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Articles avec #jonathan pryce

L'homme qui tua Don Quichotte

Les spectateurs de L'homme qui tua Don Quichotte peuvent se classer en deux catégories : les grincheux atrabilaires et les rêveurs indulgents.

Je fais clairement partie du deuxième groupe, tant le film m'a paru facétieux (bien qu'inégal), stimulant intellectuellement et, par moment, impressionnant visuellement. 

Donc, pour résumer, ce n'est pas aussi brillant que La vie de Brian, pas aussi spectaculaire que L'imaginaire du docteur Parnassius, mais c'est diablement plaisant et rythmé.

Le film propose une réflexion sur le vrai et l'imaginaire, le rêve et la réalité, et nous entraîne dans l'imagination débridée de son auteur. Il a cela d'intéressant qu'on pourra à la fois lui reprocher sa spontanéité et sa complexité, ses approximations (entre autre narratives) et son apparente simplicité, son esthétique glacée et ses facilités comiques. 

Mais au final, son aspect décidé et inabouti rend L'homme qui tua Don Quichotte profondément attachant.

 

3e

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Dough

Je me demande comment un obscur vétéran de la télévision anglaise âgé de 72 ans, John Goldschmidt, peut se retrouver au commande de ce film improbable, qui parvient à se frayer un chemin vers les écrans français.

Dans ces temps de défiance généralisée entre religions, on peut se dire que l'amitié entre un jeune black musulman et un vieux blanc juif cumule tous les poncifs aptes à séduire un public peu regardant en matière d'exigence cinématographique, pourvu que les bons sentiments soient au rendez-vous.

C'est en partie vrai (le film n'évite pas complètement l'angélisme naïf qui suinte de son pitch), mais d'un autre point de vue, il faut bien reconnaître qu'on ne s'ennuie pas devant Dough, qu'on y rit franchement et que le scénario y est fort bien troussé.

Le film ne mériterait cependant pas d'être encouragé sans l'incroyable prestation de l'insubmersible Jonathan Pryce. Le jeune acteur Malachi Kirby apporte quant à lui une fraîcheur bienvenue à ce moment de cinéma, qui sans être génial, est bien agréable.

L'occasion de se faire plaisir, tout en étant parfaitement politiquement correct. Une occasion rare.

 

 2e

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