Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Christoblog

Articles avec #charline bourgeois-tacquet

La vie d'une femme

Après l'infirmière justicière de L'intérêt d'Adam et l'enquêtrice intègre de l'IGPN de Dossier 137, Léa Drucker endosse à nouveau un de ses costumes préférés, celui de Sainte laïque. 

Elle campe cette fois-ci une chirurgienne entièrement dévouée aux autres : ses collègues, sa soeur, son neveu, ses patients, sa mère, les enfants de son mari.

Sa sainteté n'a pas de limite. Elle prend même le temps d'aller en Ukraine soigner les victimes de guerre : je me suis demandé à quel moment une auréole allait apparaître au-dessus de sa blonde chevelure ! 

En réalité, tout cela présente un intérêt quasi-nul, d'autant plus que la toile de fond (l'hôpital public est en train de couler, ma brave dame), peut-être le sujet préféré des cinéastes français actuellement, a déjà fait l'objet de multiples représentations, parfois bien plus réussies (par exemple dans La fracture).

Mais attendez : la pauvre chirurgienne a bien le droit de profiter elle aussi de la vie ! Elle va le faire dans les bras de Mélanie Thierry, craquant pour elle dans le décor somptueux de la montagne italienne (et dans un chalet cosy s'il vous plait, car le film n'est pas à un poncif près).

A la fin du film, notre Chef de service en mode robocop se fait plaquer (par sa maîtresse, par son meilleur ami et collègue), permettant d'upgrader son statut de sainte en celui de martyr. A ce niveau de complaisance doucereuse, je dois dire que cela me faisait presque plaisir de la voir se prendre quelques claques, et que je n'étais pas loin d'espérer quelques malheurs de plus pour notre héroïne toujours béatement optimiste.

Pour finir, il me faut préciser que le film assez mal écrit, filmé souvent avec les pieds, et joué très inégalement. Je n'ai pas aimé du tout La vie d'une femme, vous l'avez compris.

Charline Bourgeois-Tacquet : Les amours d'Anaïs - 2021 (**)

 

1e

Voir les commentaires

Les amours d'Anaïs

Le film commence comme un hommage énamouré à Anaïs Demoustier. L'actrice, dont le personnage s'appelle d'ailleurs Anaïs, virevolte, parle comme une mitraillette, s'agite dans tous les sens, s'exprime comme elle pense, se déshabille en tortillant des fesses, bref, imprime l'écran comme Belmondo jeune savait le faire.

Superficielle, ne vivant que dans l'instant, ne construisant rien, elle séduit et énerve à la fois.

L'enjeu du film se dessine rapidement : contre quoi la vivacité exacerbée d'Anaïs va-t-elle s'écraser ?

Et la réponse est : contre Valeria Bruni-Tedeschi, ou plutôt contre l'amour qu'Anaïs va concevoir pour cette dernière. Cette seconde partie a gâché pour moi la première. Autant j'ai pu être intrigué par l'ouragan Demoustier, autant la drague lourde chargée d'un gros transfert psychanalytique qu'entreprend Anaïs m'a ennuyé.  

La psychologie de comptoir (l'amante a le même âge que la mère qui se meurt), la scène sensuelle de la plage (filmée comme un porno soft), la pauvreté de l'écriture et la fin qui ne sait pas finir auront eu au final raison de ma patience.

A ne voir que si vous êtes fan d'Anaïs Demoustier.

 

2e

Voir les commentaires