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Articles avec #the wire

Sur écoute / The wire (Saison 2)

Amy Ryan. Home Box Office (HBO)Fabuleux.

Après la vision de la saison 2 de Sur Ecoute, comment retenir son enthousiasme ? Impossible, tellement cette série nous fait sentir intelligent (un exploit en ce qui me concerne !). Rien n'y est évident, rien ne semble écrit d'avance, aucune facilité ne vient ternir la satisfaction ressentie à chaque épisode.

La saison 1 nous avait entraîné dans les tours de Baltimore Ouest, avec les dealers blacks de la bande d'Avon Barksdale.

La saison 2 nous projette sans ménagement dans un autre univers : celui des dockers polonais du port de Baltimore. Du trafic de drogue on passe au trafic de prostituées russes. Et des malfrats blacks à des parrains grecs. Mais la qualité est toujours la même, et quand très progressivement, les personnages principaux de la saison 1 reviennent en scène, la série prend une dimension digne des plus grands romans, ou des plus grands films. L'impression est d'assister à une sorte de symphonie dans laquelle chacun (flic, juge, procureur, syndicaliste, victime, dealer, prisonnier, avocat) joue sa partition.

La vie privée de chacun est exposée avec pudeur, profondeur, intensité. Il y a des morts, des trahisons, des coup de théâtres, des résolutions.

The Wire, c'est le grand théâtre de la vie à l'échelle d'une ville entière. Un chef d'oeuvre.

Saison 1

 

4e

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Sur écoute / The wire (Saison 1)

Dominic West. Home Box Office (HBO)

J'avais lu que la série était hyper réaliste. Je m'attendais donc à une image un peu crade, genre caméra à l'épaule. En fait, première surprise, ce n'est pas du tout le cas. L'image est parfaite, la mise en scène très élaborée. Un produit haut de gamme, comme seule HBO peut en produire. 

L'impression de réalité résulte de ce qui est montré, plus de la façon dont les choses sont montrées. L'intrigue nous amène à côtoyer tous les protagonistes d'une immense affaire de trafic de drogue : flics, dealers, boss blacks, indics, politiques, procureur, consommateurs, etc.... Le premier effet de réalité est celui ci : aucun point de vue n'est privilégié, tous sont intéressants, et égaux devant ... le téléspectateur.

Le second effet de réalité réside dans le tissage des histoires. Un évènement anodin figurant dans l'épisode 2 trouvera sa suite dans l'épisode 7. La narration apparaît donc comme un puzzle dont chaque épisode est une pièce : on n'est pas si loin des effets littéraire d'un Balzac ou d'un Dos Passos. L'effet d'addiction est donc très important sur le long terme.

Enfin, la série refuse la facilité : pas de cliffhanger en fin d'épisode, sensé maintenir le suspense. La façon dont se termine chaque opus est souvent "cut", le dernier plan ne signifiant rien de particulier, un procédé que pratiquait avec bonheur la série Six Feet Under. Cette façon de faire augmente de coefficient de réalisme : on croit voir la réalité plus qu'une oeuvre d'art, puisque la terminaison n'est pas conçue, n'est pas mise en scène. Plaisir du voyeur.

Evidemment, tout cela ne tiendrait pas longtemps si le scénario n'était pas excellent et les acteurs, chacun dans leur rôle, extrêmement attachants.

Une première saison très convaincante donc, qui pourtant est eclipsée par le début de la deuxième, qui élève l'art de la série au niveau des meilleures productions cinématographiques.

Saison 2

 

4e

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