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Christoblog

Articles avec #galatea bellugi

La condition

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans La condition

La reconstitution d'époque (le début du XXième siècle) est tout d'abord admirable. Les décors, les vêtements, la vie quotidienne, les rapports entre classes font l'objet d'une reconstitution minutieuse, baignée par une photographie admirable. On se retrouve vraiment immergé dans l'époque : ébloui par la flamme d'une bougie, fasciné par l'arrivée d'une automobile.

Le casting ensuite est très bon. Swann Arlaud sait comme personne d'autre jouer le machisme ordinaire, subtil mélange de tendresse, de violence instinctive, de frustration sexuelle, de mépris de classe et de personnalité névrosée. Les deux femmes sont également parfaites : Louise Chevillotte excellente en bourgeoise emmurée dans son temps et Galatea Bellugi qui confirme son talent brut découvert dans l'excellent Chien de la casse

Mais malgré toutes ces qualités, l'ennui n'a pas tardé pas à gagner le spectateur que je suis : peut-être par la faute d'un scénario extrêmement balisé, qui semble suivre scrupuleusement son programme initial jusqu'à un dénouement que l'on voit arriver de loin. Les quelques pas-de-côté de l'intrigue dans la dernière partie du film ne suffisent pas à ressusciter un intérêt qui s'est déjà bien délité durant la première heure.

Jérôme Bonnell sur Christoblog : Le temps de l'aventure - 2013 (*) / A trois on y va - 2014 (**)

 

2e

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Chien de la casse

Formidable film que ce premier long-métrage de Jean-Baptiste Durand.

Raphaël Quenard et Anthony Bajon y joue une partition parfaite, le premier avec son accent inimitable, ses trouvailles sémantiques et poétiques, le second dans ce style physique, taciturne et sensible qui lui va si bien (on pense bien sûr à La prière).

Ces deux amis zonent dans un village de l'Hérault, entre petites combines, projets fumeux, rap et difficultés familiales... jusqu'à ce que l'arrivée d'Elsa (excellente Galatea Bellugi) entame la complicité des deux compères.

Tout dans Chien de la casse est intéressant et respire l'intelligence : le scénario sinueux, la précision avec laquelle sont dessinés les seconds rôles, l'utilisation des décors naturels, la fin touchante et sensible.

Je recommande chaudement ce film qui confirme le talent écrasant de Raphaël Quenard et révèle au grand jour celui de Jean-Baptiste Durand.   

 

3e

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L'apparition

L'apparition commence très bien. 

Xavier Giannoli parvient à installer rapidement une ambiance qui suscite la curiosité du spectateur. Les arcanes secrètes du Vatican, l'attitude circonspecte des autorités religieuses, la constitution de la commission d'enquête façon thriller : tous ces éléments contribuent à installer un vrai suspense.

L'attitude purement rationnelle du personnage que joue Vincent Lindon fait plaisir à voir, alors que la jeune fille qui voit les apparitions (Galatea Bellugi) est remarquable par son jeu neutre et impénétrable.

Malheureusement (et c'est une constante dans le cinéma de Giannoli), le film ne tient pas la distance et part progressivement en quenouile : une nouvelle preuve que les réalisateurs ne font pas forcément de bons scénaristes.

Dans sa deuxième partie, L'apparition perd donc progressivement de l'intérêt. L'extraordinaire coïncidence de l'icône est un coup de poker scénaristique qui ne fonctionne pas. Le basculement de Jacques dans la colère nuit à l'originalité du film, comme d'ailleurs l'effacement progressif de la commision d'enquête. 

Le final est lourdingue, l'escapade en Syrie et la résolution de l'intrigue à la va-vite est une très mauvaise idée : toute l'ambiguïté que le film avait patiemment construite autour du mystère d'Anna est balayé par une scène de quelques secondes, d'une banalité effrayante.

Un film qui commence en ballerines et finit en gros sabots.

 

2e

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