inciter une de ses connaissances à quitter le lieu de torture. Un peu plus tard, deux hommes ont tergiversé assez longuement avant de se décider à sortir : ils devaient hésiter à déranger tout le rang.

A la fin de la projection un malade mental a applaudi, je rêvais de voir les services d'internement d'urgence venir lui mettre une camisole. Les autres spectateurs, qui venaient de souffrir inutilement depuis plus d'une heure trente auraient pu tout aussi bien le lyncher, ça ne m'aurait pas choqué.

Conclusion :

1-ne plus JAMAIS aller voir un film d'Albert Serra

2-se méfier comme de la peste des Cahiers du Cinéma 

NB : Certains d'entre vous, outragés, diront : "il ne parle même pas du film !". Je leur répondrai que c'est parce qu'il n'y a pas de film.

 

1e

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