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Christoblog

Articles avec #lituanie

Motherland

Couronné dans le cadre du festival en ligne organisé chaque décembre par Arte (ArteKino festival) et visible en ce moment sur ArteTV, Motherland est un pensum d'auteur comme on en voit de moins en moins.

Tout y est scolairement programmé et appliqué en suivant des recettes éculées : scènes sur-signifiantes, bande-son insupportable, ambiance "ce que je vous montre n'a aucune importance, mais représente les états d'âmes des protagonistes", rythme très lent, synopsis squelettique.

Les acteurs n'étant pas très bons, on n'a pas beaucoup de points d'accroche pour trouver un intérêt à cette soupe sans saveur qui n'exploite pas le potentiel de son pitch (une jeune femme qui a quitté la Lituanie y retourne en 1992, juste après le départ des Russes, pour y retrouver sa maison d'enfance... occupée par des intrus).

La mise en scène de Tomas Vengris fait penser à un film de fin d'étude d'école de cinéma plutôt qu'à un véritable long-métrage. Le réalisateur lituanien ne parvient jamais à rendre cohérents les multiples thèmes qu'il parcourt superficiellement (passage à l'âge adulte d'un pré-ado, réflexion historique, thriller psychologique, portrait de femme).

C'est raté !

 

1e

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Vanishing waves

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001452_20130425102150856.jpgComment résister au désir d'ajouter la Lituanie à la liste des pays ayant produit des films critiqués sur Christoblog ?

D'autant plus que le film de Kristina Buozyte arrive sur nos écrans précédé d'une réputation flatteuse : film de SF minimaliste, onirique et érotique, avec des références multiples, à David Lynch notamment. Et un Méliès d'Or, récompensant le meilleur fim européen de science-fiction.

L'idée du film ne paraît pas très originale (même si je suis incapable de citer un autre film traitant exactement du même sujet) : un jeune homme est capable de communiquer avec l'esprit d'une jeune femme dans le coma.

Le début de Vanishing waves est intéressant : après les premières approches kaleidoscopiques, la rencontre entre les esprits des deux protagonistes est assez réussi, et sensuel. J'aime les scènes de fantaisie pure comme celle de l'insecte bleu. Le décalage entre la vie réelle et ces rencontres spirituelles est très riche. La scène du repas (ci-dessus) constitue une sorte d'apogée du film, en mettant en scène les premières tensions entre les deux amoureux. Les premières apparitions du mari  de la jeune femme sont inquiétantes. On comprend que ce dernier est mort dans l'accident de voiture qui faillit tuer également sa femme.

Malheureusement, Vanishing waves s'essouffle ensuite notablement. Les scènes oniriques ressemblent de plus en plus à du Lynch, mais en beaucoup moins inspiré, et les péripéties médicales sont de moins en moins crédibles. Quant à l'issue de l'histoire, je la trouve convenue, même si le long plan sur les deux corps est assez beau.

Un essai méritoire, mais bien moins novateur que ce que sa flatteuse réputation peut laisser penser.

 

2e

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