De la Comédie-Française
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Il y a quelque chose de profondément réjouissant dans ce film : c'est le contraste entre le statut des comédiens (parmi les meilleurs) et la façon dont ils ne se prennent pas au sérieux.
De fait, l'écriture de Bertrand Usclat et Martin Darondeau exploite à fond ce contraste, en en multipliant les chatoiements : les blagues sont convenues mais le cadre est somptueux, le sourire affleure en permanence mais ce sont les larmes qui montent à la fin du film, la narration est très rapide mais l'histoire du lieu est multi-centenaire.
De la Comédie-Française est donc un film légèrement dense, ou profondément léger. Tout y est charmant et bien pesé, de bon goût jusque dans les quiproquos à base de slips abandonnés.
Le casting est épatant, avec deux mentions spéciales : Pauline Clément est exceptionnelle d'enthousiasme raisonné et Laurent Stocker magnifique en cocu infatué.
Une grande petite comédie, et sûrement un des meilleurs moments de cinéma de l'année, qui magnifie la magie du théâtre et celui de la troupe du Français.

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En attendant la version de Bertrand Bonello, dont la date de sortie était initialement prévue durant le Festival de Cannes (le film sera-t-il sur la Croisette ?), on peut découvir ce premier biopic de Jalil Lespert.
Je parierais volontiers, au vu de l'hilarité générale qui saisit la salle lors de mon séjour cannois, que le film de Guillaume Gallienne obtienne un score au box office qui le situe entre Camille redouble (838 000 entrées) et Intouchables (19 214 100 entrées).
: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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