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Christoblog

Articles avec #series

True blood (Saison 2)

Deborah Ann Woll. Home Box Office (HBO)La saison 2 de True blood est tellement explosive que pour les habitués de Six Feet Under, le précédent opus d'Alan Ball, la vision de la série est profondément troublante.

Les atmosphères feutrées de la famille Fisher paraissent en effet assez éloignées des cérémonies orgiaques que nous proposent cette deuxième saison étonnante. Et pourtant, en y regardant de plus près, on ne manquera pas de relever de nombreux points communs entre les deux séries : une bonne dose de sexe, des gays bien représentés, un rapport au corps très spécial (vampires, ménades, métamorphes, cadavres), la mort bien sûr, des meurtres mystérieux...

La saison commence doucettement puis prend jusqu'à l'épisode 9 un tour assez curieux : les personnages principaux vivent chacun des aventures séparées durant de longs arcs narratifs : Sookie et Bill vont à Dallas démêler une drôle d'affaires concernant un vampire vieux de 1000 ans, Jason s'embrigade chez des chrétiens fondamentalistes absolument flippant, Tara s'amourache d'un bel éphèbe et tombe sous l'influence de la diabolique Maryanne Forester (l'actrice Michelle Forbes, spécialiste des rôles de méchante sur une saison, comme dans Battlestar Galactica), Lafayette est malmené par Eric, Sam se découvre une copine, etc...

Outre le fait que certains personnages de la saison 1 dévoilent une face cachée (Sam, Sookie malgré elle) la saison apporte son lot de nouvelles recrues comme la très jeune Jessica (photo ci-contre) vampirisée par Bill (pour l'amour de Sookie, c'est un peu compliqué) et qui la pauvre est destinée à perdre sa virginité à chaque rapport sexuel, puisqu'elle est décédée vierge ... et que les vampire "réparent" automatiquement leur blessures. Quelle idée de sadique !

Les seconds rôles se révèlent également d'un très bon niveau (Eric, le flic Andy Bellefleur, etc...).

L'épisode 10 est franchement incroyable, et globalement la série continue à être tout à fait addictive et superbement réalisée. Le nombre d'incursion vers des domaines méritant d'être approfondis laisse présager de grands moments à venir (d'autres créatures, la reine de vampires, etc...)., d'autant que la saison 2 se finit sur un cliffhanger redoutable.

Vivement la saison 3. 

Saison 1

 

4e

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Earl (Saison 4)

Ethan Suplee, Jason Lee, Jaime Pressly, Nadine Velasquez & Eddie Steeples. Twentieth Century Fox Film Corp.Il y a quelques années, My name is Earl fit souffler un agréable vent frais sur le monde des comédies américaines format court (26 minutes). Pas de rires enregistrés, un tournage principalement en extérieur : ça changeait de Friends.

Le pitch était en plus rigolo : un escroc à la petite semaine gagne à la loterie, mais manque de bol, il est immédiatement renversé par une voiture et perd son billet. Il entend parler de karma à la télé et décide de rattraper toutes les mauvaises actions de sa vie : 259 si je me souviens bien.

Les saisons 1 et 2 nous entrainaient dans une loufoquerie rappelant assez l'ambiance de Arizona Junior ou de notre Kaamelott. La saison 3 tentait d'innover avec un passage de Earl en prison.

Pour la saison 4 retour au basique : une petite historiette par épisode.

Parmi les premiers épisodes, les meilleurs sont ceux qui se consacrent à un personnage en particulier : 4x01 (émouvant), 4x02 sur un vieux en train de mourir qui se révèle être un ex soldat tueur absolument féroce, 4x05 qui nous présente un ex-cascadeur qui a perdu la mémoire et revit toujours la même journée. Ces beaux épisodes nous rappellent les meilleurs moments de la série, dans lesquels absurde, tendresse et décalage forment un harmonieux mélange. La série s'attarde aussi sur l'approfondissement de certains personnages récurrent de la série, en particulier sur Randy qui tient la vedette de nombreux épisodes dont les savoureux 4x14 et 4x17 (qui voit Randy construire sa propre liste).

A mi parcours la série prend un tour particulier avec des arcs narratifs qui se développent sur plusieurs épisodes (Darnell s'avère être couvert par un programme de protection de témoin et doit s'enfuir avec Joy). Après le plaisir des retrouvailles, on sent que la série a du mal à conserver son impulsion initiale. Les derniers épisodes confirment la perte de vitesse (en particulier 4x25 et 4x26, parodie d'une émotion télé pas très drôle).

Au final cette quatrième saison se révèle assez agréable à regarder, malgré des faiblesses qui apparaissent de plus en plus (les personnages deviennent progressivement leur propre caricature). A consommer comme un paquet de pop corn.

La fin semble annoncer une cinquième saison (To be continued !) qui, on le sait maintenant, n'existera jamais. C'est peut-être mieux ainsi : il serait dommage que Earl baisse de niveau, le contexte de la série contient ses propres limites.
 

2e

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True blood (Saison 1)

Anna Paquin. Home Box Office (HBO)Evidemment, nous étions plus d'un à attendre la nouvelle série d'Alan Ball, le génial créateur de Six Feet Under, réputée meilleure série de tous les temps, ou presque.

Dans la foulée d'un revival vampire qui vit presque simultanément émerger le fade Twilight et le génial Morse, on se demandait franchement ce que le second degré gay de Ball pouvait bien avoir à faire avec une intrigue lourdingue dans la chaleur caoutchouteuse et moite des bayous de Louisiane.

Et à dire vrai, les premiers épisodes de True blood vous laissent un peu comme deux ronds de flans. Le générique est génial, sûrement le plus beau de toutes les séries que j'ai pu voir, mélange arty de religion, de cadavres dévorés par les vers, de sexe débridé et de vaudou torride. La composition des personnages principaux est confondant de premier degré assumé : Anne Paquin est une exquise-craquante-délicieuse télépathe vierge, son frère un obsédé sexuel comme on en voit peu (queutard est un doux euphémisme pour le qualifier), Chris Bauer est un gros (gros) nul de policier, Stephen Moyer un vampire plus exsangue que nature.

Tout cela donne une salve d'épisodes dont on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon, la finesse et le manque d'action (relative) de SFU étant ici transmutée en fantaisie foutraque avec serial killer qui zigouille impunément des personnages dont on pensait qu'ils pouvaient tenir plusieurs saisons (la grand-mère), sexe foutrement explicite (cf premier épisode) et coup de théâtre flou totalement inattendu (voir les deux derniers épisodes).

Les personnages secondaires (Lafayette et sa soeur, le magnifique Sam Merlotte qui nous ménage un chien de sa chienne) sont particulièrement savoureux.

La patte d'Alan Ball se révèle progressivement dans cette façon de prendre les choses à rebours : je pense à l'asservissement du gros vampire par Sam et sa compagne, et sa fin aussi tragique qu'abrupte, à la façon dont la jeune victime de Bill vit sa nouvelle vie de vampire : à chaque fois le mauvais goût l'emporte, mais Ball parvient à nous le faire prendre comme quintessence de ce qui mérite d'être vécu. Irrésistiblement, l'atmosphère sèche comme un coup de trique qui préludait à chaque début/décès des épisodes de SFU nous revient en mémoire.

Si SFU pouvait être qualifié de série de bobo, True blood renoue avec un style beaucoup plus popu, bien que par moment très pointu, un peu comme si Alexandre Dumas avait croisé le chemin de Jean-Paul Gauthier.

Je vais maintenant m'attaquer à la saison 2, plein d'une impatience teintée par le goût du sang.

Saison 2

 

4e

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24 heures chrono (Saison 8)

Annie Wersching. Twentieth Century Fox Film Corp.Je serai bref.

Dans la même semaine se terminent 2 des séries phares des années 2000, Lost (voir ci dessous) et 24.

Autant dire que désormais le paysage des séries devient tout à coup morne et tristounet, même s'il reste tout de même True blood, Mad Men et Breaking Bad à commenter.

Autant le final de Lost m'a parut boursouflé et à côté de la plaque autant le final de 24 me parait parfaitement conforme à ce que la série a toujours voulu faire : de l'efficacité, des rebondissements, mais une véracité psychologique rarement prise en défaut. Le final de la série est à son image, émouvante (mais pas trop), sec comme un coup de trique, et en même temps porteuse de plusieurs sens possibles (Jack ne voit pas les autres, mais leur parle, les autres le voit et pleurent, lui disparait comme Orphée aux enfers, etc...).

La saison 8 aura été de très belle facture, une de mes préférées avec les 1, 2, et 5. Il faut dire que le personnage de Renée Walker, sorte de Bauer au féminin, et symétrique de la femme de Bauer disparaissant en saison 1 y est pour beaucoup. La montée en puissance de Chloé, présente depuis la saison 3 aussi, Chloé la mal-aimée, haïe par certains fans, bouc émissaire boudeuse finalement élevée au rang de chef de la CTU, amie intime, sous-estimée, toujours présente.

Tu vas vraiment me manquer Jack, but you can put your gun down, now. It's over.

00:00:00

24h chrono, saison 1 à 7


3e

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Lost, S6, The end

Jorge García, Matthew Fox, Evangeline Lilly & Josh Holloway. ABC StudiosOk, j'expérimente un truc spécial : je vais commenter le season final de Lost sans l'avoir vu. En réalité c'est que j'en ai marre d'attendre : 6 ans déjà ... pff... et pourquoi ça ? Je suis normalement constitué, pas plus maniaque obsessionnel que vous (quoique ?). Et même, je dirais que je suis assez rationnel.

Alors, à quelques minutes (2h30 tout au plus) de comprendre pourquoi j'ai passé plus de 100 heures à regarder ce salmigondis de croyances à la mords-moi-le-noeud, de machins improbables et toujours habillés d'une sorte de rationalité extrinsèque (voilà que je me mets à délirer maintenant), oui, à quelques minutes de cela, qu'attends-je ?

Rien.

Me reviens en tête cette sentence : "Le meilleur dans l'amour, c'est la montée de l'escalier".

Oui, quoique ce season final me révèle, il sera en-dessous de ce que j'ai imaginé. Ainsi Lost restera comme la plus grande série en terme de promesses (tenues ou non, peu importe). "L'attente aiguise le plaisir" pourrait être son frontispice. Je reviens bientôt, après avoir vu la fin ...  et je ne serai pas déçu quoiqu'il arrive.

(Interruption 21h13, le 24 mai 2010)

 

Eh ben si. J'ai été déçu. Et toc.

Que le dernier épisode n'explique pas les pseudo-mystères scientifiques (la fumée noire, l'électromagnétisme, les nombres, qui a érigé la statue, pourquoi les femmes ne pouvaient pas avoir d'enfants sur l'île, etc...), finalement peu importe. Il n'y a que les crypto-scientifiques en mal d'explications rationnelles qui s'en offusqueront. Mais ceux là devraient avoir compris depuis longtemps que les révélations importantes avaient déjà eu lieu (les deux épisodes Ab Aeterno et Across the sea en ont révélé une tonne). Après tout, comme je l'ai lu ailleurs, se demande-t'on pourquoi Perter Pan peut voler ?

Donc le dernier épisode se concentre sur les personnages, et non sur les mystères, comme annoncé par les showrunners. OK.  Rien contre. Jusque là, je suis.

Maintenant, vous qui êtes fondamentalement réticents aux spoilers, partez.  ET VITE.

Car les 15 dernières minutes m'ont cruellement déçues. On dirait que JJ Abrams (et c'est possible) a imaginé les 5 dernières minutes à la suite des 5 premières. En effet, sans dévoiler la fin (mais qui se trouve être dans le même registre que la fin de Six Feet Under, en 500 fois moins bien), on peut tout de même dire qu'on n'y retrouve que les tout premiers participants (except Desmond, évidemment), y compris les plus accessoires : Shannon et son frère, Bernard et Rose...

Ainsi, apparait pour la première fois dans le vaste monde des séries cette incongruité : 5 minutes au début, 5 minutes à la fin, et au milieu, du grand remplissage, assez approximatif. Ceux qui ont vu Alias, la première série imaginée par JJ Abrams, comprendront ce que je veux dire par remplissage - et la frustration qui va avec.

Je précise : la fin en soi ne me heurte pas trop, sauf peut-être par son caractère religioso-panthéiste un peu ridicule voire tendancieusement scientologue. Mais quand même : elle ignore, elle souille, elle annihile tous les autres personnages de la série, en vrac : Jacob, MIB, l'île elle même (qui aurait méritée son centric), Wildmore, Eloise, Daniel, Charlotte, Ben, Eko, Ana Lucia, Rousseau, Mickael, Walt, Nadia, Richard, Ethan, etc... à quoi ça rimait de mettre tous ces gens en scène s'il ne servaient à rien , en tout cas à rien de plus que Boone, appelé lui à la petite scène finale "tout le monde il est beau, tout le monde il content" ? Comment imaginer qu'au moment de quitter un purgatoire (de pacotille entre parenthèse) il faille s'entourer de cette gourde de Shannon, plutôt que de sa mère ou de son père ? C'est quand même un peu n'importe quoi dans le genre bisounours au Paradis. Et je passe sur le vitrail rassemblant ostensiblement toutes les religions : on n'est quand même pas loin du foutage de gueule intégral.

Bon, je me résume. La fin n'est pas complètement nulle, mais presque. Je ne déteste pas, mais à l'image de la série j'ai envie de dire : aurait pu tellement mieux faire ! Les réalisateurs avaient toute une saison pour remettre les choses à l'endroit et mettre un peu de cohérence dans toutes les intrigues lancées. Au lieu de cela, ils ont développé les flashsideways, qui apparaissent aujourd'hui comme bien fades et inutiles.  De 3* la série se voit rétrogradée en 2* au Paradis des séries.

Ce fut un long voyage, et je fus heureux d'en être, car Lost fut plus une expérience collective qu'une série.

Lost, S6, mon avis après le 12ème épisode

Lost, S6, mon avis après le 6ème épisode

 

2e

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Les Soprano, l'épilogue

Warner Bros International TelevisionCrépusculaire

Cet adjectif a du être employé un bon million de fois à propos de films ou de séries (par exemple, je l'aurais pour ma part volontiers appliqué aux Damnés de Visconti), mais jamais, jamais, il ne s'appliquera mieux qu'aux 9 épisodes de l'épilogue de la saison 6 des Sopranos.

Fidèle

Oui, il a fallu l'être tout le long de ces 6 saisons, avec ses poussées de fièvre, ses temps (parfois) morts. Au final pour le fan de séries, les Soprano lutteront jusqu'au bout, au coude à coude avec The Wire et Six Feet Under pour le titre de meilleure série de tous les temps. The wire : je n'en suis qu'à la saison 3. SFU : j'ai adoré. Mais les Soprano ont quelque chose de différent : ils échappent à la temporalité . Je veux dire (je n'ai rien fumé, ni moquette, ni rien), cette série is not about mafia, elle parle de l'homosexualité, du suicide des ados, de la façon dont on peut décider de sa vie, des addictions, du remord, du divorce, de Hamlet et de Lorenzaccio mélangés,  de la psychanalyse, du rêve, du coma, du cancer, de la trahison, de la cuisson des fettucinis, d'être père, de Dieu(x), de devenir vieux et/ou fou, des canards dans la piscine, de la meilleure façon de tenir un restaurant, du FBI, du terrorisme, de Bush, de l'obésité, des Italiens et des Juifs, du terrorisme, de Scorsese, de la façon de faire un film, des mères, du viol, et de tant d'autres choses....

Et la nature ?

Une des particularités de cet épilogue est le rapport extraordinaire à la nature que cette dernière salve d'épisodes dessine. Quand Tony regarde le lac dans l'épisode 1, ou quand il regarde le soleil se lever dans les environs de Las Vegas dans un désormais mythique épisode 6 ("sous l'empire du peyotl"), on ne peut pas ne pas penser à tout ce qui nous dépasse. Vous voyez ce que je veux dire.

Tuer ou ne pas être tué, être tué ou ne pas tuer

Les Soprano n'ont rien de contemporain. En cela ils rejoignent Sophocle et Shakespeare. Les rapports entre les personnages sont ici régi par ce qui le fait le propre des tragédies antiques (ou de la loi du marché, mais est-ce différent ?) : qui peut me servir, où est le pouvoir, comment le conserver ? Dans beaucoup de ces épisodes, Tony hésite entre tuer ou pas (le 1, le 2, le 6) : le fait-il, on non ? Pourquoi ? Et vous, qu'auriez vous fait ? Et combien y a-t'il de façon de mourir ?

Savoir finir

Finir une série n'est jamais facile. Alias optait pour le happy end projeté dans le futur, apaisé et serein. Battlestar Galactica pour le twist final improbable, les 6 dernières minutes de Six Feet Under pour l'accélération brutale (et géniale) de la flèche temps. Dans 4 semaines deux monstres (Lost et 24h chrono) devront choisir leur fin. Les Soprano opte pour un final ouvert, la série se termine par un épisode assez quelconque, pourtant conçu et réalisé par David Chase lui-même. Comme un manifeste d'under statement narratif. L'ultime scène ne se termine pas, laissant deviner une fin (une partie de la famille serait assassinée, Meadow s'en sortirait grâce à un créneau raté) qui n'arrivera jamais. Coup de génie ou déception : ainsi la fin des Soprano sera-t'elle à l'image de toutes ces saisons, ni série sur la Mafia, ni comédie de moeurs, jamais là où on l'attend, tragico-comique et ennuyeuse, modeste et ambitieuse (oh ces épisodes en Italie...), ni tout à fait une autre, ni tout à fait la même...

Grazie mille

Merci. Pour cette bande son exceptionnelle (des génériques de fin parties intégrantes de l'épisode, par la seule grâce de la musique). Pour ces moments de peur, de vertige, d'amour, de vie, d'ennui. Pour ces seconds rôles d'anthologie. Ces guests stars reconnaissantes (rien qu'en saison 6 : Ben Kingsley, Lauren Bacall, Sydney Pollack, Alec Baldwin). Pour Steve Van Sandt et l'ombre portée du Boss. Pour cet épisode (le meilleur de toutes les séries du monde entier) perdu dans la neige, des Coen à la puissance 10, L'enfer blanc (S3E11).

Merci pour toutes ces émotions entre empathie et horreur, rien que la vie, mieux que la vie.

 

4e

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Lost, S6, 12ème épisode

Terry O'Quinn. ABC StudiosBon, on est passé aux choses sérieuses. Enfin, un peu plus sérieuses.

Alors que nous ne sommes plus qu'à 6 épisodes du dénouement final, attendu depuis .... 6 ans, la dernière saison se réveille un peu. Après la mise en place des premiers épisodes (les deux réalités....) et quelques centrics "passages obligés" assez ennuyeux (Jack, Ben, Kate, Sawyer, ), une vraie rupture a eu lieu avec le désormais fameux épisode "Ab Aeterno", entièrement centré sur le personnage de Richard, et présentant plusieurs particularités exceptionnelles, dont une incursion remarquée au XIXème siècle. Cet épisode concentre les satisfactions et les frustrations que génère cette ultime saison.

D'un point de vue purement informatif, Ab Aeterno apporte en effet plus de réponses que l'intégralité de n'importe laquelle des saisons précédentes : pourquoi Richard ne vieillit pas, quelles sont les relations qu'entretiennent Jacob et MIB, comment la statue a t'elle été brisée, pourquoi le Black Rock est il au milieu des terres, etc....

Et pourtant, cet afflux d'informations n'arrive pas à nous emporter émotionellement. Il manque finalement cet effet de sidération qui a si souvent fonctionné dans Lost (l'ouverture de la trappe, la découverte de Jacob, le cadavre de Locke, etc). Finalement, je pourrais résumer le sentiment global que m'inspire cette saison comme ceci : apprendre ce qu'en pense savoir déjà - et même si c'est très important - n'est pas très excitant.
 
Comme Lost n'est pas une série comme les autres, les épisodes 10, 11 et 12, traitant de Jin et Sun, Desmond et Hurley, apportent plus d'ambiguités, mais ne sont réellement pas encore totalement convaincants. Celui de Desmond est une fois de plus quasi incompréhensible, notre ami écossais jouant à saute-mouton à travers le temps.

Un ultime revirement spectaculaire est il possible ? La réalité-X qui commence à se lézarder sous les coups de butoir de Desmond va-t'elle enfin révéler sa véritable nature ? Lost finira-t'il en queue de poisson ou en apothéose ?

Réponse dans 6 semaines.

Lost, S6, mon avis après le 6ème épisode

 

2e

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Damages (Saison 1)

Rose Byrne. Sony Pictures TelevisionDamages constitue une sorte de parangon de la série moderne. Déstructurée, bien jouée, réalisée avec une qualité cinéma, esthétiquement chic, manipulant le spectateur avec des rebondissements spectaculaires.

Le procédé est habile : on commence par nous montrer la fin (une jeune fille sort en sang d'un immeuble, rentre chez elle, et trouve son petit ami assassiné) pour ensuite parcourir chronologiquement les évènements qui précèdent, pendant 13 épisodes.

La série use (et parfois abuse) d'un montage complexe qui alterne des scènes se déroulant juste avant et juste après la découverte macabre montrée en ouverture (scènes filmées dans une sorte de sépia granuleux) et des scènes du passé, filmées normalement. Le principe nécessite une attention particulière, pas question de s'assoupir quelques minutes sous peine d'être perdu.

La série se déroule dans le monde des cabinets d'avocat, autour d'une seule affaire, mais ne comprend aucune scène de tribunal. Du point de vue scénario, Damages rappelle un peu les films tortueux de David Mamet : on ne sait jamais vraiment qui fait quoi, qui est l'allié de qui et les rebondissements sont nombreux, au point de nous embrouiller jusqu'à la fin, voire au-delà.

Ces procédés sont tous un peu too much, mais le show tient la route grâce à un casting impeccable. Glenn Close impératrice, égale à son image. Rose Byrne, la jeune héroïne, a la fraicheur et la pêche de Jennifer Garner dans Alias. Zeljko Ivanek joue un avocat fragile et taciturne avec une force impressionnante et Ted Danson est convaincant en chef d'entreprise à la fois enfantin et violent.

La saison 1 se termine par une ouverture très intéressante. L'éclairage sur chacun des 2 personnages principaux change radicalement à l'issue de ce final, et pousse incontestablement à découvrir la saison 2.

 

3e

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Lost, S6, 6ème épisode

Jorge Garcia. ABC StudiosCe billet va tenter de résumer ce que je pense du début de la dernière saison de Lost, SANS GROS SPOILERS.

D'abord, c'est peu de chose que de dire que tous les fans attendaient cette ultime saison avec la dernière impatience. Sur le site Lostpedia, ou sur Allociné, un référencement des mystères à éclaircir après 5 saisons dépassent la cinquantaine.

De plus le vent de folie qui avait couru tout le long de la saison 5 avec des sauts dans le temps incessants (surtout au début) avaient tourneboulé plus d'un repère, et fait plonger la série dans un incroyable n'importe quoi plaisamment foutraque. La série était devenue un mythe, et les spectateurs patients qui avaient tenus jusque là (supportant le visionnage d'une dizaine - ou plus - d'épisodes ennuyeux ou indigestes) se voyaient justement récompensés.

Alors autant le dire, la saison 6 ne démarre pas du tout sur les mêmes bases. Pour faire court, elle ressemble plutôt à une sorte de miroir de la saison 1. L'innovation principale (et ce n'est pas un gros de spoiler de le dire, car ce mécanisme apparaît dans les 10 premières minutes du premier épisode) consiste à montrer deux réalités (du moins le suppose t'on) parallèles : on suit à la fois nos Losties sur lîle, comme si la manoeuvre de la fin de la saison 5 avait échoué, ET aussi à Los Angeles, comme si elle avait fonctionné. Artifice spécieux de ceux qui ne savent pas choisir ou projet suprême du showrunner : c'est la première question.

Les épisodes s'enchaînent ensuite suivant une mécanique bien rôdée : alternance de temps présent et de ce que les internautes ont baptisés les "flashsideways" (car ni les termes "flashbacks" ou "flahforwards" ne correspondent à la situation). Chaque épisode est centré sur un personnage qu'on va suivre particulièrement, dans les deux réalités.

D'où la deuxième question : est ce que cette monotonie va durer longtemps ? Parce que, comme dans d'autres saisons (et la 1 en particulier), l'intérêt varie énormément suivant le sujet : un Kate-centric est évidemment 100 fois plus ennuyeux qu'un Locke-centric. La monotonie engendre l'ennui, et seul le personnage d'Hurley, et partiellement celui de Locke, permettent d'y échapper pour l'instant.

Sur les mystères, on en apprend un peu, mais ce qui ce dévoile progressivement est très prévisible, d'où une troisième question : Lost va t'il nous la jouer convenu dans la dernière ligne droite. Ce serait dommage et à mon avis étonnant.

Voilà, je m'arrête là pour aujourd'hui. Vous l'avez compris je suis très dubitatif pour l'instant, mais la série nous a habitué à de tels retournements de situation que... prudence !

 

2e

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Sur écoute / The wire (Saison 2)

Amy Ryan. Home Box Office (HBO)Fabuleux.

Après la vision de la saison 2 de Sur Ecoute, comment retenir son enthousiasme ? Impossible, tellement cette série nous fait sentir intelligent (un exploit en ce qui me concerne !). Rien n'y est évident, rien ne semble écrit d'avance, aucune facilité ne vient ternir la satisfaction ressentie à chaque épisode.

La saison 1 nous avait entraîné dans les tours de Baltimore Ouest, avec les dealers blacks de la bande d'Avon Barksdale.

La saison 2 nous projette sans ménagement dans un autre univers : celui des dockers polonais du port de Baltimore. Du trafic de drogue on passe au trafic de prostituées russes. Et des malfrats blacks à des parrains grecs. Mais la qualité est toujours la même, et quand très progressivement, les personnages principaux de la saison 1 reviennent en scène, la série prend une dimension digne des plus grands romans, ou des plus grands films. L'impression est d'assister à une sorte de symphonie dans laquelle chacun (flic, juge, procureur, syndicaliste, victime, dealer, prisonnier, avocat) joue sa partition.

La vie privée de chacun est exposée avec pudeur, profondeur, intensité. Il y a des morts, des trahisons, des coup de théâtres, des résolutions.

The Wire, c'est le grand théâtre de la vie à l'échelle d'une ville entière. Un chef d'oeuvre.

Saison 1

 

4e

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24 heures chrono (Saisons 1 à 7)

FOX.

A sa création en novembre 2001, 24 h chrono avait fait l'effet d'une bombe. Son concept insensé de figurer la durée du temps réel à l'écran (enfin presque car il faut enlever les temps de pubs), ses split screens, les acrobaties que le scénario devait suivre pour se plier à ces contraintes, la noirceur de ses intrigues, le dénouement dramatique de la première saison : tout contribuait à faire de 24 un des éminents acteurs de l'Age d'Or des séries qui voyait s'épanouir simultanément Alias, les Sopranos, Oz et Six Feet Under (entre autres).

Ces jours ci débute aux US la saison 8 de 24, et je la regarderai probablement.... pourquoi ? Parce que 24 est une drogue dure.

On a beau passer en revue les nombreux défauts de la série on ne peut s'empêcher d'y revenir. Pourtant ces défauts sont nombreux : des scénarios qui se ressemblent chaque année, des invraisemblances dans les intrigues qui peuvent atteindre des sommets (les deux bombes atomiques, la mort de Jack, le retour de Tony, etc...), les relents réactionnaires liés aux scènes de tortures, la personnalité de Kiefer Sutherland qui se la pète grave, etc....

Alors pourquoi, pourquoi y revenir chaque année ?

Parce que ON NE SAIT JAMAIS OU CES FOUS FURIEUX VONT NOUS EMMENER. Quelquefois dans des saisons géniales (la 5, par la grâce d'un président époustouflant de bassesse morale), dans un épisode sidérant (celui où la plupart des personnages récurrents meurent en 10 minutes), ou à la découverte de personnages secondaires attachants ou fascinants (les époux Palmer, Nina bien sûr, Michelle Dessler, Audrey Reynes, Chloe O'Brien ou plus récemment Renée Walker).

Plaisir absolu de ne pas savoir : n'est ce pas le propre de la bonne série ?

De plus, 24 arrive toujours à éviter (de peu) le piège du manichéisme et surfe toujours avec habileté avec l'actualité (les islamistes, etc...). La série est aussi superbement réalisée. Elle arrive à développer des arcs narratifs qui courent sur 5/6 épisodes puis qui s'éteignent doucement pour rebondir totalement ailleurs.

Donc, après 7 saisons (dont 6 à Los Angeles et 1 à Washington), 13 ans de "temps réel" pour Jack, plusieurs présidents des USA usés, prêt à embarquer pour un ultime trip, à New York cette fois ci. C'est parti.

24 heures chrono, saison 8

 

2e à 4e suivant les saisons.

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Sur écoute / The wire (Saison 1)

Dominic West. Home Box Office (HBO)

J'avais lu que la série était hyper réaliste. Je m'attendais donc à une image un peu crade, genre caméra à l'épaule. En fait, première surprise, ce n'est pas du tout le cas. L'image est parfaite, la mise en scène très élaborée. Un produit haut de gamme, comme seule HBO peut en produire. 

L'impression de réalité résulte de ce qui est montré, plus de la façon dont les choses sont montrées. L'intrigue nous amène à côtoyer tous les protagonistes d'une immense affaire de trafic de drogue : flics, dealers, boss blacks, indics, politiques, procureur, consommateurs, etc.... Le premier effet de réalité est celui ci : aucun point de vue n'est privilégié, tous sont intéressants, et égaux devant ... le téléspectateur.

Le second effet de réalité réside dans le tissage des histoires. Un évènement anodin figurant dans l'épisode 2 trouvera sa suite dans l'épisode 7. La narration apparaît donc comme un puzzle dont chaque épisode est une pièce : on n'est pas si loin des effets littéraire d'un Balzac ou d'un Dos Passos. L'effet d'addiction est donc très important sur le long terme.

Enfin, la série refuse la facilité : pas de cliffhanger en fin d'épisode, sensé maintenir le suspense. La façon dont se termine chaque opus est souvent "cut", le dernier plan ne signifiant rien de particulier, un procédé que pratiquait avec bonheur la série Six Feet Under. Cette façon de faire augmente de coefficient de réalisme : on croit voir la réalité plus qu'une oeuvre d'art, puisque la terminaison n'est pas conçue, n'est pas mise en scène. Plaisir du voyeur.

Evidemment, tout cela ne tiendrait pas longtemps si le scénario n'était pas excellent et les acteurs, chacun dans leur rôle, extrêmement attachants.

Une première saison très convaincante donc, qui pourtant est eclipsée par le début de la deuxième, qui élève l'art de la série au niveau des meilleures productions cinématographiques.

Saison 2

 

4e

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Chapeau melon et bottes de cuir / The avengers

Patrick MacNee & Diana Rigg. Collection Christophe L.Hier soir au Katorza, saut dans le temps avec la projection de deux épisodes de The Avengers, connus en France sous le nom (un peu stupide) de Chapeau melon et bottes de cuir.

Dans le premier épisode, daté de 1966, on a le plaisir de retrouver l'actrice Diana Rigg (photo), de loin à mon sens la meilleure comparse du gentleman Patrick McNee, qui en eut 4 différentes.

Steed rejoint dans cette épisode le Club de l'Enfer, une sorte d'assemblée où le mal est vénéré, au milieu de scènes orgiaques assez osées pour l'époque. La mise en scène est recherchée, expressionniste par instant et les décors sont très travaillés, à la limite de l'interprétation psychanalytique.

Diana Rigg est sublime avec son collier de chien muni de piquants et ses simili piercings sur les paupières.

Dans le deuxième épisode daté de 1968, c'est la fade Linda Thorson qui l'a remplacée, et la couleur a fait son apparition. Les décors sont totalement abracadabrants et franchement oniriques, à la Dali. On pense à certaines scènes de rêves figurant dans les films de Hitchcock.

Il faut dire que le sujet s'y prête : un homme qui a été condamné en tant que soldat poursuit les 6 hommes qui constituaient le tribunal de guerre. Pour chacun d'entre eux il invente un jeu grandeur nature relié à son métier, dans un décors entièrement adapté pour lui, et à chaque fois fatal.

Mépris absolu du réalisme, understatement, ton décalé et macabre, costumes et combats hyper stylisés, l'épisode est emblématique de la série.

Au final, pas sûr pourtant que j'aimerais en voir plus. La série paraît tout de même très datée et finalement sans réelle descendance.

Le Prisonnier, qui a duré beaucoup moins longtemps semble avoir au contraire irrigué jusqu'à Lost, sans compter le remake réalisé cette année.

 

2e

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Battlestar Galactica

Mary McDonnell, Michael Hogan, Jamie Bamber, James Callis, Tricia Helfer, Katee Sackhoff, Michael Trucco, Aaron Douglas, Grace Park, Tahmoh Penikett & Edward James Olmos. NBC Universal

Comment inciter quelqu'un qui n'aime pas la science fiction à se lancer dans l'aventure du Battlestar Galactica, comme je viens de le faire, en dévorant dans la foulée les 4 saisons et le stand-alone Razor ?

En soulignant d'abord que la série brasse des sujets bien éloignés de la science-fiction habituelle. Ici très peu de combats spatiaux par exemple. Les rares vaisseaux de guerre que vous verrez sont plus souvent en phase d'entraînement qu'en phase de combat. Rien à voir avec Star Trek et Star Wars, donc. Pas d'aliens non plus, ni de paradoxe temporel. Battlestar Galactica est autant une série de SF que Hamlet est une pièce sur le royaume du Danemark.

Un thème cher à la SF constitue tout de même une thématique de la série : celui des robots. L'histoire débute juste après la destruction presque totale de l'humanité par les Cylons, robots conçus par cette même humanité. Les Cylons (ceux qui nous intéressent) se distinguent des Centurions (métalliques et conformes à l'image traditionnelle du robot) par une caractéristique tout à fait extraordinaire : on ne peut quasiment pas les distinguer des êtres humains, et ils peuvent se répliquer à l'infini, atteignant ainsi une sorte d'immortalité.

Un des principaux intérêts de la série réside dans cette interrogation latente, qui soutient un mystère remarquable jusqu'au tout derniers épisodes de la dernière saison : parmi les héros de la série qui est vraiment humain ? qui est Cylon ?

Evidemment les Cylons, qui s'avèrent être des ennemis incompréhensibles au tout début de la série, vont petit à petit être découverts par les humains.

Leurs secrets vont tomber, leur unité s'effriter, et certain(e)s s'uniront aux humains.

La réussite majeure de la série réside dans l'équilibre quasi parfait qu'elle arrive à maintenir entre le plaisir du mystère et de l'aventure (les Cylons comme les humains parcourent le cosmos à la recherche de la Terre) et les délices de la spéculation métaphysique et politique. La série a de ce point de vue l'immense mérite de ne pas reculer devant les questions complexes : l'immortalité, l'altérité, le racisme, l'amour, la trahison, la révolution (peut on tuer pour une cause juste ?), les alliances politiques, la religion (les Cylons sont monothéistes et les humains polythéistes), les regrets, la maladie, etc...

On a souvent comparé Battlestar à un A la Maison Blanche (The West Wing) de l'espace, de par la complexité des thèmes abordés. C'est en grande partie justifié et les images du camp de la saison 3 rappellent sans conteste des camps contemporains (à Gaza par exemple). L'ombre projetée du 11 septembre est également bien présente.

Si l'édifice improbable de la série - dont l'esthétique un peu ringarde peut rebuter et qui est en fait un remake d'une série mineure des années 70 - tient debout, c'est surtout grâce à une distribution exceptionnelle. L'amiral Adama (incarné par le charismatique James Edward Olmos), roc dans les tempêtes, est le symbole du pouvoir militaire. Son second alcoolique, Saul Tigh, et sa femme Ellen vont jouer un rôle majeur dans le développement de l'intrigue. La présidente Laura Roslin, institutrice projetée Présidente suite à l'apocalypse, va lutter à la fois contre ses ennemis et son cancer avec un courage et une habileté remarquables. Tom Zarek est un leader politique révolutionnaire qui finira par sombrer dans les dérives extrémistes. Gaïus Baltar est le personnage le plus ambigu de la série, complexe, lâche, narcissique (exceptionnel James Callis). Ces personnages principaux sont entourés d'un multitude d'autres personnages qui auront, à un moment ou à un autre, un rôle à jouer dans la série (Lee Adama, Kara Thrace, Lieutenant Gaeta, Numéro 6, Sam, etc....).

La saga n'est peut-être pas tout à fait terminée puisque Bryan Singer (Usual Suspects) pourrait être aux commandes d'un film consacré à BSG, et qu'une série prequel (Caprica) arrive sur les écran américains en janvier 2010.

Un souffle de mystère et d'aventure qui balaye tous les épisodes, des thématiques riches et complexes, des personnages attachants et dont la personnalité évolue tout au long des quatre saisons : BSG place l'art de la série au plus haut niveau. Et comme souvent pour les toutes meilleures production de ce type, elle sait se terminer au bon moment, après 4 saisons denses et très différentes, par un final éblouissant.

So say we all.

 

4e

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