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No pain no gain

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/36/97/20093449.jpgDès le début du film, Michael Bay prévient que le film est « malheureusement » tiré d’une histoire vraie. On comprendra au fil du film à quel point cet avertissement est nécessaire, tellement les trois malfrats culturistes dont on suit les aventures sont bêtes.

No pain no gain pourra d’ailleurs révulser certains spectateurs de par la cruauté dont fait preuve Michael Bay. Ainsi, lors d’une scène assez sidérante durant laquelle un des personnages cuit les mains découpées de ses victimes au barbecue au vu et au su de tout le voisinage, pour éliminer les empreintes, le réalisateur n’hésite pas à insérer un carton dans l’image : « Ceci est toujours une histoire vraie !».

Dans la même veine, lors du générique de fin, les photos des véritables criminels sont mélangées à ceux des acteurs , avec une esthétique colorées qui rappelle le film Spring Breakers. No pain no gain fonce donc à cent à l’heure, détruisant au passage la plupart des croyances américaines : le positivisme forcené, la vénération des self-made men, le culte du corps et de la santé, la religion, etc.

On n’en finirait pas de lister les coups de pied de l’âne qu’envoie le film aux mythes US, aux clichés et aux institutions.

Comme par ailleurs Michael Bay connait à l’évidence les recettes du filmer efficace, que les acteurs s’amusent comme des petits fous à jouer les idiots absolus (un peu comme le faisait Brad Pitt dans Burn after reading des frères Coen), je dois avouer que j’ai passé un moment de franche rigolade.

Je déconseille aux beaux esprits plein de bon goût, je conseille aux adeptes de troisième degré filmé avec énergie.

 

3e

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Fighter

Mark Wahlberg et Christian Bale. Paramount PicturesExcellent !

On savait que la boxe inspirait traditionnellement les cinéastes américains (Rocky, Raging bull, Million dollar baby, Gentleman Jim, Nous avons gagné ce soir, Fat city), et cette fois-ci c'est très réussi.

Le film n'est pas d'une subtilité extrême mais il est parfaitement efficace. Tout y est solide, à commencer par la prestation époustouflante de Christian Bale. Mark Wahlberg (en Matt Damon version luxe) est également très bien dans un rôle aussi introverti que celui de Bale est extraverti. Le casting féminin est à la hauteur aussi : mère, soeurs (ah les soeurs !) et petite amie sont parfaites.

Le scénario, "based on a true story" (on voit lors du générique de fin les véritables protagonistes), est classiquement celui d'une ascension / rédemption à la Rocky, enrichie ici par un background social particulièrement expressif et une interaction complexe entre les différents acteurs qui gravitent autour du boxeur. La mise en scène, explosive et étonnante lors des 5 premières minutes, s'assagit ensuite, tout en restant très propre.

Fighter est donc un divertissement populaire de haute tenue et une réussite artistique. La figure de Micky est à la fois insaisissable et attachante, pivot un peu mystérieux mais très puissant d'une histoire qui convoque beaucoup d'archétypes américains (success story, importance de la famille, victoire sur les addictions) sans donner l'impression de radoter.

La boxe se révèle une fois de plus très cinégénique. A la fois danse, torture, jeu d'échec, confrontation ultime avec la peur et la douleur, lutte de deux volontés pures, le noble art peut répugner ou séduire mais dans tous les cas il fascine.

Le combat final est si prenant que vous esquisserez probablement dans l'obscurité de la salle de cinéma un ou deux crochets (ou uppercuts). Et si vous n'essuyez pas une petite larme à la fin, c'est que vous n'avez pas coeur.
 

4e

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