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Christoblog

Articles avec #l'hybride

Festival international du court métrage de Lille / 2

Deuxième passage au Festival pour un tiers de la compétition nationale.

Nain géant est un film d'animation enfantin, assez poétique, mais sans grand relief (4/10).

Le deuxième film de la soirée, Jeanne, assez long (23mn), est un beau morceau de cinéma. Trois soeurs, jouées par trois actrices très différentes, font le deuil de leur soeur cadette en mimant des scènes. C'est assez beau, original et on sent qu'il y a une graine de vrai cinéaste dans ce deuxième court de Cosme Castro (7/10).

Golden boy est un court d'animation très stylé, sec, cruel et brillant, doté d'une esthétique post-rétro du meilleur effet (7/10). Mais mon film préféré est le suivant : Aïssa de Clément Tréhin-Lalanne. Le film décrit sur un mode documentaire l'examen médical visant à déterminer si une jeune fille congolaise est majeure ou pas. Le contraste entre les émotions qui se dégagent de la jeune actrice et le ton froid du médecin qui décide finalement de son sort, est admirable. Du grand cinéma (9/10). Sans surprise, j'apprends sur internet que le film était présenté à Cannes et y a reçu un prix.

Le reste de la programmation parait du coup assez fade : Lead me est plus un clip qu'un court (5/10), Traversées est un documentaire expérimental qui montre simplement des personnes faisant du patin dans une patinoire en y associant des bruits bizarre (7/10) et Sneh est un film d'animation d'inspiration slovaque qui s'égare un peu (5/10).

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Festival international du court métrage de Lille / 1

Samedi soir, direction la petite salle de l'Hybride, un endroit intime et cosy dans lequel on regarde les films dans un canapé en sirotant une Maredsous. 

Je vois un tiers du programme international.

Beauty, de Rino Stefano Tagliafierro, est un exercice un peu vain : l'italien anime simplement les personnages de tableaux plus ou moins célèbres. Les éphèbes bougent légèrement la main, les fleurs perdent leur pétales. Passé le premier moment de surprise, peu d'intérêt (2/10). Voyageurs dans la nuit, du hollandais Ena Sendijarevic, est plus intéressant : une caissière de station service se laisse entraîner dans une danse effrénée par un petit malfrat qui finit par lui piquer la caisse. De l'idée, mais une réalisation un peu faible (3/10). On change complètement de registre avec un film d'animation canadien, The chaperone, qui raconte une soirée ou deux compères mettent en fuite un gang de motards. Frais, rythmé, le film mélange différents styles, pas toujours avec bonheur (4/10).

Le meilleur moment de la séance advient ensuite avec le très beau film slovène de Spela Cadez, Boles. Tiré d'une nouvelle de Gorki, le film est un enchantement. La délicatesse des mouvements de visages est miraculeuse. A travers cette animation de marionettes, c'est toute une tradition d'animation d'Europe de l'Est qui surgit à l'écran (8/10). In the air is Christopher Gray, de Felix Massie, est un court film d'animation US à l'esthétique minimaliste, plutôt réussie. Il raconte sur un air pince sans-rire des histoires d'enfants drôles et cruelles (7/10).

Toutes des connes, du québécois François Jaros est l'histoire d'un deuil amoureux raconté à travers une myriade de vignettes qui égratignent la maculinité en général. Très drôle, le film est passé par Sundance (8/10). Pour finir, Zima (Hiver), film russe de l'italienne Cristina Picchi est un collage documentaire expérimental tentant de faire ressentir ce qu'est l'hiver sibérien. Des moments de pure beauté, mais le tout est inégal (6/10). Le film a été présenté à Locarno et Clermont-Ferrand, qui est la Mecque du court-métrage, comme chacun sait.

A suivre...

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