Antiviral
Antiviral est d'une beauté confondante. L'univers visuel qu'il propose
est bluffant, enthousiasmant. Antiviral est un magnifique tableau, dont on regrette vite qu'il dure plus de 5 minutes.
Parce que malheureusement, Antiviral n'est pas un film. Il est l'idée d'un film.
Il est permis de penser que le rejeton Cronenberg (trop visiblement élevé au lait de son père) se soit follement amusé à composer son film comme une succession de scènes cultes, chacune d'entre elles ayant de moins en moins de rapport avec les autres au fur et à mesure que le film progresse.
D'ailleurs, la version montrée à Cannes 2012 a été complètement remontée pour la sortie en salle, et à la limite, on se dit en voyant le film que l'art du montage pourrait proposer 11000 versions d'Antiviral tellement son propos est sybillin et son style maniéré.
Le film est clippesque, et sa bande-annonce en ajoute dans le genre en masquant par ailleurs la véritable intrigue du film (il ne s'agit pas de ressembler aux stars comme le laisse penser la BA, mais de s'inoculer leurs maladies, ce qui est à la fois plus malsain, plus drôle mais moins vendeur).
Produit d'une beauté inouïe mais sans aucune suite dans les idées. Pas vraiment, pas encore, du cinéma.
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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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