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Christoblog

Articles avec #naples

Pompei, sotto le nuvole

Je pensais retrouver dans ce nouvel opus de Gianfranco Rosi, auréolé d'un Grand Prix à Venise, la poésie magique qui produisit autrefois Fuocoamarre, Ours d'or à Berlin.

Malheureusement, si les images sont toujours aussi somptueuses (ici un noir et blanc caverneux et menaçant) et les visions toujours aussi saisissantes (les processions religieuses, les chevaux sur la plage), il manque ici le petit plus qui fait que la mayonnaise prend et nous emporte vers les cimes de l'émotion.

Chaque partie du film se regarde avec un plus ou moins d'intérêt. Le travail des archéologues japonais a un côté décalé et vertigineux. Les errements dans les archives archéologiques se suivent sans grand frisson. Les cours sauvages dans l'arrière boutique du libraire sont mignons sans être renversants. 

Tout cela se suit sans déplaisir, mais le film semble globalement toujours sur le point de démarrer, les images du train napolitain circulant de ville en ville ne parvenant à faire de l'ensemble un tout véritablement convaincant qui fasse sens.

Gianfranco Rosi sur Christoblog : Fuocoammare - 2016 (****) / In viaggio - 2022 (**)

 

2e

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Reality

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/57/09/20110343.jpgReality est très plaisant à suivre dans sa première partie. Matteo Garrone y dessine un tableau attendrissant de la société napolitaine : obésité, faconde, palais décatis, arnaques en tous genres, tronches de cirque, gouaille maximale. On est littéralement emportés par un tourbillon de sensations, conçu par une caméra virtuose et un peu tape-à-l'oeil (grues et hélicoptère sont de sortie).

Las ! Le film devient sur la fin une énième variation sur l'aliénation que génère la télévision et plus spécialement la télé-réalité... mais le Loft est loin et tout cela paraît aujourd'hui presque suranné.

Subsiste tout de même cette tronche incroyable, celle d'Anielle Arena, l'acteur principal, dont on sait qu'il est en prison (depuis 20 ans et à perpétuité, voir l'article de Libé) pour meurtre et qu'il utilisait ses permissions pour tourner le film. Un acteur-né, qui évoque par les mouvements de son visage toute une palette de sentiments, de l'énervement le plus hargneux à l'amour le plus pur.

Le film ne se réduit pas à cette anecdote, mais cette dernière l'illustre parfaitement : il est à la fois bancal et séduisant.

 

2e 

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