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Hors de prix

Je considère que Pierre Salvadori bénéficie d'une réputation chez la critique qui excède largement ses réelles qualités, et ce n'est pas ce film qui va me faire changer d'avis.

Commençons par les quelques points positifs. Il tiennent principalement à l'interprétation de Gad Elmaleh, tout en composition corporelle burlesque, et surtout d'Audrey Toutou, dont l'abattage est inversement proportionnel au poids des vêtements.

Il y a aussi dans le film un petit parfum d'amoralité plutôt agréable, qui détonne dans le schéma codifié de comédie romantique que propose Hors de prix.

Pour le reste, pas grand-chose à signaler : la mise en scène est transparente, le scénario plutôt empesé et sans grande surprise, le rythme bizarrement ralenti.

Pas catastrophique, et complètement oubliable.

Pierre Salvadori sur Christoblog : Dans la cour - 2014 (***) / En liberté ! - 2017 (*)

 

2e

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En liberté !

Rarement les phrases d'accroche figurant sur une affiche m'auront parues plus mensongères que pour ce film.

En effet, en ce qui me concerne, pas de "rires en cascade" à la vision de En liberté !, mais simplement quelques sourires intermittents et de grands moments de gêne quand un pseudo-gag tombe à plat (comme les apparitions successives du serial killer aux sacs en plastique).

Cette comédie qui n'est pas pour moi "hilarante", n'est pas non plus "bourrée d'émotion". Le rôle tenu par Mio Marmaï m'a plus énervé qu'il ne m'a ému. Ce dernier surjoue le déprimé injustement emprisonné, à moins que son personnage ne soit mal écrit, ou que l'impression générale de raté résulte d'un mélange de ces deux carences.

C'est en fait tout le film qui me semble bancal. Pierre Salvadori semble essayer de paraître décalé à tout prix. Que la plupart des critiques se déclarent séduits par ce pensum me laisse complètement interdit. Mettre dans la bouche d'Adèle Haenel un "putain" tous les trois mots, imaginer un cambriolage en vêtement sado-maso, faire fumer un personnage un sac en plastique sur la tête : toutes ces idées semblent avoir germé dans le cerveau d'un élève de collège à qui on aurait donné les moyens de tourner un long-métrage.

Sans rythme, approximativement écrit et laborieusement filmé, En liberté ! ne mérite pas le dixième du bien qu'on a écrit sur lui.

Pierre Salvadori sur Christoblog : Dans la cour -  2014 (***)

 

1e

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Casse-tête chinois

Cédric Klapisch continue sa saga entamée il y a 10 ans maintenant, avec sa même troupe d'acteurs/trices : Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou et Kelly Reilly.  

Dans cet opus, Xavier a maintenant 40 ans (en gros les personnages vieillissent deux fois plus vite que les acteurs) et doit faire face aux emmerdes classiques de la vie d'adulte : divorce, gestion des enfants, activité professionnelle... Le film pourrait adopter une tonalité du coup un peu plus grave, mais il n'en est rien car Klapisch choisit de plonger son quatuor de choc dans des imbroglios sentimentaux à rebondissement.

Ainsi Xavier aide sa copine lesbienne Isabelle à faire un enfant, alors que celle-ci trompe son officielle avec la baby-sitter, et que Xavier hésite à retomber amoureuse de Martine, qui a deux enfants, comme lui, et que Wendy vient de le quitter pour une armoire à glace américaine : bref, on est bien dans le tourbillon de rebondissements sentimentaux que Klapisch affectionne.

Si son scénario est un peu (trop) vaudevillesque, le film possède un certain charme qui est dû aux moments de fantaisie ou de léger spleen qui le parsèment, surtout durant sa première partie. Les paysages de New-York ont beaucoup de charme et certaines scènes dégagent une belle drôlerie un peu désespérée (la rencontre de Xavier et du mec de Wendy, par exemple). Cécile de France fait preuve d'un abattage assez exceptionnel. 

Sans être irrésisitible, le film se laisse donc regarder, surtout si on a vu les deux premiers opus.

A voir aussi sur Christoblog : Les poupées russes / L'auberge espagnole

 

2e

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Les poupées russes

Dans les commentaires de mon billet sur l'Auberge espagnole, pL me disait que Les poupées russes étaient mieux, et PierreAfeu qu'il ne fallait pas voir le film.

Finalement, comme mon fils a l'intégrale Klapisch en coffret, j'ai bien eu du mal à résister à l'envie de revoir les protagonistes de L'auberge espagnole.

Mon verdict : j'ai bien aimé. L'auberge espagnole avait un vernis "jeune" un peu trop marqué. L'intrigue était légère, les acteurs un peu tendres et la mise en scène virevoltait comme un papillon qui ne doit vivre que quelques heures.

Dans les poupées russes, tout paraît plus vieux, plus mûr. Les acteurs ont pris de l'épaisseur (Duris, Cécile de France, Audrey Tautou et la superbe Kelly Reilly), l'intrigue est moins simpliste que le toboggan émotionnel de L'auberge, et la mise en scène s'assume.

Preuve de cette maturité, les nombreuses mises en abyme qui parsèment le film : Duris qui écrit le scénario d'une suite (comme Klapisch !), Duris qui répète mot pour mot à sa nouvelle conquête le discours que sa copine lesbienne lui a tenu peu de temps avant, etc... Certaines scènes, complètement loufoques, sont franchement réussies, je pense à Audrey Tautou revisitant les contes de fées pour son fils : "j'ai connu 7 princes charmants....".

La fin à St Petersbourg donne une touche d'exotisme très bien venue, tant les Russes sont à la fois si Européens et si étranges.

Bref un (très) bon moment, et on se prend à attendre la suite, comme une longue série qui se poursuivrait à l'échelle d'une vie.

 

3e

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L'auberge espagnole

Ayant passé quelques jours à Barcelone la semaine dernière, j'ai eu l'idée de regarder l'auberge espagnole hier soir, que curieusement je n'avais jamais vu.

Côté Barcelone, le film montre quelques incontournables : le parc Guell, la Sagrada Familia, Barceloneta, le téléphérique qui relie le port à Montjuich. Il donne aussi une bonne vision de l'énergie et de la beauté de la ville, à travers un joli patchwork de ruelles antiques et fleuries, de murs taggés, d'avenues cossues.

Côté cinéma : que dire ? Klapisch me laisse souvent sans voix, tellement ses films peuvent paraître naïfs, démonstratifs, mal ficelés, tape à l'oeil, inconsistants, et en même temps pleins d'énergie, présentant en général de très belles galeries de personnages, et intégrant ici où là une scène particulièrement réussie (ici Cécile de France en lesbienne apprenant à Romain Duris comment draguer). Klapisch, c'est vraiment Lelouch en plus jeune.

Finalement on ne passe pas un mauvais moment (en particulier grâce à un casting féminin de jeunes actrices effarant : Cécile de France, Judith Godrèche, Audrey Tautou, Kelly Reilly). On se demande un peu pourquoi le film a pu prendre un aspect culte : peut-être parce qu'il montrait aux parents ce que faisaient vraiment leurs enfants dans le cadre du programme Erasmus ?

 

2e

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