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Christoblog

Articles avec #pete docter

Soul

Fut un temps où chaque nouveau Pixar parvenait à nous surprendre. 

Ce n'est plus réellement le cas aujourd'hui.

Même si Soul est agréable, il suit un chemin désormais bien balisé et facilement attribuable à la "patte" Pixar : une animation irréprochable à la pointe de la technique numérique (certains objets ont une apparence de réalité totale), une intrigue qui mêle habilement humour et considérations métaphysiques, et enfin une tentative de faire surgir en nous de profondes émotions liées à l'enfance. 

Les aspects métaphysiques sont ici assez limités. Il est vaguement question de ce qu'est l'âme, mais le sujet n'est qu'effleuré pour être rapidement remplacé par un ressort plus classique de changement de corps.  Quant aux émotions, qui faisaient tout le sel de Vice versa ou de Toy story par exemple, elles se résument à des poncifs assez éculés : l'amour d'une mère, le don de soi, la peur de mourir. 

La philosophie générale du film se résume à un banal (et un peu niais) "C'est beau la vie, profitons-en", énième revisitation du carpe diem, ce qui est un peu court.

Ces réserves étant faites, le savoir-faire est toujours là. Certaines scènes sont très réussies (celle du coiffeur par exemple), l'animation de l'au-delà est assez originale et les personnages sont globalement sympathiques. Les scènes de musique sont jolies (mais moins réussies que dans Coco), la construction du film habile. L'atmosphère new-yorkaise est particulièrement bien rendue.

Un divertissement honorable, pour moi toutefois en retrait de la moyenne des productions Pixar. 

 

2e

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Vice Versa

La nouvelle production Pixar est un honnête divertissement. 

Il faut reconnaître au film l'originalité épatante de son pitch : personnifier cinq émotions primaires dans le cerveau d'une pré-ado et développer un scénario qui se déroule dans la psychologie de l'enfant.

Pete Docter exploite son idée et développe tranquillement tous les chemins de traverses les plus évidents, corollaires à son idée de départ : le domaine abstraction consiste à rendre les formes de plus en plus abstraites, l'inconscient est inquiétant, les souvenirs sont nettoyés à l'aspirateur avant de rejoindre le néant, l'usine à rêve est un studio de cinéma...

Tout cela est très agréable et très "propre sur lui". On aurait peut-être souhaité avoir plus de poésie délirante ou inquiétante, à l'image de l'ami imaginaire très Lewis Caroll ou de cet air de publicité qui arrive à l'improviste. 

Si le film ménage quelques beaux moments d'émotions, notamment par le biais du très beau personnage de Tristesse, il ne me paraît pas être le chef-d'oeuvre aveuglément acclamé de toute part.

 

 3e

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