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Yves Saint Laurent

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/558/21055851_20131107160125747.jpgEn attendant la version de Bertrand Bonello, dont la date de sortie était initialement prévue durant le Festival de Cannes (le film sera-t-il sur la Croisette ?), on peut découvir ce premier biopic de Jalil Lespert.

Ce dernier a surtout eu pour l'instant une carrière d'acteur : il est le jeune homme du Ressources humaines de Laurent Cantet, et du Petit lieutenant de Xavier Beauvois. Yves Saint Laurent est son troisième long-métrage en tant que réalisateur.

Sans être complètement raté, le film est un peu trop appliqué pour générer de vraies émotions. On suit la vie et la carrière de YSL avec une curiosité polie. Les décors sont jolis, Pierre Niney est assez intéressant au début mais moins ensuite, et Gallienne ne m'a pas convaincu du tout.

Le film manque de souffle, d'énergie, et surtout d'un véritable point de vue. Ni découverte du monde de la mode, ni chronique d'une déchéance physique, ni tableau d'une époque, ni démonstration du génie créatif de YSL, le film tente d'être le récit d'un amour sur la durée, ce qu'il ne parvient à être que poussivement.

Bien léché, me film manque de folie pour emporter.

 

2e

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Les garçons et Guillaume, à table !

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/538/21053877_20131030102746615.jpgJe parierais volontiers, au vu de l'hilarité générale qui saisit la salle lors de mon séjour cannois, que le film de Guillaume Gallienne obtienne un score au box office qui le situe entre Camille redouble (838 000 entrées) et Intouchables (19 214 100 entrées).

La salle de la Licorne, à Cannes La Bocca, pleine à craquer, se bidonnait à s'en faire péter la panse, à un point qui dépassait ce que j'ai jamais connu dans une salle de cinéma : parfois, je n'arrivais plus à entendre les dialogues tellement mes voisins de siège rigolaient.

C'est peu de dire que cette comédie qu'on a du mal à qualifier (classico border-line, comédie de moeurs futuro trans-genre) parvient à soulever les publics : il n'y a qu'à voir le triomphe que le film emporta à Angoulême après la transe cannoise, Valois d'or et Valois du public, allez zou !

Il n'est guère possible de résister à l'ouragan comique que Guillaume Gallienne déclenche, tellement celui-ci est précis dans sa mécanique (on pense à la méticulosité d'un Jerry Lewis) et pertinent dans son propos, pour peu qu'on considère que le film est un film sur les idées reçues et non un catalogue d'idées reçues. Erreur que certains critiques imperméables au troisième degré commettrons, je le suppute.

Outre le rythme affolant du film, on notera la performance inoubliable de Gallienne qui joue, en plus de son propre personnage, sa mère.

Un coming out inattendu et émouvant, un moment de rire absolu.

 

4e

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