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Articles avec #lynne ramsay

Die my love

Le nouveau film de Lynne Ramsay présente plusieurs défauts majeurs.

Tout d'abord, sa progression dramatique très lente et chaotique ne favorise pas l'intérêt.

Le jeu de Jennifer Lawrence, qu'on a connu plus inspirée, est outrancier dès le début du film, et ne permet pas de ressentir l'évolution intérieure de cette femme dont la dépression post-partum flirte avec la psychose.

Ainsi, l'expression du mal-être de son personnage passe par des messages aussi subtils que : marcher à quatre pattes, fantasmer sur le premier venu (un motard noir qui fait de gros vroum-vroum), lécher les vitres. On ne croit pas un instant à tout cela.

Quant à la relation qui la lie à son partenaire de jeu, Robert Patinson, je ne l'ai ni comprise ni éprouvée. On peut aussi s'étonner de voir cette mère, à l'évidence dangereuse, laissée si seule avec son enfant (alors que le couple semble très entouré, par exemple à son mariage).

D'incohérences en esbroufe de mise en scène inutile, le film ballote son spectateur tout au long de scènes gênantes ou ennuyeuses. La bande-son envahissante est horrible. J'ai beau chercher, je ne vois aucune qualité au film : une catastrophe. 

 

1e

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A beautiful day

A beautiful day est d'une grande beauté formelle.

Pas un plan n'est inutile, mais contrairement à la plupart des films, dans lesquels la succession des plans fait avancer l'action, il s'agit plutôt ici de décrire le plus précisément possible l'état psychologique du personnage.

Joaquin Phoenix, surpuissant, trouve ici sans contestation possible le rôle de sa vie. Il évolue en douceur, comme un chat, silencieux, calme, implacable, même pas haineux. Il fait vraiment peur, y compris dans des scènes d'empathie surréalistes (celle où il tient la main de sa victime en train d'expirer par exemple). 

La violence contenue dans le film, dont la presse fait grand cas, n'est finalement qu'allusive. On ne voit pas vraiment de sang et les scènes de massacre ne sont montrées qu'indirectement (caméra de surveillance, reflets) quand elle ne font pas carrément l'objet d'ellipses.

Le film respire l'intelligence, et tout y est techniquement parfait : montage, son, photographie, cadres, scénario, seconds rôles (la mère), utilisation des décors. Seul petit bémol dans l'appréciation : les flash-backs, que je trouve un peu moins bons que le reste du film.

Une belle réussite, empreinte d'une curieuse douceur. Un film sec mais pas aride.

 

4e 

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