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Christoblog

Articles avec #francois morel

Le discours

Le discours est construit sur un a priori original, qui reflète d’ailleurs fidèlement la construction du roman de Fab Caro.

Son « temps réel » est celui d’un repas de famille, lors duquel les personnages principaux vont se figer à plusieurs occasions, permettant ainsi de très nombreuses digressions menées par son personnage : réflexions personnelles, commentaires sur ce qui se dit, flash-backs renvoyant à de nombreuses époques différentes, réalité virtuelle, flash-forwards fantasmés.

Une fois accoutumé à cette construction un peu complexe, bien servie par la mise en scène de Laurent Tirard, on prend un vrai plaisir à suivre les mésaventures d’Adrien. Si on ne rit jamais vraiment aux éclats, on sourit souvent à l’évocation des petites travers de chacun, dans lesquels chacun saura se reconnaître (ou reconnaître un proche).

Sans originalité, Le discours propose donc un divertissement de bon aloi, qu’on souhaiterait parfois plus épicé ou moins convenu, mais qui finit par convaincre, grâce à l’entrain de Benjamin Lavernhe, qui semble dispenser ici un cours complet de comédie et révèle un talent comique qu’il avait déjà esquissé dans Mon inconnue.

 

2e

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Josep

Aurel, dessinateur de presse, passe ici avec bonheur derrière la caméra, pour produire une oeuvre sensible et poétique, à défaut d'être renversante.

L'animation n'est pas le point fort du film, qui est avant tout un film de dessinateur. Pour l'apprécier, il faut donc accepter l'aspect sommaire des mouvements, souvent réduits à une succession de trois ou quatre planches fixes, légèrement vibrantes.

Si l'animation est rugueuse, la mise en scène compense en partie cette faiblesse par une utilisation subtile des dessins (ceux d'Aurel bien sûr, mais aussi ceux, originaux, du dessinateur Josep Bartoli, personnage principal du film). Le film propose également quelques belles idées en matières de lumières, de couleurs et de transitions entre deux séquences.

Le scénario fait l'objet d'une sophistication d'une qualité variable, mais parvient globalement à maintenir notre intérêt. On croise avec plaisir Frida Kahlo et on se cultive en révisant la façon dont la France à accueilli les perdants de la guerre d'Espagne en février 1939. 

Une soirée plutôt agréable, réussie sur le plan esthétique et culturel, qui peine à générer une véritable émotion. A noter que les acteurs prêtant leur voix aux personnages sont tous très bien, avec une mention spéciale pour Sergi Lopez et François Morel, parfait en salopard.

 

2e

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A cause des filles..?

J'ai une sympathie particulière pour Pascal Thomas, qui trouve sa source dans le plaisir éprouvé il y a bien longtemps à la vision de films comme Pleure pas la bouche pleine (1973), ou Les maris, les femmes, les amants (1988).

Malheureusement, je ne peux pas dire autre chose que beaucoup de mal de sa dernière production, qui est une véritable catastrophe artistique. Le film est une succession de saynètes autour des relations amoureuses, basées sur les confidences que s'échangent les participants à un mariage raté (le futur mari s'est barré).

Ces petits tableaux composés poussivement ne sont ni drôles, ni originaux. Je ne sauverai de cette calamiteuse série que l'histoire de la jeune femme qui ne supporte pas que les poèmes de Beaudelaire (sic) tatoués sur tout le corps de son amant soient entâchés de fautes d'orthographe.

Le casting, pourtant séduisant sur le papier (José Garcia, François Morel, Rossy de Palma, Irène Jacob), est outrageusement mal dirigé. La scène finale est un massacre hideux, dans lequel une figure tutélaire de la comédie française (Pierre Richard) est sacrifiée. 

Un naufrage à éviter par tout moyen à votre disposition.

 

1e

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