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Articles avec #je n'aime pas

Be happy

Eddie Marsan et Sally Hawkins. MK2 DiffusionPoppy est merveilleuse, pleine de vie et de fantaisie, rayon de soleil dans la grisaille de Londres, toujours enthousiaste, altruiste, voulant le bonheur de tous.

Souriante, gaie, voyant le bon côté des choses, patiente avec les enfants. Que des qualités ! (sauf les fringues, mais elle anglaise, donc à moitié pardonnée).


Poppy est chiante, factice, maniérée. Poppy est aveugle à ce qui l'entoure, elle veut être dans l'empathie mais n'y est jamais vraiment. Poppy n'écoute pas les autres. Sa bonne humeur chronique est un danger public, un pousse au meurtre, ou au viol. Elle porte sur les nerfs. Ses amis en ont marre, les mecs la fuient (qui aurait envie de vivre avec une Chantal Goya hystérique ?).

Mike Leigh est un cinéaste subtil, qui peint un Londres attendrissant, qui dirige ses acteurs à la perfection (extraordinaire Scott !), qui arrive à montrer comment l'enfer est pavé de bonnes intentions.


Mike Leigh est un cinéaste opportuniste qui a perdu la force sèche de ses premiers longs métrages et qui se fourvoie dans une comédie sentimentale qui commence comme un Woody Allen, se finit comme un Amélie Poulain et a essayé entre temps de se prendre pour l'Almodovar des débuts (Pepi..).

Faites votre choix. En ce qui me concerne je me suis ennuyé pendant de longs moments et Poppy m'a plus énervé qu'amusé, mais je comprends que l'inverse soit vrai.


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Gomorra

Le PacteQuand on a lu le livre avant de voir le film, on est toujours déçu. Ce vieil adage de lecteur cinéphile se vérifie une fois de plus avec Gomorra.

Le livre de Roberto Saviano est une bombe documento-romanesque. Tout y est : des visions d'apocalypse (comme le premier chapître, qui donnerait une scène d'ouverture au film beaucoup plus forte que la vraie, déjà vue cent fois chez Scorsese et d'autres), des histoires romanesques, de la profondeur psychologique et sociologique. Le livre est à la fois un brûlot politique et un écrit plein de suspense (l'écrivain est infiltré). Bref de la matière à cinéma.

Le résultat filmé est décevant. Face à la richesse surabondante du livre, Matteo Garrone a sélectionné quelques destins individuels. Mais sans le background explicatif et journalistique du livre, les maigres intrigues du film deviennent presque incompréhensibles (qui comprendra pourquoi Maria est tuée ? comment fonctionne le marché de la contrefaçon et à quoi correspondent les enchères que montre le film ?), et on a beaucoup de difficultés à s'attacher aux personnages.

L'ennui n'est pas loin, surtout dans la première partie du film.

Reste une mise en scène assez élégante, mélangeant avec bonheur le style "caméra à l'épaule" et une recherche esthétique et mélancolique dans les tons et les ambiances (la voiture accidentée parmi les fausses statues, le buldozzer sur la plage...).

La récompense cannoise semble un peu généreuse, c'est probablement le caractère social du film qui l'explique. Un conseil : lisez le livre.

 

2e

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Scoop

Je profite de l'été et des soldes sur les DVD pour voir des films que j'ai raté à leur sortie.

Ainsi, j'attendais beaucoup de Scoop. Trop sûrement.

J'ai adoré Match Point, trouvant que Woody Allen revenait en pleine forme après toute une série de film mineurs et presque auto parodiques.

Si Scoop n'est pas nul, il n'est pas réussi non plus. Le scénario, beaucoup plus prévisible et moins retors que celui de Match Point, ne vaut pas grand chose. L'idée du bateau de la mort est une belle idée, qui rappelle la fantaisie du Woody du tout début, mais elle n'est pas vraiment exploitée.

Woody lui même, en tant qu'acteur, en fait beaucoup trop, même si l'idée du magicien / metteur en scène est intéressante. Il finit par être ridicule, on dirait du Luchini sous amphétamine. Hugh Jackman est transparent. Scarlett Johansson est par contre absolument craquante et on voit bien que notre tombeur de Woody est tombé amoureux d'elle et lui offre ce film comme un écrin. Il faut dire qu'avec ses lunettes et ses moues de fille un peu bêtasse elle est vraiment renversante.

 

2e

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Marie Antoinette

Kirsten Dunst. Sony Pictures EntertainmentSofia Coppola ne s'embarrasse pas de psychologie, ni de politique et encore moins de sociologie.

Ce qui l'intéresse, c'est un regard "à plat", dans lequel peut s'exprimer la sensualité brute (des êtres, de la nature, de la lumière, voire du temps qui passe) et aussi ses propres goûts (en matière de musique par exemple).

Dans Virgin Suicide ou Lost in Translation, ses parti-pris collaient finalement assez bien au(x) sujet(s). Incommunicabilité, autisme, suicide inexplicable, barrière de la langue et de la culture : tous ces éléments s'harmonisaient très bien avec la mise en scène distancée et esthétisante de Sofia Coppola.

Dans Marie Antoinette, le récit n'arrive pas à décoller, et quand on connait la biographie écrite par Antonia Fraser dont le film est tiré, c'est bien dommage. La vie de la reine a été en effet d'une complexité incroyable, d'une tristesse infinie, et l'évolution de la petite autrichienne tout au long de sa vie est un sujet dramatique de première importance.

Que le film ne traite que la période versaillaise et occulte toute la descente aux enfers (les Tuileries, la fuite à Varennes, la Conciergerie, l'horrible façon dont les enfants seront traités, la mort de Louis XVI, le procès, sa propre mort), c'est bien sûr un choix de Sofia Coppola, mais quel dommage de se priver de cette dimension qui fait tout le sel du personnage historique. Du coup, le projet, dont on comprend vite qu'il vise surtout à restituer la futilité de l'époque en multipliant les nuances de roses et les recettes de gâteau à la fraise, devient un peu vain.

La performance de Kirsten Durst est tout de même éblouissante, elle est assez proche de la Marie Antoinette qu'on a en tête après les 600 pages du livre de Fraser. Jason Schwartzman, impayable dans le récent A bord du Darjeeling limited, est assez convaincant dans le rôle d'un Louis à la fois digne et dépassé par les évènements.

Tous les autres personnages ne sont malheureusement qu'esquissés, Fersen en particulier est assez raté.
Le film n'échappe pas à une certaine miévrerie (la rêverie à propos de Fersen sur le champ de bataille...). Il peut également procurer certains moments de grâce.

 

2e

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Le diable s'habille en Prada

Anne Hathaway et Meryl Streep. Twentieth Century Fox FranceOn mesure la qualité vraiment originale de Juno en voyant un archétype de la comédie américaine formatée comme Le diable s'habille en Prada.

Dans ce film tout est calculé pour plaire, et c'est ce qui ne me plait pas.

Anne Hathaway joue si bien la cruche que cela en devient ridicule, et surtout peu crédible : comment croire qu'une jeune femme qui ne connait rien à la mode et s'habille comme....vous et moi, se transforme du jour au lendemain en super woman qui porte de la haute couture comme un mannequin.

 

J'ose à peine parler de l'histoire d'amour avec le petit copain saucier (oui oui saucier, je ne l'invente pas, on se croirait dans ... Ratatouille) qui n'accepte pas le changement dans les horaires de travail et l'apparence de sa Dulcinée. Et l'aventure parisienne avec l'écrivain est d'un "cliché" à couper le souffle.

Le film aurait pu être une étude de moeurs subtile sur les drogués de boulot, et sur le milieu de la mode. Il n'est finalement qu'un présentoir vain et inutile qui encadre une belle prestation de Meryl Streep, impeccable, comme toujours.

 

1e

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La zona, propriété privée

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/65/86/46/18906895.jpgLes critiques concernant le premier film mexicain de Rodrigo Pla sont trop bonnes.

Car ce dernier vaut essentiellement par son sujet. Un lotissement de luxe, hyper protégé des favellas alentours, vivant en quasi aurtarcie, est tout à coup pénétré par un corps étranger : quelques voleurs qui profitent d'un accident pour s'introduire dans l'espace sacralisé. Que va-t-il se passer ? Comment les habitants, la police, l'extérieur vont ils réagir ?

A partir de ce thème assez excitant (dont certains articles lus dans la presse disent qu'il ne reflète que timidement la réalité), Pla va dérouler un récit assez prévisible, mais efficacement mené.

Le résultat est suffisamment anxiogène pour avoir attiré l'attention du plus grand nombre. De mise en scène il n'est pas vraiment question, mais ce n'est pas le plus important.

Il reste du film certains plans, comme celui du terrain de golf sur fond de favella, impressionnant.

 

2e

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Le premier venu

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/65/61/62/18910240.jpgJacques Doillon est un grand cinéaste.


Et comme cela faisait 4 ans qu'il n'avait rien produit, tout le monde attendait son nouveau film avec impatience.

Le sujet : une jeune fille (étudiante et parisienne probablement) passe une nuit avec une petite frappe de la Somme. Elle se fait violer, ou pas, la chose est ambigue. Mais en tout cas elle décide de suivre son amant (violeur ?) d'un soir et de l'aimer, quoi qu'il arrive, quoiqu'il en coûte. S'en suivent 2 heures de marivaudages verbeux, assez élégantes, mais aussi par moment un peu vaines.
Problème principal : les acteurs, dans une distribution particulièrement hétérogène.

Gérald Thomassin (qui était le petit criminel de Doillon il y a 18 ans) est un diamant brut, mais sa vie est un peu à l'image de son rôle (drogue, désinvolture) et on se demande toujours quelle frontière entre l'homme et l'acteur. Clémentine Beaugrand est très mignonne au début, mais à force de regarder le bout de ses pieds en se dandinant, on se demande si le personnage a été vraiment écrit, ses attitudes sont souvent incohérentes.

C'est d'aillleurs globalement le reproche principal qu'on peut faire au film, par rapport à ceux de Rohmer ou de Mouret, qui sont également très "écrits", c'est que la cohérence interne des personnages ne saute pas aux yeux.

Guillaume Saurrel, quel bel acteur !, est le seul gars normal du coin, mais en tant que flic, est ce bien crédible qu'il n'agisse pas alors que l'agent immobilier a disparu ? Enfin Jany Grarachana, le père de Costa, semble tout droit sorti de Bienvenue chez les Ch'tis, comme, dans une moindre mesure, Gwendoline Godquin et son accent à couper au couteau. Ils sont tous les deux un peu en déphasage par rapport au triangle amoureux.

Par tranche de 10 secondes le film peut être génial. En quelques secondes et quelques mimiques d'un acteur, Doillon peut faire passer une palette incroyable de sentiments. Sur la durée de deux heures, la sauce ne prend pas car le scénario est vraiment, vraiment trop improbable.

Les paysages de la baie de Somme, baignés par une lumière rasante de fin d'hiver, s'accordent bien au film : marécageux, beaux, ringards.

2e



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There will be blood

There will be blood n'est pas un mauvais film. Comme No country for old man ou comme La nuit nous appartient, il représente une certaine qualité américaine.

Le scénario est ambitieux, et se rapproche de celui de Casino par exemple : ascension puis décadence d'un homme seul (et sans pitié).

La mise en scène est classique, avec quelques tics tout de même, et sans génie. Les acteurs sont bons, et Daniel Day-Lewis est même très bon, mais très bon comme on est très bon quand on essaye d'avoir un oscar, c'est à dire prévisiblement très bon.

L'aspect historique n'est pas inintéressant. Il y a par moment un certain sens de la dramaturgie, comme au début par exemple.

A part ça, on s'ennuie ferme.

Les pistes que le film ouvre (le conflit entre pouvoir spirituel et temporel, le faux frère, le fils exclu) sont toutes avortées et aucune ne trouve son plein développement dramatique comme Scorsese a su si bien le faire dans Casino par exemple ou dans les Affranchis.

A ce titre le rôle du prédicateur est totalement saboté : il devrait être l'égal du héros principal, mais il n'en est que le faire-valoir. Les deux derniers plans du film sont à ce titre pitoyables. La musique enfin - pour moi qui suis très sensible à la bande son - est insupportable : sirènes d'avions, scies circulaires fonctionnant à l'infini, cordes désacordées, la musique amplifie les carences du film.

A éviter.

 

2e

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Cloverfield

Michael Stahl-David et Jessica Lucas. Paramount Pictures FranceJ’aime bien les films de monstres. De King Kong au Hulk de Ang Lee, en passant par Alien, La Guerre des Mondes ou le remarquable film coréen de l'’année dernière (The Host), je trouve que le sujet permet aux vrais cinéastes de pleinement s'’exprimer.

D’ailleurs en général, les films de genre, par le cadre contraint qu’'ils imposent, renforcent la créativité.  C’est donc plein d’'enthousiasme que j’'ai été voir Cloverfield, d’autant plus que le film est produit par JJ Abrams, le génial créateur des séries Alias et Lost, probablement le meilleur raconteur d’histoire sévissant en Amérique du Nord.

Le procédé (le film n'est constitué que de scènes filmées par un des personnages) est amusant car il induit simultanément plaisir et frustration. Plaisir du voyeur, frustration quand un des personnage dit « ne filme pas ça », ou que la caméra tombe et nous fait rater une scène importante (on se prend à prier pour que quelqu’un la ramasse et que le film puisse continuer…). D’'une certaine façon, ce type d’'expérience permet de mieux réfléchir à la puissance divine du metteur en scène dans un film « normal » qui nous fait voir ce qu’il veut, comme il le veut, sans que notre esprit remette en cause son côté démiurgique.

Hélas, mis à part de plaisir intellectuel et ludique, cette histoire de monstre détruisant Manhattan est d'’une grande platitude et le film est au final très décevant, certains personnages ou certaines péripéties étant même baclées.

 

Une sorte d'humour noir (le personnage qui filme joue à faire peur à ses copains dans le couloir du métro alors que de vraies horribles bestioles les observent dans le noir) sauve un peu le film, qui reste quand même très faiblard, dommage.

 

1e

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Sweeney Todd

Difficile de donner un avis sur Sweeney Todd sans évoquer d'abord le musical de Broadway dont il est l'adaptation.

N'allez pas voir ce film si vous n'aimez pas ce genre-là, avec ses morceaux chantés qui se ressemblent tous, leur orchestration grandiloquente, la minceur générale de l'intrigue et une certaine mièvrerie.

Ceci étant dit, je me suis fermement ennuyé durant toute la première heure. Au début tout est trop : trop de maquillage, trop de gris dans les décors, trop de cheveux hirsutes, trop de regards noirs de Johnny Depp, trop de noirceur quand c'est noir, trop de blondeur quand c'est blond, trop de méchanceté chez les méchants, trop de fleur bleue chez Johanna.

La deuxième heure est plus intéressante, à partir du moment où les deux comparses élaborent leur nouvelle recette de tourte.

A partir de là, la noirceur devient telle que le film redevient intéressant. On se rend compte que les gentils sont en faits plus méchants que les méchants. La virtuosité de Tim Burton s'exprime à plein, par exemple dans la séquence où Mrs Lovett rêve du bonheur en bord de mer. Le contraste avec la première partie fait l'intérêt du film, dommage qu'il faille bailler une heure pour en arriver là.

A chaque film de Tim Burton, je me demande s'il est un vrai grand cinéaste ou simplement un habile filmeur qui n'aime rien tant que transformer Johnny Depp en clone de Robert Smith.

Ce n'est encore pas avec Sweeney Todd que mes idées vont s'éclaircir.NB : si vous avez vu et aimé Borat, vous apprécierez le barbier italien !

 

2e

 

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No country for old men

Paramount Pictures FranceBon, ce n'est pas facile de dire du mal d'un film des Coen quand on a adoré Arizona Junior, Blood Simple, Miller's Crossing ou Fargo.

Encore plus difficile quand la critique cannoise a dit beaucoup de bien du film, le présentant comme une Palme d'or potentielle, alors qu'à mon avis le seul rival de 4 mois, 3 semaines, 2 jours ne pouvait être finalement que Zodiac. Et que la presse en général va l'encenser la semaine prochaine.

Mais franchement, si les frères Coen ne figuraient pas au générique, qui s'intéresserait à ce film ?

Résumons nous : le rythme est lent, la véracité psychologique des personnages improbable (Javier Bardem est une caricature, les seconds rôles inexistants), et surtout la dramaturgie des scènes sensées être éprouvantes, ou au moins stressantes, est complètement ratée et on s'ennuie fermement. Le découpage est pitoyable, par exemple toute la fin avec les plans concernant Tommy Lee Jones est pédante, sans être prenante. En réalité on ne rentre jamais réellement dans le film. D'une certaine façon, je me disais dans la salle : ca y est, les frères Coen se regardent filmer, comme parfois Woody Allen s'est regardé filmer.

Alors qu'ils ont le même potentiel que lui, les frères Coen deviennent un Tarantino sous Prozac, ils devraient faire une cure d'amphétamines. Même la traduction du titre anglais en français, bizarrement accouplée au titre original, est grotesque.

Manque de rythme, d'émotions, d'innovations. Bref, à éviter. 

 

2e

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Le dernier voyage du juge Feng

Yulai Lu, Yang Yaning et Baotian Li. Pierre Grise DistributionJe suis généralement assez bon public pour les films asiatiques, même lents.

C'est donc plein d'a priori favorables que j'ai été voir mon premier film au cinéma en 2008, d'autant plus que ce juge Feng bénéficiait plutôt de bonnes critiques.

Déception : le film a certes les qualités de ce type de production (paysages magnifiques, dépaysement assuré, jeu des acteurs totalement surprenant, quelques situations cocasses qui arrachent un sourire) mais aussi tous les défauts (anecdote élevée au rang d'intrigue, épaisseur psychologique des seconds rôles quasi nulle, lenteur soporifique de certaines scènes, prévisibilité absolue des péripéties, incapacité à conclure).

C'est dommage, une vraie réflexion sur la confrontation justice / tradition aurait pu être développée.  

 

1e

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Bee movie

Paramount Pictures FranceIl arrive qu'un film d'animation soit un chef d'oeuvre (Le voyage de Chihiro), qu'il soit éblouissant (Azur et Asnar), tout simplement réjouissant (Schrek, l'Age de glace) ou attachant (Le roi Lion, Ratatouille).

Mais complétement nul comme l'est Bee movie, c'est rare. Les personnages principaux, Bee et la fleuriste, n'ont aucune profondeur psychologique et leur relation est totalement improbable, on n'y croit pas une seconde.

 

L'intrigue est à la fois squelettique et alambiquée, ce qui constitue un exploit en soi : quel gamin de 5 ans pourra s'intéresser à un procès de 15 minutes à propos du droit des adultes à consommer le miel des abeilles ? Les morceaux musicaux et les personnages secondaires qui peuvent sauver ce genre ce film ne sont pas non plus au rendez vous.

En bref c'est le pire spectacle pour enfant vu depuis longtemps et une grosse déception de la part des studios Dreamworks qui nous avaient habitué à mieux. 

 

1e

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Michael Clayton

George Clooney et Sydney Pollack. SNDComment avec un bon scénario et une réalisation honnête faire un film moyen ?

Vous aurez la réponse en allant voir Michael Clayton.

Les principaux ingrédients de la recette sont une musique horripilante, et une direction d'acteur approximative. George Clooney (si vous êtes gentil) fait preuve d'une grande sobriété, (et si vous l'êtes moins) a l'expressivité d'une potiche.

La directrice juridique ne nous intéresse jamais vraiment, malgré son dilemne dostoievskien, qui devrait captiver.

Bref, quelques bonnes idées, mais le film, sans être franchement mauvais, n'est vraiment jamais intéressant.

1e

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