Exit 8
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Rattrapage Canal+
Je n'avais pas spécialement envie de voir ce film tiré d'un jeu video, et puis je me suis laissé tenté par sa durée ramassée (1h35), son affiche colorée et l'accueil plutôt favorable que lui a réservé le Festival de Cannes.
Bien m'en a pris, car l'expérience a été franchement plaisante.
Le film de Genki Kawamura est l'exemple parfait de l'oeuvre ludique. Le principe en est simple : un quidam est bloqué dans le métro, prisonnier d'une boucle étrange qui le fait repasser dans les mêmes couloirs (il faudrait s'interroger un jour sur la passion du peuple japonais pour les boucles temporelles de Comme un lundi à En boucle).
D'un point de vue cinématographique, Exit 8 n'est pas un chef d'oeuvre. Son intérêt tient principalement dans son scénario, structuré en trois parties qui apportent chacune une pierre à l'édifice du film et à la reconstitution d'une histoire complètement loufoque, mais qui au final possède sa cohérence.
Pour ma part, j'ai vu dans ce cauchemar éveillé une manifestation sensible de l'inconscient d'un jeune adulte effrayé de devenir père, et cette idée m'a stimulé intellectuellement, pendant toute la deuxième partie du film.
Très amusant, si on aime les spéculations intellectuelles innocemment horrifique.

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: Non, et non, et non !
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