Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Christoblog

Articles avec #monica belluci

Histoires de la nuit

L'intérêt des livres de Laurent Mauvignier réside avant tout dans leur qualité littéraire : une langue dense et riche, lourde de sens cachés et de digressions signifiantes. 

Autrement dit, l'intérêt du roman Histoires de la nuit ne réside pas vraiment dans son intrigue.

L'adaptation un peu sèche qu'en fait Léa Mysius, ne s'appesantissant pas sur la profondeur psychologique des personnages, ni sur leur relation, a pour résultat de donner une oeuvre aux faux airs de thriller, qui peine à trouver sa place dans le spectre des genres possibles.

Le film n'est pas à proprement parler une chronique sociale : les personnages sont superficiels, en particulier celui de Thomas, joué par un Bastien Bouillon qui a l'air un peu perdu, et dont on ne perçoit pas la nature profonde. On ne comprend pas non plus la réelle nature de sa relation avec Cristina.

Quand aux contextes sociologiques potentiellement effleurés par le film (les difficultés du monde agricole, la condition d'artiste en manque de succès, la réinsertion d'anciens délinquants), ils ne forment qu'une toile fond qui n'accroche pas l'attention.

Histoires de la nuit n'est pas non plus un home invasion traditionnel, même s'il en a tous les atours. Il manque de nerfs et d'efficacité pour être palpitant. La réalisatrice ne se montre pas vraiment à l'aise avec la violence, comme le démontre la calamiteuse scène de gunfight à l'extérieur.

Je suis donc resté perplexe devant ce drôle d'objet, et ai surtout trouvé un intérêt à observer le jeu exceptionnel de Benoît Magimel qui n'a pas d'équivalent pour jouer les méchants doucereux dont on sent qu'ils peuvent instantanément devenir des tueurs.

C'est pour moi le seul élément vraiment convaincant du film.

Léa Mysius sur Christoblog : Ava - 2017 (***) / Les cinq diables - 2022 (**)

 

2e

 

Voir les commentaires

Les merveilles

Si je faisais un concours des films qui m'ont le plus ennuyé, Les merveilles disposerait de sérieux atouts.

D'abord, je l'avoue, j'ai dormi durant sa projection à Cannes. Alors, allez-vous me dire, de quel droit puis-je juger le film ? Mais à l'inverse, le film ne m'a-t-il pas lui-même anesthésié, sachant que même à Cannes, je m'endors rarement ?

J'ai dormi. Mais pour mon excuse, on voit des gens dormir dans Les merveilles. On voit aussi des gens manger, et participer à une émission de télé. On voit aussi (il me semble) des abeilles et Monica Belluci en animatrice égyptienne. Mais je n'en suis pas certain, tant le projet d'ensemble m'a échappé.

Le grain de l'image est très moche. Je me souviens avoir pensé que je voyais les films super 8 d'une lointaine tante italienne un peu défoncée, en ne comprenant rien à ce que je voyais : des phares dans la nuit, un trampoline, des artisans charcutiers.

Il y avait peut-être un sens à toutes ces images projetées vers moi. Mais lequel, je ne sais pas trop : au milieu de ma torpeur n'a surnagé qu'un inénarrable ennui, baigné dans un océan d'incompréhension ensommeillée.

Bonne nuit.

  

1e

Voir les commentaires