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Christoblog

Articles avec #mongolie

La jeune fille et son aigle

Drôle de film que ce documentaire qui nous montre comment une jeune fille, aidée par son père, se bat pour avoir le droit de dresser un aigle pour la chasse, alors que la tradition n'autorise que les jeunes garçons à le faire.

Le propos est bien féministe, mais la forme du film à un petit côté rétrograde qui le fait plus ressembler à un reportage du National Geographic (en moins bien) qu'à un brûlot engagé. 

On est donc partagé devant les mésaventures de la jeune Aisholpan, extrêmement scénarisées, et dont on a du mal à penser qu'elles puissent être entièrement "naturelles". D'un côté, on se dit qu'on ne fait plus de documentaires de ce type (voix off qui surligne les images, évitement de tout élément de contexte, images de drone à tout va), de l'autre on est ébaubi par la pugnacité de la petite Mongole et de son papa, de telle façon qu'on ne peut s'empêcher de dévorer cette aventure, comme on regarde une série à suspense, d'autant plus que les paysages de l'Altaï sont de toute beauté.

L'avis général est donc au final positif.

    

2e

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Si seulement je pouvais hiberner

Ce premier film de la réalisatrice mongole Zoljargal Purevdash présente un avantage notable : il dresse un superbe tableau de la vie quotidienne d'une famille défavorisée dans la banlieue d'Oulan-Bator.

Cet aspect documentaire du film est esthétiquement réussi (les paysages sont magnifiques), mais aussi intéressant d'un point de vue culturel (les méthodes locales pour soigner la maladie sont très curieuses !) .

Le versant fictionnel du film est moins convaincant. L'intrigue est superficielle et ne m'a pas vraiment convaincu. Si seulement je pouvais hiverner présente cet aspect un peu lisse et brillant de certaines productions internationales en provenance de pays en manque d'infrastructures cinématographiques. 

La mécanique de descente vers les enfers de la pauvreté est assez classiquement détaillée avec toutes les étapes classiques de ce genre de film, tout en évitant d'exposer des évènements violents : talent sacrifié (ici pour la science), volonté de garder sa dignité, caractère inadapté des aides sociales. 

A voir si vous aimez la Mongolie ou si vous êtes curieux.

 

2e

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La femme des steppes, le flic et l'oeuf

Autant être prévenu : le nouveau film du cinéaste chinois Quanan Wang est lent, contemplatif et il ne s'y passe pas grand-chose. 

Si vous acceptez ce postulat de base et ne vous attendez pas à voir une comédie policière débridée, ni même un aimable divertissement décalé à la Kaurismaki, alors vous avez quelque chance d'apprécier cette plongée en apnée dans la steppe mongole : ses étendues immenses, la solitude des êtres qui la peuplent.

De ces points de vue, La femmes des steppes, le flic et l'oeuf atteint en effet son but. En le regardant, on a un excellent aperçu de la vie quotidienne d'une éleveuse de mouton, on éprouve parfaitement l'immensité des espaces parcourus, on sourit à l'ubuesque attitude de la maréchaussée locale. Et le chameau est d'une grande beauté.

Le film n'est pas parfait (je m'attendais par exemple à une photographie de meilleur qualité), mais il est estimable par ses intentions, sa façon de nous mettre en prise directe avec la vie, ses passages agréablement burlesques et ses quelques élans poétiques, voire presque métaphysiques. 

De là à le comparer au chef-d'oeuvre de Nuri Bilge Ceylan, Il était une fois en Anatolie, dont il partage quelques éléments narratifs, il y a un grand pas que je ne franchis pas, à l'inverse de certains commentateurs.

Quanan Wang sur Christoblog : Le mariage de Tuya - 2007 (**) / La tisseuse - 2010 (*)

 

2e

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