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Ondine

Ondine est une créature mythologique, présente à la fois dans les mythologies gréco-romaines et germaniques. Elle revêt ici les traits plutôt agréable de l'actrice Paula Beer, découverte dans le formidable film d'Ozon, Frantz

Le cinéma de Christian Petzold, froid et théâtral, s'adapte assez mal à l'histoire que raconte maladroitement Ondine

Là où il aurait fallu de la poésie et du mystère, il propose des métaphores maladroites (l'aquarium, le scaphandrier, la tâche de vin sur le mur) et des personnages secondaires grossièrement dessinés. Ondine elle-même mime son caractère divin en prenant une moue inexpressive qui est plus ennuyeuse que mystérieuse. Quant aux longs développements sur la ville de Berlin, on se demande bien en quoi ils servent le propos.

Le film échoue également à faire ressentir la passion qui unit Christoph et Ondine. Pour ce qui se veut le tableau d'un amour qui s'étend au-delà de la mort, c'est dommageable.

Comme dans les deux autres films que j'ai vu de cet auteur allemand, j'ai trouvé que le scénario ne tenait pas la distance d'un long-métrage. Sa mise en scène, parfois élégante à force de distanciation, est ici simplement quelconque.

Christian Petzold sur Christoblog : Barbara - 2012 (**) / Phoenix - 2014 (**)

 

1e

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Phoenix

Mêmes qualités et même défauts dans ce film que dans Barbara, le film précédent de Christian Petzold. 

Le début est intrigant, instillant cette délicieuse incertitude qui fait le sel du bon cinéma : on ne comprend pas exactement ce qu'on voit, et on attend le plan suivant avec impatience. Ce brillant début se situe exactement à mi-chemin du Hitchcock de Vertigo et de Fassbinder.

Malheureusement, comme dans Barbara, le film finit par ployer sous le poids trop lourd de son formalisme forcené. Le scénario devient peu crédible (pour ma part je n'ai jamais vraiment adhéré à la situation : je ne crois pas qu'on puisse ne pas reconnaître quelqu'un à travers sa voix, son regard, sa démarche). 

J'ai donc décroché du film dans sa deuxième partie. Tout me semblait factice, décors de carton pâte, jeu artificiellement composé des acteurs, péripéties commandées et costumes amidonnés. Raté.

 

2e

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Barbara

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/85/09/19865494.jpgAllemagne de l'Est, 1980. Barbara, médecin à Berlin, est soupçonnée de vouloir passer à l'Ouest. Elle est exilée dans un hôpital de province, et surveillée par la Stasi. Alors qu'elle prépare effectivement son départ, André, le chirurgien qui l'accueille dans son nouvel hôpital semble tomber amoureux d'elle...

Dans ce film de Christian Petzold, jeune prodige du cinéma allemand, rien ne dépasse. Tout est programmé pour faire "auteur" : une certaine lenteur, un jeu assez hermétique de l'actrice principale, de jolis cadres, une ambiance un peu curieuse qui fait ressembler cette ville du passé à celle de la série Le prisonnier.

Du coup, je me suis passablement ennuyé, d'autant plus que le film ne réserve aucune surprise (mais c'est peut-être là que réside sa force, me direz-vous) : le gentil est très gentil, le méchant est méchant, les malades sont très malades, la malheureuse jeune fille est très malheureuse, les Trabants roulent comme des Trabants, etc...Tout est assez convenu, prévisible, et parfois un peu lourd, voire hasardeux (les raccords de la balade à vélo, lors de laquelle le vent violent s'arrête brusquement au changement de plan).

Il y a une application scolaire dans la mise en scène qui empêche d'adhérer complètement au propos du film, qui ne captive pas, mais n'est pas non plus à fuir.

 

2e

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