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Christoblog

Articles avec #fantastique

Real

Depuis que j'ai regardé un de ses films à ses côtés, j'entretiens une relation un peu particulière avec Kiyoshi Kurosawa, dont j'ai adoré la dernière oeuvre : Shokuzai. J'attendais donc beaucoup de Real.

Le pitch est assez simple. Un jeune homme entre en communication mentale avec sa femme, une dessinatrice de manga dans le coma, grâce à une machine sophistiquée, qui permet la fusion des esprits (curieusement un sujet en tout point semblable avec le récent film lituanien Vanishing waves).

Le début de Real est prometteur : on retrouve cette Kurosawa's touch, qui nimbe toute scène, même très réaliste, d'une ambiance mystérieuse et lourde de sens. Les rencontres "mentales" dans l'appartement de la jeune femme sont très réussies, servies par une mise en scène virtuose, jouant habilement avec les cadres et la profondeur de champ. Des visions horribles tirés des mangas se matérialisent, des évènements curieux troublent la quiétude relative de ces retrouvailles. A l'extérieur, la ville est nimbée d'un curieux brouillard.

Vers le milieu du film, un twist qu'on voit arriver de loin (mais je pense que c'est parfaitement volontaire) trouble un peu le bel agencement du début. Le film devient alors une sorte de digest du film horrifique asiatique récent et moins récent, et se perd dans une quête plus ou moins psychanalytique d'un trauma enfantin.

Ce n'est pas une catastrophe, mais la magie s'estompe nettement, en même temps que le scénario s'égare dans des maladresses et des approximations.

Une demi-réussite.

    

2e  

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Kaïro

© Euripide distribution. Samedi 28 novembre 2009 à 17h, Kiyoshi Kurosawa était présent dans la salle du Cinématographe, à Nantes. Exactement deux rangs derrière moi, et pour la première fois, j'ai vu un réalisateur regarder son propre film, en ma présence. Brrr...ça fait bizarre.

Lors de sa rapide présentation, il a replacé Kaïro dans son contexte (le bug de l'an 2000, l'apogée des films de fantôme au Japon) en s'excusant presque d'avoir fait un film un peu confus et daté. Il s'est interrogé devant nous sur la façon dont le film avait traversé ces 8 années.

Ce qu'il y a bien avec les réalisateurs, c'est qu'ils sont plus intelligents que nous, les spectateurs. Donc rien à ajouter, le film est confus, on n'y comprend pas grand chose, sauf que le monde des âmes mortes est un peu trop rempli et déborde dans celui des vivants qui peu à peu se fait dévorer. C'est parfois abscons, souvent assez bien fait, quelquefois intellectuellement stimulant, et par éclair magistral. Il y a une Kurosawa's touch, sans conteste, mais qui n'est pas si facilement accessible.

Pour ma part, j'aime qu'il y ait un peu de logique, même dans les films de fantômes, ce qui n'est pas réellement le cas ici.

Meilleur que le surestimé Ring, toutefois.


2e
 

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