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Christoblog

Articles avec #ciro guerra

Les oiseaux de passage

Incroyable film que ce nouvel opus du duo colombien composé de Ciro Guerra (qui vient d'être désigné président du jury de la Semaine de la critique 2019) et Cristina Gallego : on pense d'abord qu'il s'agit d'un documentaire National Geographic, avant de constater qu'on regarde un Scarface chez les indiens de Colombie.

Le film ménage toutes les péripéties classiques des films "qui racontent l'ascension d'un petit gars dans le milieu de la pègre", avec cette particularité que la pègre ici n'est pas pré-existante, mais se construit sous nos yeux avec la bénédiction des américains.

Les étapes traditionnelles (l'idée géniale, la tension entre les clans, la question d'honneur, les remords, la chute, l'escalade de violence) sont ici compliquées, ou sublimées, par un élément supplémentaire : les règles coutumières du peuple Wayuu qu'il s'agit de respecter.

Les paysages sont magnifiques, les acteurs formidables, la mise en scène sublime : c'est LA sortie de la semaine à ne pas rater.

Ciro Guerra sur Christoblog : L'étreinte du serpent -  2015 (**)

 

3e

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L'étreinte du serpent

Une sorte d'Apocalypse now tourné par Béla Tarr, voilà à quoi ressemble L'étreinte du serpent.

Le film est austère, mais captivant. On suit deux histoires en parallèle : un explorateur en Amazonie en 1901, et un autre 40 ans plus tard, à la recherche de caoutchouc pour l'effort de guerre. Le même indien les guide tous les deux.

Au crédit du film, il faut porter sa belle originalité, sa photo magnifique et quelques scènes incroyables, comme celles qui nous montrent la mission chrétienne à quarante ans d'écart : hallucinant. Les paysages sont admirables, surtout vers la fin du film, et les compositions des acteurs indiens très impressionantes.

Pour les aspects négatifs, qui pourront en rebuter plus d'un : le film est parfois (très) lent, répétitif, certains éléments sont franchement obscurs. 

Il m'a semblé que L'étreinte du serpent n'était pas vraiment tenu d'un point de vue narratif. L'impression finale est celle d'un impact visuel énorme, et d'un impact dramatique qui n'est pas tout à fait en rapport.

 

2e

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