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Articles avec #jim jarmusch

The dead don't die

Quelle mouche à bien pu piquer Jim Jarmusch de se lancer dans un projet qui mêle film de zombie, comédie froidement décalée, critique de la société de consommation et film à message politique ?

De cet assemblage hétéroclite ne ressortent que très peu de points positifs : une galerie de portraits-vignettes plutôt réussis dans la première partie du film, un Bill Murray au sommet de son art, certaines scènes joliment menées et une ambiance cohérente qui pourrait évoquer un Twin Peaks de peinture naïve.

Le film accumule par ailleurs toute une série de défauts dont le principal est le scénario, absolument catastrophique : il sacrifie le développement de certains personnages (les jeunes du Centre par exemple), accumule les pirouettes gênantes (les personnages qui connaissent le script comme dans un mauvais Blier) et les situations sans queue ni tête (le personnage joué par Tilda Swinton).

Au final, The dead don't die apparaît plus comme une succession de scènes tournées au bénéfice de copains / acteurs qu'une oeuvre pensée dans sa globalité. Si le résultat n'est pas totalement méprisable, c'est parce qu'il y a dans la caméra de Jarmusch une délicatesse qui parvient parfois à faire mouche. De justesse.

 

2e

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Only lovers left alive

Le dernier Jarmusch est une merveille de poésie. Tanger et Detroit, belles et décrépites, filmées superbement, constituent l'atout majeur du film.

Tilda Swinton donne l'impression irrésistible d'être un véritable vampire (mais peut-être l'est-elle ?) et Tom Hiddleston est radicalement magnétique.

Le scénario du film est quant à lui quelconque. Je peine d'ailleurs à m'en souvenir, tellement l'intérêt de Only lovers left alive réside ailleurs : dans son aspect de gaze vaporeuse striée de riffs de guitare et de visions hallucinées. Jarmusch parvient à la fois à respecter les codes du genre (le Let me in, les balles en bois, la vitesse d'exécution, l'omniscience quant à l'âge des objets) et à les transfigurer comme si on les voyait pour la première fois.

Only lovers left alive respire la nostalgie du futur, évolue dans une sorte de ralenti qui préfigure la fin d'un monde, distille un spleen cotonneux et feutré. Les décors sont somptueux, la mise en scène est au cordeau. Les clins d'oeil sont charmants (Marlowe, Einstein, "Et aussi l'ail tant que vous y êtes", la maison de Jack White et un concert de Yasmine Hamdan).

Un plaisir d'esthète, une friandise pour gourmet.

 

3e 

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