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Steve Jobs

Ce film n'est pas une biographie classique de Steve Jobs. Il est curieusement construit autour de trois moments clés de la carrière du créateur du Macintosch, trois moments qui précèdent la présentation au public de trois produits différents, qui connaîtront des succès très variables.

Pendant ces quelques heures en coulisse, le scénario invente des rencontres récurrentes avec les personnes qui comptèrent pour Jobs : sa collaboratrice / assistante (incroyable Kate Winslet), sa fille, ses amis de jeunesse, ses patrons.

Les dialogues et la structure du scénario élaborés par Aaron Sorkin sont comme d'habitude complexes et virtuoses, mitraillette intellectuelle qui ne laisse aucun répit à notre cerveau. La mise en scène survitaminée de Danny Boyle, dont l'efficacité dépend tellement de son adéquation au sujet, trouve ici un beau terrain d'expression, tellement l'ébullition mentale permanente de Jobs est raccord avec la fluidité dynamique du réalisateur anglais.

On apprend beaucoup de choses (qu'on oublie immédiatement), y compris sur les zones d'ombre du personnage.

Ces qualités font de Steve Jobs est un divertissement agréable bien qu'un peu ronronnant.

Danny Boyle sur Christoblog : Trainspotting - 1996 (***) / Slumdog millionnaire - 2008 (***) / 127 heures - 2010 (*) / T2 Trainspotting - 2017 (**) / Yesterday - 2019 (**)

 

2e

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50/50

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/69/18/19753639.jpgLe film de Jonathan Levine est un miracle d'understatement (Understatement is a form of speech which contains an expression of less strength than what would be expected).

En effet, tout dans le sujet (un jeune apprend qu'il est atteint d'un cancer et entame une lourde chimio) est potentiellement tire-larme, et au final, rien ne l'est.

C'est bien le tour de force que réussit ce film. Notre cancéreux se fait larguer par sa copine infâme (mais ne va pas jusqu'à consommer avec sa thérapeute, bien qu'à l'évidence l'envie soit réciproque), sa mère est envahissante (mais pas tant que ça, et malgré un père en plein Alzheimer), et son pote et un gros lourdaud (Seth Rogen, étonamment modéré). Bref, c'est l'horreur, et pourtant non.

Tout sonne justement juste, si je puis me permettre l'allitération, dans ce film : c'est ce qui fait son charme. Joseph Gordon-Levitt ne surjoue à aucun moment, et tous les acteurs sont parfaits.

Le propos du film est finalement assez original (j'ai quelque difficulté à me remérorer une entreprise comparable), et si la musique est franchement un peu TROP envahissante, l'impression finale est nettement positive.

 

3e

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