Kaamelott - Premier volet
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Très difficile de porter un jugement objectif sur ce film quand on a été fan de la série il y a dix ans.
D'un côté, la satisfaction de retrouver le style Astier est profondément réconfortant : les répliques qui font mouche, l'absurdité congénitale, le casting incroyable. C'est comme enfiler de vieilles pantoufles.
De l'autre, je suis perplexe quant à l'assemblage qui est tenté ici : l'humour cheap et absurde des premières saisons coexiste avec le spleen dépressif des dernières, alors que le passage sur grand écran permet d'ajouter une composante Games of Thrones dans les décors et les costumes (sans que cela fonctionne parfaitement, il faut l'avouer). Astier se permet aussi de virer au romantique et au flash-back roman-photo.
L'impression générale est donc plutôt celle d'un patchwork qui pourra être considéré comme indigeste ou attendrissant suivant l'humeur et le degré d'affection qu'on porte à la saga.
Globalement, et malgré quelques excellentes choses (Chabat incroyable et Sting très convaincant), je pense que le film paraîtra très imparfait, y compris techniquement, à celui qui n'a jamais vu un épisode de Kaamelott.

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En attendant la version de Bertrand Bonello, dont la date de sortie était initialement prévue durant le Festival de Cannes (le film sera-t-il sur la Croisette ?), on peut découvir ce premier biopic de Jalil Lespert.
Je parierais volontiers, au vu de l'hilarité générale qui saisit la salle lors de mon séjour cannois, que le film de Guillaume Gallienne obtienne un score au box office qui le situe entre Camille redouble (838 000 entrées) et Intouchables (19 214 100 entrées).
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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