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Articles avec #elio germano

Trois adieux

Trois adieux, c'est un mélo XXL.

Je vais spoiler un peu le film mais écoutez ça : Marta (incontournable Alba Rohrwacher) se fait larguer un peu bêtement par son mec. Un peu bêtement parce que la dispute initiale semble anecdotique, et que son compagnon, Antonio, regrette rapidement son geste.

Sur ce, Marta apprend quelle est atteinte d'un cancer en stade 4, et qu'elle va mourir... autant vous dire que le spectateur moyen, à ce moment, se demande bien pourquoi il est venu se mettre le moral en l'air avec une telle avalanche de malheurs, qui finalement ne racontent pas grand-chose.

D'autant plus que la réalisatrice espagnole de ce film italien (Isabel Coixet) n'y va pas mollo sur les effets dramatisants : effets de flous au moment de l'annonce, péripéties scénaristiques à la limite du risible (dont un enterrement de pigeons surréaliste), ralentis signifiants, promenade en vélo cheveux au vent pour profiter une dernière fois de la vie, etc.

J'ai rapidement décroché de ce brouet sentimentalo-édifiant (le genre qui fait écrire au journal La Croix : "Une ode à la vie"), et ai passé toute la fin du film à méditer sur le sujet suivant : comment sur le même thème (la mort inéluctable), le film Soudain pouvait proposer une variante quasi-métaphysique bouleversante, et Trois adieux une chronique insipide, générant aussi peu d'émotions.   

 

1e

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Je voulais me cacher

Histoire édifiante du peintre attardé mental Antonio Ligabue, ce film italien, d'une facture très classique, est servi par l'interprétation incroyable de son acteur principal, Elio Germano, qui fournit une interprétation saisissante.

A travers ses expressions de visage, ses cris, ses regards, les positions de son corps, il parvient parfaitement à restituer à la fois les problème psychologiques du personnage, mais aussi ses sentiments, sa fierté, sa proximité avec les animaux, sa volonté de vivre.

Une autre des qualités du film, c'est sa façon de magnifier les paysages de la plaine du Po, jusqu'au plan final, splendide. La direction artistique est impressionnante.

La construction de Je voulais me cacher, un peu alambiquée au début, s'assagit progressivement, sans que son apparent classicisme ne nuise à son expressivité. Le réalisateur Giorgio Diritti parvient à faire ressentir la pulsion de peindre comme rarement on l'a vu au cinéma.

Je recommande chaudement ce film aux amateurs d'art brut, et aux autres aussi. 

 

3e

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