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Résultat pour “kingsman”

The king's man : première mission

Sortie DVD

The king's man : première mission présente l'équilibre parfait qu'on attend d'un film d'action, entre scénario surprenant et fouillé, et scènes spectaculaires.

En ce qui concerne la narration, le troisième volet de la trilogie parvient à insérer dans son intrigue de nombreux personnages réels qui vivent leur vie "normale" : l'archiduc Ferdinand, lord Kitchener, Raspoutine, Lénine, Mata Hari. Cela donne au film une patine réaliste dans sa première partie que ne possède aucun film équivalent.

Dans la seconde partie, Matthew Vaughn parvient à se hisser en terme d'action à ce qui se fait de mieux dans le genre. Les scènes finales qui montrent les héros s'attaquer à la citadelle minérale du méchant boss sont impressionnantes.

Le film est une gourmandise sans prétention, qui souffre parfois de quelques baisses de rythme sans gravité, un peu moins drôle que les épisodes précédents, mais qui se regarde avec plaisir.

Kingsman sur Christoblog : Kingsman : services secrets - 2015 (***)

Le DVD sort le 6 mai en 4K UHD, Blu-Ray, DVD, Coffret trilogie Kingsman et en achat digital depuis le 28 avril chez 20th Century studios, site Internet, page Facebook et page Twitter. Voir aussi la fiche Cinetrafic du film.

 

2e

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Kingsman

En matière de divertissement pur, difficile d'imaginer plus jouissif et plus décontracté que ce premier Kingsman.

Le film ressemble à ces vieux James Bond dans lesquels ce dernier était vraiment anglais, et ne s'était pas encore nolanisé.

Prenez d'abord un scénario malin (et à tiroir) : comment devient-on agent secret ?

Ajoutez des acteurs au top de leur caricature : un Colin Firth plus précieux que jamais, un Samuel L. Jackson zozotant et dégingandé, des seconds rôles parfaits. Tout cela dans un bain d'élégance british.

Secouez au shaker d'une idée ou allusion par minute (le JB de James Bond, Jason Bourne, Jack Bauer par exemple). Fignolez le tout en ajoutant une bande-son entraînante, des décors parfaits et des scènes cultes (l'église !!), des rebondissements incessants : vous obtenez un pur plaisir de spectateur. 

Enfin, le voici le film dans lequel : le héros peut mourir au débotté après avoir trucidé gratuitement plusieurs dizaines d'innocents, un autre héros peut recouvrer un surcroit d'énergie à la perspective de sodomiser une princesse scandinave, des méchants voient leur chef exploser en feu d'artifice, on boit un cognac napoléonnien en l'honneur d'un mort.

Un festival d'intelligence créatrice comme je n'en n'avais pas vu depuis longtemps !

 

3e

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Mission impossible : rogue nation

Dans le dernier Mission impossible, Tom Cruise fait à peu près la même chose que ce que fait Daniel Craig dans les James Bond.

Il s'accroche à des aéronefs, conduit toutes sortes d'engins motorisés, utilise des accessoires qui font bip-bip, tchlak, et bzoin-bzoin en clignotant de façon inquiétante ou encourageante suivant le contexte, retourne les situations les plus désespérées, fait croire à ses ennemis qu'il est foutu pour mieux les surprendre, semble bénéficier de fonds financiers en ressources illimitées, fait des exercices de musculation et peut se battre en utilisant toutes sortes d'armes.

En terme de cinéma d'action, rien de bien nouveau dans Rogue nation, ni au niveau du ton (ce qui était le cas dans l'excellent Kingsman, vu en début d'année), ni au niveau des péripéties.

Ce qui rend le film plutôt agréable, c'est son aspect humble (les scènes d'actions parviennent à un certain degré de réalisme, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce type de film), et sa solidité scénaristique. Sans être complètement échevelé, le scénario se révèle en effet bien construit, avec un dévoilement progressif de ce qui se trame et une dernière partie plutôt réussie.

Dans le même ordre idée (humilité et efficacité), il faut signaler les interprétations solides de Jeremy Renner, de Rebecca Ferguson (qui impose son physique athlétique - mais pas que) et de Simon Pegg, très à l'aise dans son rôle habituel d'écureuil coincé et vélleitaire. Difficile de croire que Tom Cruise a 53 ans au regard des cascades effectuées : il a l'air très à l'aise sur une moto, bien plus que dans les scènes d'amour, où il a toujours l'air d'avoir 14 ans et de ne pas savoir quoi faire.

Tourné sur pellicule, Rogue nation a un petit côté old school plutôt sympathique, à l'image de cette étonnante et agréable poursuite (à pied !) dans les rues embrumées de Londres.

 

2e

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007 Spectre

Le nouveau Bond représente le niveau zéro zéro de l'imagination.

Le scénario, pour commencer, est d'une platitude innommable : le dernier Mission Impossible  parait une mine infinie de nouveautés si on le compare au brouet de Spectre. Et je ne parle pas du feu d'artifice d'idées lancé par les artificiers de Kingsman en début d'année.

Chez Bond, le schéma est tellement éculé et désuet qu'il fait peine à regarder : le programme 00 est annulé et Bond est isolé (coucou MI6), il trouve un méchant, qui lui donne un indice pour trouver un méchant pire que lui. Bond le traque pour un combat final. Entre temps il tombe amoureux de la fille du premier méchant, qui est très gentille. C'est tout. Et c'est délayé pendant 2 longues heures et 30 interminables minutes.

Si la faiblesse du scénario est affligeante, les décors du film impressionnent par leur manque d'originalité : une Italie de pacotille (re-coucou MI6), une Autriche enneigée, un Mexique de carte postale (la meilleure séquence), et un Maroc dans lequel existe encore des trains dans lesquels des boys repassent des costumes. Mais dans quel siècle vivent les scénaristes ? Bond ne pourrait-il pas parfois se retrouver en banlieue, pour changer ?

Les scènes d'action ne présentent aucun signe de renouvellement : on est dans l'hyper traditionnel boum-boum-je te pousse à l'extérieur du train, du bâtiment ou de l'hélicoptère (la production a du avoir un prix de gros pour caser dans le film deux séquences du genre, une au début et une à la fin). 

Les gadgets sont pitoyables, les seconds rôles aussi. L'humour est pratiquement absent. Même Christoph Waltz n'arrive pas à paraître méchant, un comble ! 

Les deux scènes d'épilogue sont à pleurer. On a l'impression que la production, à court total d'idées, n'a rien su faire d'autre que filmer une voiture vintage, en mettant dedans une Léa Seydoux qui ne dépasse jamais dans le film le rôle de potiche consentante. 

Un naufrage.

 

1e

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Les films les plus attendus en 2015

Snow therapy, de Ruben Ostlund, sort le 28 janvier et s'annonce comme une des sensations de l'année.

 

USA / Canada

2015 commencera logiquement avec les films déjà sortis outre Atlantique et en course pour les Oscars : Birdman de Inarritu, Invicible d'Angelina Jolie, Wild de Jean Marc Vallée, Foxcatcher de Bennett Miller, American Sniper de Clint Eastwood, Big eyes de Tim Burton, Inherent vice de Paul Thomas Anderson, Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh (un biopic de Stephen Hawking), The imitation game de Morten Tydlum (inspiré de la vie de Turing, informaticien et père de cryptographie moderne), le mauvais Captives d'Atom Egoyan.

Les Cahiers du cinéma consacrent trente pages au nouveau Larry Clark, The smell of us : skaters et sexe au programme, pas sûr que cela plaise à tout le monde. A noter aussi en début d'année la sortie le 4 février d'un film québécois qui cumule les récompenses dans de nombreux festivals : Félix et Meira, de Maxime Giroux.

On surveillera ensuite d'un oeil le film d'espionnage anglo-américain Kingsman (avec Colin Firth), le Hacker de Michael Mann, Au coeur de l'océan de Ron Howard (une relecture de Moby Dick) et surtout Jupiter de Lana et Andy Wachowski, dont chaque film est une expérience.

Plus tard dans l'année, on sera curieux de découvrir le nouvel opus de Noah Baumbach (Frances Ha, Greenberg) : While we're young, avec Ben Stiller et Naomi Watts. Autre figure du cinéma indé US : David Gordon Green (Prince of Texas) tourne avec Sandra Bullock Our brand is crisis

Les poids lourds américains sont au boulot, et nul doute qu'on croisera quelques-uns de ces films sur la Croisette : St James Place de Steven Spielberg, Crimson Peak de Guillermo del Toro, Midnight special de Jeff Nichols, Sea of trees de Gus Van Sant (avec l'inévitable Matthew McConaughey décidément partout), Ricki and the flash de Jonathan Demme, She's funny that way de Peter Bogdanovitch, The walk de Robert Zemeckis ou The martian de Ridley Scott.

Knights of cup, le prochain Terence Malick en chantier depuis plus d'un an, sera lui en compétition à Berlin.

Pas sûr qu'il soient prêts en 2015 : Carol de Todd Haynes, un documentaire-opéra sur les Stooges par Jim Jarmusch, The lost city of Z de James Gray (avec Robert Pattinson et Benedict Cumberbatch), Silence de Scorsese, The trap du coloré Harmony Korine et last but not least, The hateful eight de sieur Tarantino.

Werner Herzog tourne aux USA une fiction basée sur la vie de l'aventurière Gertrude Bell : ça s'appelle Queen of the desert, et le casting est de folie : Nicole Kidman, Robert Pattinson, James Franco. Le film sera en compétition à Berlin en février.

 

France

Dès janvier, Xabier Beauvois nous montrera Benoit Poelvoorde voler le cerceuil de Charlie Chaplin dans La rançon de la gloire. A noter le 18 février la sortie du premier film de Thomas Salvador, qui fait l'unanimité dans tous les festivals où il est projeté : Vincent n'a pas d'écaille, premier film français de super-héros sans effets spéciaux. A ne pas rater aussi en janvier, le beau Hope de Boris Lojkine, très bien accueilli à Cannes.

Des prétendants pour Cannes : Erran, de Jacque Audiard, parlera d'un réfugié politique tamoul réfudié à Paris, Les deux amis de Louis Garrel (avec lui-même et Vincent Macaigne), L'ombre des femmes de son père Philippe Garrel, Comme un avion de Bruno Podalydes (avec son frère, comme d'hab), Nos Arcadies - Trois souvenirs d'Arnaud Desplechin.

Est-ce que Maïwen sera de retour sur la Croisette avec Mon roi, connu jusqu'alors sous le titre Rien ne sert de courir, (Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot dans une histoire passionnelle) ?

Le rare Philippe Gandrieux a fini de tourner Malgré la nuit et le zarbi Quentin Dupieux sort Réalité en février (avec Alain Chabat). Mais le film le plus excitant en chantier, c'est peut-être Paul Verhoeven qui le tourne en ce moment à Paris : cela s'appelle Elle, avec l'excellente Isabelle Huppert, et ça s'annonce sulfureux. 

A signaler aussi l'intriguant The voices, tourné aux USA par Marjane Satrapi avec Ryan Reynolds, ou à plus long terme les projets de Catherine Breillat (Bridge of floating dreams), Michel Gondry (Microbe and gasoil) ou Andrzej Zulawski (Cosmos, avec Sabine Azema). On ne sait pas si le prochain film de Valérie Donzelli, L'histoire de Julien et Marguerite, avec la délicieuse Anais Demoustier (je l'adore !) sortira en 2015. Jamel Debbouze signera un film d'animation, Pourquoi j'ai mangé mon père, tiré du roman loufoque de Roy Lewis. Enfin, après une année 2014 très YSL, ce sera au tour de Dior de remplir les salles avec le documentaire Dior et moi, de Frédéric Tcheng.

Il sera imossible d'échapper à Léa Seydoux cette année encore, dans le James Bond bien sûr, mais aussi par exemple dans Le Journal d'un femme de chambre, de Benoit Jacquot, qui sera en compétition à Berlin. Je parie sur une présence à Cannes de Belles familles, qui marque le retour de Jean Paul Rappeneau, à 82 ans, et après 11 ans d'absence. Autre revenant, Jean-Jacques Annaud, qui revient aux animaux, avec Le dernier loup.

Pas de Kechiche à l'horizon, son projet La blessure, transposition du livre de Bégaudeau de Vendée en Tunisie, avec Gérard Depardieu, est au point mort. 

 

Europe

En ce début d'année, je conseille le délicieux Queen and country du vétéran britannique John Boorman. En janvier, ce sera aussi le moment de découvrir le stupéfiant Snow Therapy, en course à l'heure qui est pour l'Oscar du meilleur film étranger, et révélation de la section Un certain regard au dernier festival de Cannes. Il faut imaginer Haneke en rigolo pour avoir une idée du film. On lit aussi de bonnes choses sur Phoenix, de l'allemand Christian Petzold (Barbara).

Peter Greenaway, dont les dernières sorties ont été pour le moins confidentielles, reviendra-t-il sous les projecteurs avec son biopic Eisenstein in Guanajuto ?

Ne sachant pas trop dans quelle catégorie le ranger (USA ou pas ?), je place ici le film que j'attends le plus en 2015. Joachim Trier, le réalisateur norvégien de Oslo, 31 août, a tourné Louder than bomb à New York, avec Gabriel Byrne, Isabelle Huppert (décidément toujours dans les bons coups) et Jesse Eissenberg.

J'attendrai aussi de pied ferme la nouvelle vague grecque qui doit  concrétiser : Chevalier d'Athina-Rachel Tsangari et surtout The lobster de Yorgos Lanthimos, avec Colin Farrell et Léa Seydoux.

Ailleurs en Europe : Flashmob de Michael Haneke (espérons qu'il ne soit pas prêt en mai !), Le trésor de Corneliu Porumboiu, L'ultimo vampiro du vétéran Bellochio et le retour de Moretti qui fait tourner John Torturro dans Mia madre. Je vous conseille aussi un film anglais très noir vu à Cannes l'année dernière, Catch me daddy, du jeune Daniel Wolfe. Côté espagnol, Juliette Binoche a tourné avec Isabel Coixet Nobody wants the night au Groenland. 

Quant au nouveau projet de Miguel Gomes (Taboo), Les mille et une nuits, je ne sais trop quoi en penser : le film dure ... 7h37. Je suis également très intrigué par le retour des Monty Python, accompagné de Simon Pegg, dans Absolutely anything. Et aussi par le nouveau film de la polonaise Malgorzata Szumowska (Elles, AIME et fais ce que tu veux) : Body.

Epérons enfin que nous pourrons voir dans les salles Mandarines, un film géorgien de Zaza Urushadze, qui a excellente presse (il figure dans les 5 finalistes aux Oscars du meilleur film étrangers). 

Wim Wenders termine Every thing will be fine, qui réunit Charlotte Gainsbourg, James Franco et Rachel McAdams. 

 

 

Reste du monde

Ne manquez pas pour commencer la fantaisie noir coréenne Hard day et l'explosif film de Damian Szifron Les nouveaux sauvages, qui sortent en janvier.

Une année exceptionnelle côté Asie avec quasiment tous les cinéastes majeurs du continent sur la ligne de départ : le magnifique A la folie de Wang Bing qui sort en avril, Hill of freedom de l'indispensable Hong Sang-Soo, The taking of the tiger mountain de Tsui Hark, le nouveau Takeshi Kitano, Mountains may depart de Jia Zhang-ke, The crossing de John Woo, The assassin (enfin !) de Hou Hsia-hsien, In the room d'Eric Khoo, Umimachi Diary du délicieux Hirokazu Kore-Eda, et The Ferryman de Wong Kar-wai. Incroyable, si on ajoute en plus le très attendu Love in Khon Kaen du palmé Apichatpong Weerasethakul ! Il va falloir faire de la place sur la croisette.

Berlin verra en février le retour du grand Jafar Panahi, avec Taxi.

Coté animation japonaise, Miyazaki est en retraite mais on dit beaucoup de bien de Souvenirs de Marnie, de Hiromasa Yonebayashi (Arrietty) , qui sort le 14 janvier.

Comparé à l'Asie pas beaucoup de nouvelles de l'Amérique du Sud. A Cannes l'année dernière je n'ai pas aimé du tout Jauja du pourtant estimé Lisandro Alonso.

 

Suites, sequels, prequels, spin-offs, marveleries, reboot, franchises et autres tartufferies

Au rayon des blockbusters prévisibles, la pauvreté d'imagination des scénaristes fait peine à voir.

L'année sera donc marquée par toutes sortes de production de nationalité et d'intérêt variables : James Bond 24 (Spectre), réalisé par Sam Mendes, Fast and Furious 7 ("sanctifié" par le décès brutal de Paul Walker), Jurassic World (4ème du nom mais sans Spielberg), Mad Max 4 (avec le vétéran Georges Miller aux commandes), Tintin 2 (sans Spielberg non plus), Star War 7 par JJ Abrams, Die Hard 6, un nouvel opus d'Avengers (que j'irai peut-être voir parce que réalisé par mon chouchou Joss Whedon), Mission impossible V (avec Tom le petit), Terminator Genisys avec Arnold (peut-être un peu rouillé), Cinquante nuances de grey qui amorce je le crains une longue série libidineuse mais pas trop (mais qui pourrait m'éviter de lire les livres), un nouvel épisode de La nuit au musée (oui, on s'en fout, c'est vrai) et enfin une nouvelle version de Peter Pan, qui s'appelle ... Pan.

 

Je finis mon article par le serpent de mer que constitue la sortie éventuelle du film d'Alexei Guerman (décédé en 2013) : L'hitoire du massacre d'Arkanar. Rappelons que le tournage du film a commencé en 2000. Le fils de Guerman aurait dit que le film était presque prêt : suspense donc, pour le film le plus longuement attendu de l'histoire du cinéma. A l'année prochaine !

 

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