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Christoblog

Articles avec #marilyne canto

Le ciel étoilé au-dessus de ma tête

Il y a deux façons de considérer ce premier film d'Ilan Klipper.

La première, un peu critique, pourrait souligner les faiblesses du film : une photographie approximative, des facilités gratuites dans le montage, une indigence décontractée dans la direction d'acteur.

La seconde mettrait en avant sensiblement les mêmes éléments, sous un angle plus engageant : une fantaisie convaincante, un mode de narration particulièrement original, une performance hors du commun du formidable Laurent Poitrenaux.

La vérité est que Le ciel étoilé au-dessus de ma tête m'a successivement énervé, étonné, surpris, convaincu, déçu et enthousiasmé. Sa façon délicate et mesurée d'aborder la folie, et surtout la folie relative vue par ceux qui diligentent une hospitalisation à la demande d'un tiers, est particulièrement appréciable. Elle justifie à elle seule qu'on se déplace pour cette oeuvre fragile et sensible.

 

2e

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La tendresse

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Vous savez que je ne suis pas méchant (vous le savez ?), mais il ne faut pas me pousser dans mes retranchements. Dans le dernier film de Marion Hänsel, tout est mauvais.

Un couple séparé depuis 15 ans entame un road movie de Belgique à Chamonix pour rejoindre leur fils blessé lors d'un accident de ski. Ils font la connaissance de la copine de leur fils : elle est super-gentille et super-canon. Finalement le fils n'a pas grand-chose et tout le monde peut remonter outre-Quiévrain tranquillement. Chemin faisant, la mère se fait draguer par un auto-stoppeur marin-pêcheur joué par un Sergi Lopez plus Sergi Lopez que nature. Qui lui laisse un mot sur le pare-brise pour lui dire qu'elle est vraiment trop belle : c'est pas émouvant ça ?

Durant le trip il s'avère que la mère est vraiment pas dégourdie : elle ne sait pas faire marcher l'auto-radio, ne sait pas se servir d'une carte de crédit et se fait enfermer dans les toilettes. C'est ballot. Elle découvre par contre les joies de la montagne grâce à un gentil savoyard qui l'emmène en moto-neige voir la vue en haut des pistes au milieu de la nuit. C'est trop émouvant comme on voit les étoiles.

Olivier Gourmet fait des blagues un peu racistes qui mettent son fils mal à l'aise mais il a un coeur d'or sous ses dehors un peu ronchon. Tous les seconds rôles (chirurgien, patron du club, etc) sont des marshmallows qui jouent d'une façon aussi naturelle qu'une troupe échappée du musée Grévin.

Tout ça est bien trop mimi pour moi.

 

1e

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