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Christoblog

Articles avec #bradley cooper

American sniper

Il faut probablement, pour apprécier un tant soit peu le dernier film d'Eastwood, accepter l'a priori suivant : le film est tiré d'une autobiographie de soldat héroïque.

Il est donc vain de lui reprocher ses aspects patriotiques à l'extrême (ceux qui doutent du bien-fondé de la guerre sont expédiés au second plan, manu militari), ou sa bienveillance complaisante vis à vis du héros (il ne se trompe jamais, et choisit le bon enfant à tuer).

Une fois posé cet état de fait qui désamorce la plupart des polémiques concernant American Sniper, que reste-t-il ? Un film de guerre lambda comme on en a vu tant, mois palpitant que Zero dark thirty, moins réaliste que Démineurs, moins intéressant que des films méconnus sur l'Iraq comme Battle for Haditha ou Dans la vallée d'Ellah.

Eastwood est un cinéaste classique, et sa façon de faire des films est tellement prévisible que cela en devient risible, comme lorsqu'on suit cette balle qui part dans Sadr City pour tuer à plus de 1600 mètres. C'est du solide, du déjà vu, du vieillot. 

Le film n'est donc pas désagréable à regarder, au contraire, les scènes de guerre étant réalistes au possible. Faut-il aller le voir ? Probablement non, sauf à tenir absolument à ne pas être surpris.

Clint Eastwood sur Christoblog : J.Edgar (**) / Au-delà (*) / Invictus (**) / Gran Torino (***)

 

2e

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American bluff

Il y a quelque chose d'irrémédiablement raté dans ce film de David O. Russell.

Les dialogues par exemple sont incroyablement mal écrits : parfois confus, d'autres fois artificiels ou inconsistants. Les scènes s'enchaînent très mal, le montage et le scénario sont mal fagottés, mal pensés.

Les décors et costumes sont trop ostentatoires. On nage dans une nostalgie Années 70 qui ne parvient jamais à s'assumer et oscille pendant tout le film entre la parodie et l'hommage énamouré. Le jeu des acteurs est aussi très mauvais : réduits à de simples caricatures (sauf peut-être le personnage joué par Amy Adams), ils n'entraînent aucune sorte d'empathie. 

Le film par bien des aspects rappelle par contraste la récente réussite de Scorsese. Alors que Le loup de Wall Street emballait le spectateur et l'entraînait dans une folle spirale de jouissance, American bluff ne parvient qu'à déjouer sur la longueur (2h18 minutes qui semblent sans fin), égarant son spectateur en route.

Un film qui pourrait concourrir dans la catégorie : "Portent si bien leur titre".

David O. Russell sur Christoblog : Fighter / Happiness therapy 

 

1e

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Happiness therapy

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/91/63/08/20343480.JPGHappiness therapy fait miroiter d'une façon mensongère un sujet intéressant, pour ensuite ne faire que l'effleurer. C'est très frustrant.

Pat sort de l'hôpital psychiatrique où il était soigné pour des troubles bipolaires. On souhaiterait en savoir plus, on aimerait que l'aspect maladie soit traité de façon un poil plus approfondie, pour que le contraste comique soit poussé à son paroxysme. Mais Pat est désespérément normal, et son obsession de reconquérir son ex est d'une banalité confondante.

Tiffany a couché avec les 11 membres de son bureau, là aussi on aimerait que cet aspect soit plus développé, non pas par curiosité salace, mais pour que le personnage joué par Jennifer Lawrence gagne en épaisseur psychologique.

Le film prétend être une comédie concernant deux personnes atteintes de dysfonctionnements psychologiques, elle n'est qu'une banale comédie sentimentale sur laquelle les scénaristes ont plaqué quelques noms de maladies et de médicaments (le gag du name dropping de médicaments est approximativement le seul en rapport avec les troubles des deux personnages, et il n'est pas très réussi).

La bonne surprise (relative) du film est à chercher du côté de la famille de Pat. La mère (Jacki Weaver) est assez attendrissante. Le père (De Niro, toujours cabotin) est abonné aux troubles obsessionnels compulsifs (les télécommandes !), instrumentralisant son fils en une sorte de porte-bonheur humain.

Les seconds rôles, essentiels dans toute bonne comédie US, sont très inégaux, Chris Tucker faisant le job en black doué pour la danse (original comme idée, non ?) mais Anupam Kher campant un psy plutôt raté.

Comment pensez-vous que cela finisse ? Par un concours de danse réussi (Flashdance, sort de ce film) et un convolage en règle de notre couple (pas si) azimuté (que ça). Décevant.

David O. Russel sur Christoblog : Fighter

 

2e

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