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Star Wars - L'ascension de Skywalker (IX)

Difficile de faire un véritable travail critique sur un Star Wars : les aficionados en sont forcément fans, les autres s'en foutent.

Pour ma part, j'ai trouvé que cet opus était assez quelconque. Les maladresses sont nombreuses, tant dans la mise en scène que dans le scénario, le rythme est poussif et l'originalité quasi-nulle. Les bons moments sont rares (le décor de la mer déchaînée, et la partie finale, plutôt réussie), et les moments d'ennuis sont légion.

Le film ressemble à un raccommodage de dernière minute mené par maître JJ Abrams, qui essaye de faire tenir ensemble une série légendaire, des personnages inconsistants (Finn, franchement, il sert à quoi ?), les errements de l'opus précédent, tout en évitant consciencieusement de poser sur l'objet la moindre trace personnelle.

D'une certaine façon, ce n'est que dans les dernières secondes du film, quand Rey fait de la luge sur une dune de sable, que le film émeut un peu.

C'est donc raté.

Star wars sur Christoblog : Le réveil de la force (VII) - 2015 (**) / Les derniers Jedi (VIII) - 2017 (**)

 

2e

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Star Wars - Les derniers Jedi (VIII)

Dans l'espace rien de nouveau.

Les personnages découverts dans l'épisode précédent donnaient un certain intérêt à ce qui aurait pu passer pour un renouvellement. Les personnages de Rey, Poe, Finn et Kylo laissaient augurer un rajeunissement des thématiques. 

Malheureusement, l'espérance a été de courte durée. Cet opus reproduit des schémas qu'on a déjà vu plusieurs fois dans la saga : combats pétaradants, difficile rapport au père, chastes amourettes, soldat-playmobils, petit animal tout mignon et trouble frontière entre le Bien et le Mal. Il semble d'ailleurs un instant dans le film qu'on puisse être macronien dans le cosmos, c'est à dire en même temps du côté de la lumière, et en même temps du côté obscur. C'est le plus intéressant.

Les pauvres traits d'humour sont assez pitoyables, les décors bien en-deça de ce qu'a proposé récemment 2049 et le scénario brille par un manque complet d'originalité. Malgré les énormes moyens dont dispose la franchise, le réalisateur Rian Johnson ne parvient jamais à enthousiasmer, sauf peut-être dans la jolie scène des répétitions à l'infini dans la caverne. Il assure le boulot de façon tout juste convenable. C'est bien peu pour ne pas s'ennuyer pendant ces 2h32 de baston galactique et de combats au sabre laser, filmés comme on filmait les duels dans les vieux films de cape et d'épée. 

Star wars sur Christoblog : Le réveil de la force (VII) - 2015 (**)

 

2e

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Show me a hero

Aux manettes de cette mini-série HBO, un des showrunners les plus vénérés, David Simon, dont la série The wire (Sur écoute) est très souvent citée comme la meilleure série de tous les temps.

A l'écran, un des acteurs hollywoodiens les plus prometteurs, Oscar Isaac (Inside Llewyn Davies, A most violent year, Star Wars), entouré d'une pléiade d'excellents professionnels, dont la merveilleuse Winona Ryder.

Derrière la caméra, un réalisateur chevronné capable du meilleur (Dans la vallée d'Ellah, Collision), Paul Haggis.

A l'arrière plan, une reconstitution exceptionnelle des USA dans les années 80. Tout y est : les voitures, les costumes, la décoration, les moeurs.

Avec tant d'atouts, on se dit que la série ne peut qu'être exceptionnelle. Elle l'est, dans le style propre à Simon, constitué d'une somme d'anti-effets qui ne facilite pas, dans un premier temps, l'addiction.

Dans Show me a hero, ne vous attendez pas à des cliffhangers de malade en fin d'épisode. Attendez vous plutôt à des terminaisons en demi-teintes, une complainte springsteenienne accompagnant trsitement le générique de fin. Le Boss est d'ailleurs très présent dans la série, aussi bien en musique diégétique qu'extradiégétique, époque oblige.

Sur le fond, l'histoire racontée est édifiante : comment un juge opiniâtre oblige les politiques à construire des logements sociaux, essentiellement destinés aux Noirs. Le tableau édifiant du racisme ordinaire est terrible, à l'image de ces réunions publiques indignes, qui rappellent avec une cruelle acuité les récentes violences verbales des habitants du XVIème arrondissement de Paris.

Comme dans The wire, Simon tisse sa toile dans de multiples directions, qui ne semblent jamais devoir se rejoindre, jusqu'au dénouement ultime que je ne dévoilerai pas, mais qui m'a laissé complètement pantois, éclairant rétrospectivement toute la série d'un éclat nouveau et lugubre.

 

3e  

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Star Wars - Le réveil de la force (VII)

Le nouvel opus de Star wars est une sorte de reboot de l'original, passé avec respect au dépoussiérant numérique, 38 ans après.

On n'en finirait pas d'énumérer les hommages, les clins d'oeil complices, les citations, les personnages et vaisseaux revenants, les analogies.

Les stormtroopers ont toujours autant l'air de playmobils vaguement articulés, les planètes sont toujours aussi désertiques, les méchants ont la même voix caverneuse, les bars regroupent toujours la même faune bizarre, les engins spatiaux ne brillent pas par leur originalité.

JJ Abrams, après avoir donné un petit coup de jeune à la licence Star trek, s'acquitte donc de sa tâche avec conscience, sans génie et sans véritablement imprimer sa personnalité au produit. On notera simplement quelques éléments attribuables au wonderboy : une virtuosité incroyable dans certaines scènes de bataille (je pense au travelling qui montre les combats de Poe en arrière plan alors que Finn erre sur le champ de bataille), un sens aigu des décors (par exemple dans l'épave du vaisseau géant) et des éclairs d'ambiguité dans quelques scènes (dont celle qui réunit Han Solo et son fils).

Rien de déshonorant ni d'enthousiasmant dans cet opus, qui apporte un peu de fraîcheur, et de diversité politiquement correcte, avec les personnages "malgré eux" que sont Finn et Rey (excellente et tonique Daisy Ridley, héroïne typiquement Abramsienne, qui rappelle la Sydney Bristow d'Alias).

On attend maintenant la suite. Pour savoir, entre autres, qui est Rey.

JJ Abrams sur Christoblog : Star trek into darkness (**)Star trek (**) / Super 8 (***)

2e

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A most violent year

Les deux premiers films de JC Chandor ne m'avaient pas enthousiasmé, loin de là (cf ci-dessous). Je suis d'autant agréablement surpris par A most violent year, sorte de faux polar fatigué et lent.

L'originalité du film tient dans le personnage joué par l'excellent Oscar Isaac : Morales est un jeune entrepreneur aux dents longues, qui veut développer son bizness honnêtement, dans un milieu qui ne l'est pas vraiment.

Jusque là, rien de bien frappant me direz-vous... Mais Morales est inflexible comme un caïd de la mafia qui aurait appris la politesse et les bonnes pratiques pédagogiques ou managériales comme le renforcement positif. Ce que réussit Oscar Isaac, c'est de jouer un gentil avec des airs de méchant. Le film prend alors une ampleur considérable, le spectateur ne sachant pas trop sur quel pied danser jusqu'à la toute fin du film : faut-il céder à la violence ou pas ? le film sera-t-il une tragédie ou pas ?

JC Chandor organise son suspense aux petits oignons et sa mise en scène est littéralement somptueuse, avec une photographie parfois très sombre, parfois lumineuse, qui rappelle le meilleur de James Gray. Jessica Chastain est une nouvelle fois parfaite.

Un excellent moment de cinéma pour commencer la nouvelle année.

JC Chandor sur Christoblog : Margin Call (*) / All is lost (**)

 

4e

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