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Christoblog

Articles avec #reese whiterspoon

Big little lies

Ca commence un peu bizarrement, comme un clip épileptique qui ne trouverait pas le bon ton.

Jean Marc Vallée, le réalisateur canadien qu'on peut selon son humeur qualifier de tâcheron sous amphétamine ou de génie du mauvais goût, propose une mise en scène qui cherche à tout prix l'esbrouffe.

On se dit que ce n'est vraiment pas la peine de mettre autant de plans dans si peu de minutes quand on dispose d'un casting aussi brillant (Nicole Kidman, Reese Whiterspoon,  Alexander Skarsgard, Laura Dern), mais bon, cahin caha, on enfile les épisodes avec un intérêt au mieux croissant, a minima fluctuant. 

Pas mal de bonnes choses dans ce Desperate Housewives bobo et californien, notamment la faculté de nous mettre mal à l'aise à peu près tout le temps (on pense au Carnage de Polanski), mais aussi un monceau de scories en tout genre : plan inutile, montage à la mords-moi-le-noeud et singeries de sensibilité new age. De tout cela, je ne sais pas trop quoi penser. La vision des sept épisodes a été plutôt décevante au début et à la fin, et parfois réjouissante au milieu.

Mention spéciale au couple Nicole Kidman / Alexander Skarsgard, générant une dose d'inconfort rarement atteint dans une série.

 

2e

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Wild

Filmer les pensées d'une femme qui marche : c'est le nouveau défi que se propose de relever Jean Marc Vallée.

Est-il réussi ? Pour moi, plutôt.

Bien sûr, d'aucun reprocheront au cinéaste québécois certain effets un peu faciles, une sentimentalité exacerbée jamais très éloignée de l'auto-apitoiement et une tendance à la répétition légèrement vulgaire. C'est un peu la marque de son cinéma, qui n'est pas très propre, ni très arty.

J'aime assez ce filon un peu rentre-dedans qui irigue les films de Jean Marc Vallée, ces imperfections manifestes et ses fulgurances géniales (ici, un reflet dans l'oeil d'un cheval qui ne s'expliquera que bien plus tard). Les souvenirs de Cheryl se répètent, s'entrelacent, certains sont brefs et d'autres s'étendent : exactement ce qui se passe dans le crâne d'un marcheur. Un état d'esprit entre méditation et ressassement.

On est bien sûr très loin du trip extrême de Christopher dans le presque homonyme Into the wild, puisqu'il s'agit ici d'une reconstruction, alors que Sean Penn racontait plutôt une destruction. Le film de Vallée est plus policé, moins intense, et moins maîtrisé. C'est un Into the wild en mode mineur, qui se permet même le luxe d'être drôle (comme dans cette jolie scène de journaliste photographiant les hobos à travers le pays).

Reese Witherspoon réussit à être presque laide dans ce film. Je me suis rendu compte à sa vision que je n'avais jamais vraiment remarqué cette actrice (pourtant vue plusieurs fois, comme par exemple dans Mud), alors qu'ici elle éclabousse l'écran de sa personnalité. 

A voir donc, en particulier si les deux lettres GR vous mettent des étoiles dans les yeux.

Jean Marc Vallée sur Christoblog : Café de Flore (**) / Dallas Buyers Club (***)

 

3e

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