Aftersun
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Rattrapage DVD
Il est extrêmement rare de voir un premier long-métrage aussi beau et maîtrisé qu'Aftersun.
Après un début un petit peu troublant (des images pixelisées qu'on devine issue d'un caméscope), l'intrigue se déploie lentement : une jeune femme se rappelle une semaine de vacance dans un hôtel club turc avec son père, dans les années 90, quand elle avait onze ans.
Que s'est il passé de remarquable lors de ce séjour ? La question, lancinante, nous tient en haleine tout le film, et il faudra avoir été attentif pendant toute la projection pour bien comprendre ce que signifie le sublime dernier plan. Longtemps après l'avoir vu, Aftersun continue de diffuser dans l'imaginaire du spectateur les lourds parfums du souvenir et de la fatalité.
Charlotte Wells se révèle ici une autrice exceptionnelle. L'écriture est d'une grande finesse, suggérant doucement ce qu'on finira par extrapoler, la mise en scène regorge d'idées originales et souvent magnifiques (les jeux de correspondances, de reflets et de transparence, les associations d'idées poétiques, les cadrages profondément originaux). On a hâte de suivre dans la durée le travail de cette réalisatrice britannique.
Il faut enfin saluer l'extraordinaire connivence entre Paul Mescal et la jeune Frankie Corio, qui sature l'écran de tendresse et de nostalgie.
Du grand art.

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: Non, et non, et non !
: Mouais, pourquoi pas
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