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Christoblog

Résultat pour “a ciambra”

A chiara

Jonas Carpignano poursuit ici son exploration, entre fiction et documentaire, de "sa ville" calabraise, Gioia Tauro.

Ce troisième film, après Mediterranea et A ciambra, nous emmène dans le milieu de la mafia. On suit le destin d'une jeune fille qui se rend progressivement compte à quinze ans que son père est un mafieux.

La façon de Carpignano fait ici merveille : mélange de réalisme brut (les scènes familiales du début, caméra à l'épaule, image à gros grain façon Kechiche) et d'onirisme égrené par petite touche (les rêves de Chiaria, la chambre en feu, le gouffre dans le salon).

Le film a une bande-son formidable, très travaillée et signifiante. La thématique du choix de vie, celui du passage à la condition d'adulte sont très bien traités. Mais ce qui emporte tout, c'est le visage et le corps rayonnants de Chiara, sa volonté de vivre, son exigence de comprendre.

Quelques scènes sont tout simplement géniales : la cache dans la brume, le passage du contrôle policier. Urgence, captation des sentiments les plus complexes au plus prêt, la vie semble ruisseler de l'écran dans les films de Carpignano.

Un formidable thriller psychologique mâtiné de documentaire brut.

Jonas Carpignano sur Christoblog : A ciambra - 2017 (****)

 

3e

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A ciambra

Avant d'aller voir ce film, il est intéressant d'en connaître la genèse. Jonas Carpignano, réalisateur italo-américain, filme dans la ville calabraise de Gioia Tauro depuis 2011. Il y a tourné un court métrage et son premier long-métrage, Mediterranea.

La famille gitane Amato, qui est au coeur du film, est donc ici filmée "dans son jus", au naturel. 

Certes, l'intrigue du film est évidemment inventée, mais tout le décorum est directement issu de la vraie vie. A ciambra est donc né dans un territoire peu exploré, qui se situerait pile à mi-chemin du documentaire (les funérailles montrées dans le film sont réelles, par exemple) et la fiction.

Le résultat m'a littéralement fasciné. Pas sûr que ce soit le cas de tous les spectateurs qui verront le film, car celui-ci n'est pas très facile d'accès : il faut accepter la caméra à l'épaule qui donne le tournis, les lambeaux de conversations inaudibles, le fouillis qui semble envahir tout l'écran. 

La magie du film est de parvenir à nous faire entrer dans ce monde très marginal. On apprend la langue, on s'habitue progressivement à ce qui nous choque au début (les enfants qui fument, les vols comme mode vie, les adultes qui ne savent pas lire) et à la fin du film, on se sent miraculeusement chez soi.

Si l'aspect documentaire est passionnant, le volet fictionnel n'est pas négligeable pour autant. Le scénario est habilement construit, il parvient à installer progressivement une belle tension dramatique qui se dénoue dans un dilemme moral de toute beauté.

A la fin du film on ne sait pas trop ce qu'il faut admirer le plus : l'énergie fantastique qui l'électrise, l'impression de réalisme absolu qui sidère (on pense à Wang Bing) ou l'inventivité du scénario qui parvient injecter du réalisme magique (le grand-père, le cheval) aux entournures d'un naturalisme très cru.

C'est magnifique.

 

4e 

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Journal de Cannes 2017

 

 

27 mai

Dernier jour, qui commence en douceur avec le rattrapage d'un documentaire présenté en sélection officielle (mais hors compétition), Demons in paradise (3/5). Le film revient sur le guerre civile au Sri Lanka, et plus spécialement sur la lutte sanguinaire entre les différentes factions tamoules. C'est basé sur des témoignages de protagonistes qui reviennent sur les lieux des exactions. Intéressant.

Je reviens en compétition pour You were never really here (5/5) de Lynn Ramsay, qui sortira finalement en France sous le titre A beautiful day. Le film n'est pas très original par son propos (un justicier urbain tente de sauver une petite fille d'un réseau pédophile), mais l'est par sa mise en scène d'une beauté et d'une intelligence admirable. Joaquin Phoenix y est sidérant d'intériorité.

Fin de Festival avec une montée des marches en grande tenue. Le dernier Polanski, D'après une histoire vraie (1/5), est malheureusement raté à tout point de vue. L'interprétation d'Eva Green est particulièrement mauvaise. A oublier.

Merci de m'avoir suivi jusqu'au bout, et à l'année prochaine !

 

26 mai

L'un des chocs de ce Festival sera à coup sûr Patti Cake$ (4/5), film de clôture de la Quinzaine, avec lequel je commence la journée. Le réalisateur Geremy Jasper décrit la vie quotidienne des classes défavorisées du New Jersey, à travers le désir d'une jeune fille (blanche et en surpoids) de devenir une star du rap. C'est le parfait feel-good movie de fin de Festival. Un délice.

Je reviens ensuite dans la compétition, avec pour commencer In the fade (3/5) de Fatih Akin. Diane Kruger joue avec un talent incroyable une femme dont le mari et le fils sont tués dans un attentat : prix d'interprétation féminine en vue ! Sinon, le film, sous des dehors un peu pépère, est plus subtil qu'il n'y paraît : il nous conduit de nombreuses fois à changer d'opinion sur ce qu'on voit. Un film rudement efficace en matière de suspense psychologique.

A la suite, la montée des marches de 19h pour le Ozon, L'amant double (2/5). Ozon essaye de faire son Hitchcock et son Cronenberg à la fois, mais comme il n'a pas la précision du premier, ni le caractère malsain du deuxième, le résultat est couci-couça, propre sans être convaincant. J'ai eu un peu de mal à m'impliquer dans l'histoire, et n'ai pas vraiment été surpris par sa conclusion. Le film est loin d'être aussi transgressif que ce que le bouche à oreille en disait.

 

25 mai

Double shot à la Quinzaine ce matin. I'm not a witch (4/5) de la jeune zambienne Rungano Nyoni est un très joli premier film, qui traite avec beaucoup de subtilité du sujet des sorcières en Zambie, à travers le regard d'une enfant. De l'humour et de très belles images, un candidat sérieux à la Caméra d'Or.

Dans un genre totalement différent, Bushwick (3/5) de Cary Munion et Jonathan Milott, flirte avec la série B. On suit une héroïne plongée brutalement dans une véritable guerre civile en plein Brooklyn, entre une armée de miliciens et la population. Le sous-texte politique est permanent et les quelques traits d'humour rendent le film plutôt sympa. C'est une production Netflix, qui ne sortira donc pas en salle.

Retour à la compétition à 16h avec la montée des marches de Une femme douce (3/5), de Sergei Loznitsa. C'est long, c'est lent, c'est superbement filmé, c'est russe au possible et c'est sûrement le film le plus ambitieux de la compétition. Sans être ébloui, je trouve qu'il a une densité et une profondeur unique. La fin, critiquée par quelques cinéphiles, me semble éclairer toute la première partie d'une autre lumière. Fait assez rare, le film s'est fait hué par une partie du public.

Pour finir en douceur sur la belle terrasse qui mène à la salle du soixantième, 12 jours (3/5), de Raymond Depardon. Le film, modeste, s'intéresse au sort de malades dans un hôpital psychiatrique de Lyon. C'est toujours intéressant un Depardon, même si ici le sujet est assez anecdotique. A trois places de la mienne, Vincent Lindon et Clothilde Hesme. 

 

24 mai

Petite journée aujourd'hui, consacrée à la Quinzaine. La defensa del dragon (2/5), de la jeune réalisatrice colombienne Natalia Santa, est le prototype du film du Sud : des plans fixes uniquement, un développement narratif lent. Il s'agit de tirer le portrait de trois hommes mûrs unis par la passion des échecs et qui éprouvent des difficultés dans leurs relations sociales. Pas sûr que ce film trouve le chemin des salles.

Plus tard dans la journée, je retourne dans la salle de la Quinzaine un peu au hasard, après avoir échoué à Un certain regard, et je découvre un objet filmique bizarre et exaltant : Nothingwood (4/5), un documentaire de Sonia Kronlund. Nothingwood fait référence à Bollywood, mais il s'agit ici de faire du cinéma avec... rien. Il suit sur un tournage le personnage haut en couleur qu'est Salim Shaheem, une star afghane qui a tourné 110 films avec des bouts de chandelles, dans un style inimitable, qui doit beaucoup au cinéma indien. Le film parle aussi de l'Afghanistan d'aujourd'hui. La leçon de vie qu'il propose (le cinéma contre la terreur) est formidable, et quand un des acteurs nous dit après la projection qu'il est prêt à mourir pour le cinéma (et ce n'est pas en l'espèce une figure de style), on est sidéré par la force du média qu'on célèbre ici à Cannes.

Le reste de la journée est consacré à accueillir ma petite famille et à essayer de nous faire tous entrer au GTL pour le film de Sofia Coppola, entreprise dans laquelle nous échouons d'un cheveu.

 

23 mai

Aujourd'hui un seul film vu en compétition, Vers la lumière (2/5) de Naomi Kawase. Après un début intéressant centré sur un personnage qui fait les commentaires audio pour aveugle sur les films, Vers la lumière sombre progressivement dans les travers contre lesquels Kawase doit toujours lutter : la mièvrerie et le délitement du scénario.

Heureusement, j'enchaîne immédiatement à Un certain regard avec le premier film d'une jeune française, Léonor Serraille, tourné avec une équipe technique essentiellement féminine et une actrice extraordinaire, l'incroyable Laetitia Dosch. Le film s'appelle Jeune femme (4/5), et il a tout pour devenir culte et emblématique d'une génération : humble, en prise directe avec le réel, bourré d'énergie, électrisant et férocement féministe. Un régal.

Du coup, je reste salle Debussy pour un autre premier film, italien cette fois-ci : Après la guerre (2/5) de Annarita Zambrano. Le film revient sur le moment où les terroristes italiens d'extrême-gauche protégés par Mitterrand ont été soudain remis à disposition de la justice italienne en 2002. C'est appliqué et proprement fait, mais après 22 film en 6 jours, j'ai besoin d'être empoigné par les films que je vois, et ce n'est pas le cas ici.

Quatrième et dernière séance de cette sixième journée, encore un italien, de la Quinzaine cette fois. L'intrusa (3/5) de Leonardo di Costanzo. Comme A ciambra (voir au 20 mai), L'intrusa possède un fort caractère documentaire. De Calabre on passe à Naples, dans une institution qui accueille les enfants défavorisés. La directrice va être confrontée a un véritable cas de conscience quand un membre de la camorra va être découvert dans ses locaux. Le film est admirablement réalisé dans une veine très naturaliste.

 

22 mai

Journée en grande partie dédiée à la compétition. The killing of a sacred deer (4/5), ne plaira pas à tout le monde, c'est sûr. Le nouveau film de Yorgos Lanthimos (The lobster) est une sorte de mix entre tragédie grecque, film d'horreur, thriller métaphysique et exposition de la cruauté façon Haneke. Moi j'ai mordu au dilemme que propose le film, et j'ai trouvé la réalisation époustouflante, bien que glaciale.

J'enchaîne avec le nouvel Haneke, Happy end (1/5) qui est d'après certains (peu nombreux sur la Croisette) sa somme, et pour d'autres (dont moi) son plus mauvais film. C'est pauvre en cinéma, ça sonne terriblement creux et ce n'est même pas dérangeant. Haneke se cite lui-même en faisant dire à Trintignant qu'il a étouffé sa femme il y a trois ans : ça sent le sapin pour l'autrichien. La troisième Palme d'or semble inacessible.

Troisième film en compétition à la suite : Le jour d'après (2/5) de Hong Sang-soo. La petite musique du coréen est ici réduite à sa plus simple expression. Aucune recherche ludique ou formelle comme dans la plupart de ces derniers films. Du coup, j'ai trouvé qu'il ne restait plus grand-chose : le film se résume à quelques conversations autour d'une table où on absorbe beaucoup de soju. De plus, il est construit sur la base de distorsions chronologiques qui ne facilitent pas la compréhension de ce qu'on voit. La critique française semble cependant beaucoup aimer.

Dernière séance plaisir avec la projection du nouveau film d'André Téchiné, Nos années folles (4/5). Le film, très qualité française dans sa forme, se révèle parfaitement subversif dans son sujet, sur lequel je vous conseille d'en savoir le moins possible. Un moment de cinéma à l'ancienne qui fait du bien. Assis aux côtés de Téchiné, les actrices qui ont compté pour lui, une brochette ahurissante comprenant Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Elodie Bouchez et Sandrine Kiberlain. Ajoutez que dans la salle se trouvaient aussi Lambert Wilson, Claude Lelouch, Bérénice Bejo, Nicole Garcia, Gilles Jacob, Michel Hazanavicius et John Cameron Mitchell, et vous aurez une petite d'idée de l'aura dont bénéficie Téchiné.

 

21 mai

Premier film de la compétition ce matin, qui est la deuxième production Netflix après Okja, et que vous ne verrez donc pas en salle : The Meyerowitz stories (2/5) de Noah Baumbach. Etats d'âme, conflits familiaux et égos en péril dans le milieu aisé new-yorkais : Baumbach continue à inscrire ses pas dans ceux de Woody Allen, le talent en moins. C'est oublié aussi vite que c'est vu.

Je glisse en salle Debussy pour Un Certain Regard et Before we vanish (3/5) le nouveau film du prolifique Kiyoshi Kurasawa. Des extra-terrestres débarquent sur Terre pour nous voler nos concepts puis nous envahir. Extraordinairement captivant au début, le film tombe dans la deuxième partie dans des biais (des effets trop appuyés, une mauvaise utilisation des effets spéciaux, une certaine mièvrerie) qui malheureusement gâche un peu mon plaisir de retrouver le réalisateur en bien meilleure forme que dans Le secret de la chambre noire. Le film est tout de même très intéressant par son mélange de rationalité et de poésie, et par sa réflexion sur la nature humaine.

Ce début de journée en demi-teinte est heureusement effacé dans l'après-midi par le très réjouissant How to talk to girls in parties (4/5) du trublion John Cameron Mitchell (Shortbus). Cette adaptation d'une nouvelle SF de Neil Gaman est parfaite au premier tiers du Festival : du rythme, des couleurs, du romantisme sans niaiserie. Un film punk explosif et jouissif. J'assiste à la montée des marches en direct de la salle : Nicole Kidman et Elle Fanning ont l'air complices, et le réalisateur porte une veste rouge admirable.Toute l'équipe du film se marre bien.

Fin de journée à la Quinzaine avec Otez-moi d'un doute (3/5) comédie française sans prétention de Carine Tardieu, sensible, bien faite et bien jouée (par Cécile de France et François Damiens notamment). On rit et on réfléchit simultanément, c'est le signe d'une comédie réussie.

 

20 mai

La journée commence en compétition avec 120 battements par minute (3/5) de Robin Campillo, qui décrit les années SIDA à travers quelques destins individuels de militants d'Act Up - Paris. C'est visiblement documenté, très sagement réalisé, et un brin didactique. Alors que je pleure généralement facilement au cinéma, le film ne m'émeut curieusement pas plus que ça. Je m'attendais à plus original de la part de Campillo (à l'origine des Revenants). Un plan toutefois est absolument magique : celui de la Seine ensanglantée. Les échos sur la Croisette place le film en favori de la compétition.

J'enchaîne ma deuxième séance en compétition grâce à un membre d'une société de prod qui travaille pour Amazon et me donne une invitation pour The square (2/5) de Ruben Ostlund. Le film est basé sur le même principe que Snow therapy : un évènement initial et ses multiples conséquences mettent en évidence nos petitesses, hypocrisies et autres lâchetés. J'ai trouvé toutefois le film moins tenu que son prédécesseur, plus brouillon. Il mériterait aussi d'être sérieusement raccourci. Quelques moments plaisants tout de même, comme la performance du dîner, ou la scène du préservatif.

Je passe ensuite à la Semaine de la Critique, pour voir le film évènement : Ava (4/5) de Léa Mysius. On compare beaucoup le film à Grave, présenté l'année dernière : ce sont deux premiers films français réalisés par des jeunes femmes, et mettant en scène des jeunes femmes. Ava est pourtant un peu moins maîtrisé que Grave en terme de mise en scène, mais aussi plus chaleureux. La jeune actrice Noée Abita est absolument renversante, en jeune fille qui devient aveugle en même temps qu'elle devient femme. Les dialogues percutants rendent le film très attachant. Une réalisatrice de plus à suivre de près, et un film qui va plaire.

Dernière section visitée aujourd'hui : la Quinzaine. A Ciambra (5/5), de Jonas Carpignano, est une plongée en apnée dans la communauté gitane calabraise. C'est beau, riche, parfois vertigineux tellement c'est réel (A ciambra est le résultat d'un travail de sept ans avec la famille qu'on voit à l'écran). Après le strass des marches ce matin (Will Smith m'a pratiquement marché sur le pied), la discussion avec Jonas Carpignano dans l'atmosphère feutrée du Studio 13 m'a projeté dans un autre monde. C'est aussi ça, la magie de Cannes. 

 

19 mai

Le début de journée commence par un quiproquo, lors de projection de Okja (4/5), le film de Bong Joon-Ho produit par Netflix. Il y d'abord des huées et des sifflets pour protester contre le fait que Netflix ne sortira pas le film en salles, puis la bronca perdure... mais parce que l'écran est tronqué sur sa partie supérieure du fait d'un problème technique. Cela donne sur les réseaux sociaux des bêtises du genre : "Les opposants à Netflix arrêtent le film", etc. D'abord absolument superbe et inventif dans sa partie coréenne, Okja devient ensuite un produit beaucoup plus formaté et lourdaud quand l'action de déplace aux USA.

J'enchaîne avec le deuxième film en compétition, Jupiter's moon (3/5) de Kornell Mundruczo, en orchestre, juste à côté du jury au grand complet : Paolo Sorrentino arrive le premier, Almodovar tape ses SMS avec un doigt, Jessica Chastain fait la bise à tout le monde et Park Chan-Wook à personne. Le film est un curieux mélange de réalisme forcené, de critique sociale à la Mungiu, et de film d'action américain. Il y est aussi question d'un migrant qui lévite. Intéressant, même si imparfait.

A 16h, énorme plaisir avec la projection de Visages Villages (5/5) d'Agnès Varda et JR. Le film est intelligent, malicieux, émouvant, bienveillant : c'est un plaisir absolu, qui permet en plus de découvrir dans le détail le passionnant travail de JR. Enorme ovation pour Agnès Varda avant et après le film.

En soirée, je rattrape le film en compétition de hier que je n'ai pas vu : Loveless (5/5) d'Andrey Zvyagintsev. Le film porte bien son nom : il est dur, tendu et sec. Loveless n'a pas la richesse narrative et la variété de ton qu'avait son prédécesseur, l'excellent Léviathan, mais il recèle quelques plans exceptionnels qui méritent le déplacement. Zvyagintsev est un formaliste hors pair, la photo du film est splendide.

 

18 mai

La journée commence bien avec le premier film en compétition, Le musée des merveilles (Wonderstruck) (5/5) de Todd Haynes. Ses films précédents (Loin du paradis, Carol) ne m'avaient pas convaincu. Je les trouvais froids et désincarnés. On retrouve ici la virtuosité de la mise en scène, mais cette fois au service d'un scénario brillantissime. On dirait que toutes les fées du cinéma se sont penchées sur ce film. Il est quasiment impossible de ne pas pleurer dans la dernière demi-heure.

Forcément, après une telle entame, difficile d'apprécier pleinement ce qui suit. Western (3/5) de l'allemande Valeska Grisebach, présenté dans la section Un Certain Regard, est intéressant, quoiqu'un peu paresseux. On suit un groupe d'ouvriers allemands qui construisent un barrage au fin fond de la Bulgarie et se frottent à la population locale. C'est produit par Maren Ade (Toni Erdmann), et ça se sent. Le film présente des points communs avec celui de Ade (une sorte de causticité froide, des réflexions quasi-métaphysiques qui surgissent de problèmes très pragmatiques), mais en moins bien.

Après avoir fait la queue 1h45 pour rien à la Semaine, je termine la journée avec Sea Sorrow (1/5) de l'actrice Vanessa Redgrave. Le film parle de façon très polie du problème des réfugiés en Europe et décrit plus spécifiquement l'action de Redgrave et ses amis au Royaume-Uni. Le sujet est estimable, le traitement très mauvais. Le spectacle est plutôt dans la salle puisque sont voisines juste derrière moi Sandrine Kiberlain, Elodie Bouchez et Sandrine Bonnaire, toutes membres de différents jurys (meilleur documentaire et Caméra d'Or).

 

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103 films à voir

4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e 4e

Ci-dessous une liste de films qui ont obtenu la note maximale sur Christoblog. Il y a une seule entrée par réalisateur.

Un simple clic sur le titre vous amène à la critique du film sur Christoblog.

1 - Moonlight / Barry Jenkins - 2016 
2 - Ajami / Scandar Copti et Yaron Shani - 2010 
3 - Leviathan / Andrey Zvyagintsev  - 2014
5 - Toni Erdmann / Maren Ade - 2016 
6 - Whiplash / Damien Chazelle - 2014
7 - La vie d'Adèle / Abdellatif Kechiche - 2013
8 - Holy motors / Leos Carax - 2012
9 - Burning / Lee Chang-Dong - 2018 
10 - Les chansons d'amour / Christophe Honoré - 2007  
11 - Winter sleep / Nuri Bilge Ceylan - 2014
12 - Parasite / Bong Joon-Ho - 2019
13 - Portrait au crépuscule / Anguelina Nikolova - 2012 
14 - Une séparation / Asghar Farhadi - 2011 
15 - Mommy / Xavier Dolan - 2014 
16 - Bright star / Jane Campion - 2010 
17 - Boyhood / Richard Linklater - 2014 
18 - Fish Tank / Andrea Arnold - 2009 
19 - Un conte de Noël / Arnaud Despleschin - 2008
20 - Vincere / Marco Bellochio - 2009 
21 - Au-delà des montagnes / Jia Zhangke - 2015 
22 - Julieta  / Pedro Almodovar - 2016 
23 - 4 mois, 3 semaines, 2 jours / Cristian Mungiu - 2007 
24 - Detroit / Kathryn Bigelow - 2017 
25 - A la folie / Wang Bing - 2015 
26 - Une affaire de famille / Hirokazu Kore-Eda - 2018 
27 - Paradis : amour / Ulrich Seidl - 2013
28 - Oslo, 31 août / Joachim Trier - 2012 
29 - La vie moderne / Raymond Depardon - 2008 
30 - Le décalogue / Krzystof Kieslowski - 1988 
31 - Mysterious skin / Gregg Araki - 2005 
32 - Une femme coréenne / Im Sang-Soo - 2005
33 - So long, my son / Wang Xiaoshuai - 2019 
34 - Le fils de Saul / Laszlo Nemes - 2015 
35 - Harmonium / Koji Fukada - 2017
36 - Mia miadre / Nanni Moretti - 2015 
37 - Wadjda / Haifaa Al-Mansour - 2013 
38 - Moonrise kingdom / Wes Anderson - 2012 
39 - Her / Spike Jonze - 2014 
40 - Lenny / Bob Fosse - 1975 
41 - Pieta / Kim Ki-Duk - 2013 
42 - Pelo melo / Mariana Rondon - 2014 
43 - Elle / Paul Verhoeven - 2016 
44 - Nebraska / Alexander Payne - 2014
45 - Béliers / Grimur Hakonarson - 2015 
46 - Le temps d'aimer et le temps de mourir / Douglas Sirk - 1959 
47 - Blade runner / Ridley Scott - 1982 
48 - Tesnota / Kantemir Balagov - 2018 
49 - Ma vie de courgette / Claude Barras - 2016 
50 - Snow therapy / Ruben Ostlund - 2015
51 - Summer wars / Mamoru Hosoda - 2010 
52 - Head on / Fatih Akin - 2004 
53 - Shokuzai / Kiyoshi Kurosawa - 2012 
54 - Mystères de Lisbonne / Raoul Ruiz  - 2010 
55 - Amador / Fernando Leon de Aranoa - 2012 
56 - Taxi Téhéran / Jafar Panahi - 2015 
57 - 9 mois ferme / Albert Dupontel - 2012 
58 - Les nouveaux sauvages / Damian Szifron - 2014 
59 - Into the abyss / Werner Herzog - 2011 
60 - Heimat / Edgar Reitz - 2013 
61 - Une chambre en ville / Jacques Demy - 1982
62 - Sur mes lèvres / Jacques Audiard - 2001 
63 - L'homme qui tua Liberty Valance / John Ford - 1962
64 - Premier contact / Denis Villeneuve - 2016 
65 - Chat noir, chat blanc / Emir Kusturica - 1998
66 - Birdman / Alejandro Gonzalez Iñarritu - 2015 
67 - La terre et l'ombre / César Acevedo - 2015 
68 - Diamond island / Davy Chou - 2016 
69 - A beautiful day / Lynne Ramsay - 2017 
70 - Le lac aux oies sauvages / Diao Yinan - 2019 
71 - Suzanne / Katell Quillévéré - 2013 
72 - Fighter / David O. Russel - 2010 
73 - Cold war / Pawel Pawlikowski - 2018 
74 - 3 billboards, les panneaux de la vengeance / Martin McDonagh - 2017
75 - Polisse / Maïwenn - 2011 
76 - Django unchained / Quentin Tarantino - 2012 
77 - Visages, villages / Agnès Varda et JR - 2016 
78 - Rebelle / Kim Nguyen - 2012
79 - Grâce à Dieu / François Ozon - 2019 
80 - La grande belleza / Paolo Sorrentino - 2013 
81 - L'épouvantail / Jerry Schatzberg - 1973 
82 - L'exercice de l'état / Pierre Schoeller - 2011
83 - Sils Maria / Olivier Assayas - 2014 
84 - Mademoiselle / Park Chan-Wook - 2016
85 - Restless / Gus Van Sant - 2011 
86 - Violeta / Andrés Wood - 2012 
87 - Winter's bone / Debra Granik - 2011 
88 - Climax / Gaspar Noé - 2018 
89 - A ciambra / Jonas Carpignano - 2017 
90 - Control / Anton Corbijn - 2007 
91 - Charlie et la chocolaterie / Tim Burton - 2005 
92 - Tomboy / Céline Sciamma - 2011 
93 - Femmes du Caire / Yousry Nasrallah - 2010 
94 - A most violent year / JC Chandor - 2014 
95 - Gloria mundi / Robert Guédiguian - 2019
96 - Un grand voyage vers la nuit / Bi Gan - 2018 
97 - La reine Margot / Patrice Chéreau - 1993 
98 - Morse / Tomas Alfredson - 2008 
99 - Bethléem / Yuval Adler - 2013 
100 - Dogman / Matteo Garrone - 2018 
101 - La communion / Jan Komasa - 2020
102 - Le géant égoïste / Clio Barnard - 2013
103 - Yi Yi / Edward Yang - 2000
 
A bientôt dans les salles...

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En route pour le Festival de Cannes 2021

Du 6 au 17 juillet 2021, vous pourrez suivre le Festival de Cannes en direct sur Christoblog, avec un résumé tous les soirs de mes aventures sur la Croisette, à suivre en lisant Mon journal de Cannes.

Pour mes avis immédiats à la sortie de chaque projection, vous pouvez me suivre sur Facebook ou Twitter, comme plus de 800 fidèles. Vous pouvez aussi vous abonner à la newsletter de Christoblog, là, à droite de l'article, en inscrivant votre adresse mail dans la case "Saisissez votre email ici". 

Spike Lee est cette année le Président du jury. Il sera entouré, entre autres, par le génial Song Kang-Ho (acteur de Parasite), Tahar Rahim, Kleber Mendonça Filho et Mélanie Laurent. Andrea Arnold dirigera le jury d'Un certain regard. 

Si vous allez à Cannes pour la première fois, ces articles pourraient vous intéresser :

 

Mon avis sur les différentes sélections : 

Compétition

Cette année, la compétition est pléthorique (24 films, du jamais vu) et d'un niveau incroyablement élevé et homogène. Pour la première fois depuis 10 ans, j'ai vu au moins un film de tous les réalisateurs(trices) en compétition. On peut distinguer ceux qui ont déjà eu une Palme d'Or (Moretti, Audiard, Weerasethakul), ceux qui auraient pu en avoir une (Carax, Dumont, Verhoeven, Farhadi, Anderson, Haroun), ceux qui n'en auront peut-être jamais (Ozon, Penn, Corsini, Lafosse, Ayouch, Hansen-Love), les jeunes pousses qui en auront probablement une un jour (Hamaguchi, Serebrennikov, Lapid). J'attends pour ma part impatiemment les films de la hongroise Ildiko Enyedi (dont j'ai beaucoup aimé Corps et âme, Lion d'or à Berlin), Saul Baker (Florida Project), Julie Ducourneau (Grave), Juho Kosmanen (à qui on doit le très curieux Olli Maki)  et Joachim Trier (Oslo 31 août). Une seule erreur de casting sur le papier : la sélection du tâcheron australien Kurzel.

Cannes Premières

Les années précédentes, les "refoulés" de la compétition se retrouvaient à Un certain regard, ou à la Quinzaine. Cette année, Thierry Frémaux leur offre une nouvelle section, dans la salle Debussy, habituellement réservée à Un certain regard. On retrouvera ici un casting dont Venise ou Berlin se délecteraient : Gaspar Noé, Mathieu Amalric, Arnaud Desplechin, Andrea Arnold, Kornel Mundruczo, Oliver Stone, Eva Husson, Marco Bellochio et Hong Sang-Soo. Incroyable !

Un certain regard

Cette sélection se recentre sur son objectif initial : faire découvrir des oeuvres originales et exigeante. Peu de noms connus par conséquent. Le film d'ouverture, Onoda, d'Arthur Harrari (Diamant noir) est très attendu. On croisera tout de même dans cette section la délicieuse Hafsia Herzi, ainsi que l'intéressant réalisateur turc Kaplanoglu, à qui on doit le beau Miel.

Sélection officielle

Dans le cadre des séances spéciales et autres projections inclassables, on trouve du cinéma d'auteur (Losnitza, Noémie Merlant, Karim Aïnouz), du fun (Fast and furious 9, la comédie musicale décalée des frères Larrieu, Tralala, un documentaire sur le Velvet Underground signé Todd Haynes, OSS 117 Alerte rouge en Afrique noire en clôture) et un film qui pourrait être dans toutes les sélections, Where is Ann Franck d'Ari Folman, seul film d'animation de l'officielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Quinzaine des réalisateurs

Paolo Moretti renouvelle totalement le casting de la Quinzaine, habituée à ronronner sur des noms récurrents et/ou sur les recalés de l'officielle. Cette année, cap sur l'aventure. Pas de grands noms, mais des réalisateurs que j'apprécie : l'anglaise Clio Barnard (dont j'avais beaucoup aimé le film Le géant égoïste) et le génial Jonas Carpignano, dont j'ai adoré A ciambra. On croisera aussi à la Quinzaine Emmanuel Carrère avec Juliette Binoche, Radu Muntean et Miguel Gomes (dont je n'attends personnellement plus grand-chose).

Semaine de la critique

Pour sa dernière sélection, Charles Tesson propose une sélection intrigante et obscure (par exemple un film égyptien dans lequel un père de famille se transforme en .... poulet) et des séances spéciales glamour, s'offrant Gérard Depardieu, Sandrine Kiberlain en tant que réalisatrice, et Adèle Exarchopoulos (dans le très attendu Rien à foutre de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre).

ACID

Dans la petite dernière des sélections cannoises, peu de noms connus. J'aimerais voir Vedette, de Claudine Bories et Patrice Chagnard dont le premier rôle est ... une vache.

A bientôt en direct de Cannes !

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Spécial confinement : les films qui ont obtenu la note maximale sur Christoblog (et comment les voir)

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Mode d'emploi : la plupart des films cités ci-dessous sont disponibles en DVD ou en achat VOD. Les indications entre parenthèses indiquent les possibilités de voir ces films gratuitement ou en location pour un prix généralement inférieur à 3 euros. Les films ne sont pas classés par ordre de préférence. Il y a une seule entrée par réalisateur.

Un simple clic sur le titre vous amène à la critique du film sur Christoblog.

Premier confinement (17 mars / 11 mai 2020)

Jour 1 - Moonlight / Barry Jenkins - 2016 (Netflix, Orange VOD)
Jour 2 - Ajami / Scandar Copti et Yaron Shani - 2010 (Canal VOD)
Jour 3 - Leviathan / Andrey Zvyagintsev  - 2014 (Orange VOD, Canal VOD)
Jour 4 - Les chansons que mes frères m'ont apprises / Chloé Zao - 2015 (Orange VOD, MyTF1 VOD et FilmoTV)
Jour 5 - Toni Erdmann / Maren Ade - 2016 (Rakuten TV)
Jour 6 - Whiplash / Damien Chazelle - 2014 (Netflix, Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 7 - La vie d'Adèle / Abdellatif Kechiche - 2013 (Netflix, Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 8 - Holy motors / Leos Carax - 2012 (Orange VOD et Rakuten TV)
Jour 9 - Burning / Lee Chang-Dong - 2018 (FilmoTV et Canal VOD)
Jour 10 - Les chansons d'amour / Christophe Honoré - 2007  (MyTF1 VOD et Bbox VOD)
Jour 11 - Winter sleep / Nuri Bilge Ceylan - 2014 (Orange VOD et MyTF1 VOD)  
Jour 12 - Parasite / Bong Joon-Ho - 2019 (sur toutes les plateformes, ou presque)
Jour 13 - Portrait au crépuscule / Anguelina Nikolova - 2012 (Orange VOD)
Jour 14 - Une séparation / Asghar Farhadi - 2011 (Prime Video)
Jour 15 - Mommy / Xavier Dolan - 2014 (Orange VOD, MyTF1 VOD et beaucoup d'autres)
Jour 16 - Bright star / Jane Campion - 2010 (Orange VOD, MyTF1 VOD et beaucoup d'autres)
Jour 17 - Boyhood / Richard Linklater - 2014 (Orange VOD, MyTF1 VOD)
Jour 18 - Fish Tank / Andrea Arnold - 2009 (Prime Video)
Jour 19 - Un conte de Noël / Arnaud Despleschin - 2008 (Netflix, MyTF1 VOD)
Jour 20 - Vincere / Marco Bellochio - 2009 (FilmoTV)
Jour 21 - Au-delà des montagnes / Jia Zhangke - 2015 (Orange VOD, FilmoTV)
Jour 22 - Julieta  / Pedro Almodovar - 2016 (Prime Video)
Jour 23 - 4 mois, 3 semaines, 2 jours / Cristian Mungiu - 2007 (Netflix)
Jour 24 - Detroit / Kathryn Bigelow - 2017 (Apple TV)
Jour 25 - A la folie / Wang Bing - 2015 (Orange VOD)
Jour 26 - Une affaire de famille / Hirokazu Kore-Eda - 2018 (sur toutes les plateformes, ou presque)
Jour 27 - Paradis : amour / Ulrich Seidl - 2013 (Orange VOD)
Jour 28 - Oslo, 31 août / Joachim Trier - 2012 (Orange VOD, Canal VOD, Rakuten TV)
Jour 29 - La vie moderne / Raymond Depardon - 2008 (Orange VOD)
Jour 30 - Le décalogue / Krzystof Kieslowski - 1988 (Tu ne tueras point est visible sur Orange VOD)
Jour 31 - Mysterious skin / Gregg Araki - 2005 (Prime Video)
Jour 32 - Une femme coréenne / Im Sang-Soo - 2005 (pas de possibilité de le voir en VOD...)
Jour 33 - So long, my son / Wang Xiaoshuai - 2019 (sur toutes les plateformes, ou presque)
Jour 34 - Le fils de Saul / Laszlo Nemes - 2015 (Orange VOD, MyTF1 VOD et beaucoup d'autres)  
Jour 35 - Harmonium / Koji Fukada - 2017 (Orange VOD, FilmoTV)
Jour 36 - Mia miadre / Nanni Moretti - 2015 (Orange VOD, MyTF1 VOD)
Jour 37 - Wadjda / Haifaa Al-Mansour - 2013 (Arte)
Jour 38 - Moonrise kingdom / Wes Anderson - 2012 (Orange VOD, MyTF1 VOD)
Jour 39 - Her / Spike Jonze - 2014 (OCS)
Jour 40 - Lenny / Bob Fosse - 1975 (Apple)
Jour 41 - Pieta / Kim Ki-Duk - 2013 (Filmo TV)
Jour 42 - Pelo melo / Mariana Rondon - 2014 (Orange VOD, Rakuten TV)
Jour 43 - Elle / Paul Verhoeven - 2016 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 44 - Nebraska / Alexander Payne - 2014 (Filmo TV, Orange VOD)
Jour 45 - Béliers / Grimur Hakonarson - 2015 (Orange VOD)
Jour 46 - Le temps d'aimer et le temps de mourir / Douglas Sirk - 1959 (Pas d'offre en streaming)
Jour 47 - Blade runner / Ridley Scott - 1982 (OCS, Canal+)
Jour 48 - Tesnota / Kantemir Balagov - 2018 (Orange VOD, Canal VOD)
Jour 49 - Ma vie de courgette / Claude Barras - 2016 (MyTF1 VOD, Filmo TV)
Jour 50 - Snow therapy / Ruben Ostlund - 2015 (Prime Video)
Jour 51 - Summer wars / Mamoru Hosoda - 2010 (Canal+)
Jour 52 - Head on / Fatih Akin - 2004 (Orange VOD)
Jour 53 - Shokuzai / Kiyoshi Kurosawa - 2012 (MyTF1 VOD, Filmo TV)
Jour 54 - Mystères de Lisbonne / Raoul Ruiz  - 2010 (Orange VOD)
Jour 55 - Amador / Fernando Leon de Aranoa - 2012 (Orange VOD)
 
Second confinement (30 octobre 2020 / 14 décembre 2020)
 
Jour 1 - Taxi Téhéran / Jafar Panahi - 2015 (Prime Video)
Jour 2 - 9 mois ferme / Albert Dupontel - 2012 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 3 - Les nouveaux sauvages / Damian Szifron - 2014 (Orange VOD, Filmo TV et d'autres)
Jour 4 - Into the abyss / Werner Herzog - 2011 (Orange VOD)
Jour 5 - Heimat / Edgar Reitz - 2013 (Mubi)
Jour 6 - Une chambre en ville / Jacques Demy - 1982 (Netflix, La Cinetek)
Jour 7 - Sur mes lèvres / Jacques Audiard - 2001 (Prime Video)
Jour 8 - L'homme qui tua Liberty Valance / John Ford - 1962 (Orange VOD)
Jour 9 - Premier contact / Denis Villeneuve - 2016 (Netflix)
Jour 10 - Chat noir, chat blanc / Emir Kusturica - 1998 (Netflix)
Jour 11 - Birdman / Alejandro Gonzalez Iñarritu - 2015 (Netflix)
Jour 12 - La terre et l'ombre / César Acevedo - 2015 (Orange VOD)
Jour 13 - Diamond island / Davy Chou - 2016 (en DVD uniquement)
Jour 14 - A beautiful day / Lynne Ramsay - 2017 (Canal+)
Jour 15 - Le lac aux oies sauvages / Diao Yinan - 2019 (Canal+)
Jour 16 - Suzanne / Katell Quillévéré - 2013 (Orange VOD)
Jour 17 - Fighter / David O. Russel - 2010 ( Orange VOD et d'autres)
Jour 18 - Cold war / Pawel Pawlikowski - 2018 (Arte)
Jour 19 - 3 billboards, les panneaux de la vengeance / Martin McDonagh - 2017 (Orange VOD et d'autres)
Jour 20 - Polisse / Maïwenn - 2011 (Filmo TV)
Jour 21 - Django unchained / Quentin Tarantino - 2012 (Netflix)
Jour 22 - Visages, villages / Agnès Varda et JR - 2016 (Filmo TV et d'autres)
Jour 23 - Rebelle / Kim Nguyen - 2012 (Orange VOD)
Jour 24 - Grâce à Dieu / François Ozon - 2019 (Rakuten TV et d'autres)
Jour 25 - La grande belleza / Paolo Sorrentino - 2013 (Prime Video et Filmo TV)
Jour 26 - L'épouvantail / Jerry Schatzberg - 1973 ( Filmo TV et La Cinetek)
Jour 27 - L'exercice de l'état / Pierre Schoeller - 2011 (Orange VOD)
Jour 28 - Sils Maria / Olivier Assayas - 2014 (OCS, Canal+ et Prime Video)
Jour 29 - Mademoiselle / Park Chan-Wook - 2016 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 30 - Restless / Gus Van Sant - 2011 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 31 - Violeta / Andrés Wood - 2012 (Orange VOD et UniversCiné)
Jour 32 - Winter's bone / Debra Granik - 2011 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 33 - Climax / Gaspar Noé - 2018 (Orange VOD, Filmo TV et d'autres)
Jour 34 - A ciambra / Jonas Carpignano - 2017 (Canal VOD et d'autres)
Jour 35 - Control / Anton Corbijn - 2007 (Apple TV)
Jour 36 - Charlie et la chocolaterie / Tim Burton - 2005 (Netflix et beaucoup d'autres)
Jour 37 - Tomboy / Céline Sciamma - 2011 (Orange VOD et d'autres)
Jour 38 - Femmes du Caire / Yousry Nasrallah - 2010 (Orange VOD)
Jour 39 - A most violent year / JC Chandor - 2014 (Canal+)
Jour 40 - Gloria mundi / Robert Guédiguian - 2019 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 41 - Un grand voyage vers la nuit / Bi Gan - 2018 (Orange VOD, Filmo TV et d'autres)
Jour 42 - Charlie et la chocolaterie / Tim Burton - 2005 (Netflix, Apple TV et d'autres)
Jour 43 - Morse / Tomas Alfredson - 2008 (Orange VOD)
Jour 44 - Bethléem / Yuval Adler - 2013 (Google play et d'autres)
Jour 45 - Dogman / Matteo Garrone - 2018 (Google play, Orange VOD et beaucoup d'autres)
Jour 46 - La communion / Jan Komasa - 2020 (Orange VOD et beaucoup d'autres)
 
 
A bientôt dans les salles...
 

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Concours Ali a les yeux bleux (Terminé)

A l'occasion de la sortie le 30 avril de Ali a les yeux bleus de Claudio Giovannesi, je vous propose de gagner 5 x 2 invitations.

Pour ce faire :
- répondez à la question suivante : "Dans quel festival le film a-t-il été récompensé par le Prix spécial du jury ?"
- joignez votre adresse postale
- envoyez moi le tout par ici
avant le 2 mai 18h.

Un tirage au sort départagera les gagnants.

Vous recevrez ensuite les invitations (valables partout en France, pour toutes les séances sauf le week-end).

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Gazette du FP2

FP2b

Le réglement, les participants, et les films sélectionnés, tout est ici.

Il est toujours temps de s'inscrire.

16 avril

Les défections se multiplient pour ce festival, puisque neil a annoncé qu'il renonçait, n'ayant pas pu voir Eva, comme Gagor.

Ffred a adoré Twixt, Bob Morane pas du tout. Serons nous 3 votants seulement cette fois-ci ?

5 avril

Les Adieux à la reine font figurent de favoris pour ce festival avec d'excellentes critiques chez pratiquement tous les participants. Ffred a beaucoup aimé Perfect sense, comme Bob Morane.

Neil a déjà vu Twixt, et a beaucoup aimé.

Comme moi, Marcozeblog a adoré Les adieux. 2 days in New York ne trouve pas beaucoup de défenseurs, et Hallyne résume assez bien le sentiment général.

Quant aux autres participants, ils semblent bloqués dans les starting-blocks.

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Bullhead

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/11/53/19666379.jpgA quoi ressemble Bullhead ?

 

A un mélange de Red bull et de Winding Refn.

A un Mysterious skin (le trauma de l'enfance, vécu et revécu) remixé par un Gaspar Noé plutôt sage.

 

Si on ne s'ennuie pas vraiment (quoique...) on suit donc avec un intérêt distant cette histoire de jeune flamand traumatisé. Le film regorge, dégorge, déborde de références en tout genre et de pistes diverses : du polar low-fi, de l'analogie bovine, du tableau social, de la violence gratuite, du drame familial, du mutisme borné esthétisant à la sauce Drive.

 

A courir trop de pistes à la fois, ce film ténébreux et non sans attrait s'égare quelque part entre Flandres et Wallonie, promettant plus qu'il ne donne.

 

2e

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I'm not a witch

Parmi les bonnes surprises que peut réserver un Festival comme Cannes, il y a celle de se retrouver un petit matin dans une salle de la Quinzaine à regarder un premier film qui sort de nulle part (en fait de Zambie), et de dialoguer ensuite avec sa lumineuse réalisatrice.

Quel plaisir de suivre les méandres de ce conte qui s'inspire de la réalité (à moins que ce soit le contraire) et qui parvient à la fois à être drôle (les scènes avec le représentant du gouvernement) et beau (les rubans, et une myriade d'inventions).

Subtilement critique, à la limite de l'esthétisme gratuit, I'm not a witch étonne par la sûreté et la cohérence de ses choix de mise en scène. L'Afrique a définitivement besoin de ces films qui la raconte, loin des stéréotypes, dans un geste créatif parfait techniquement.

Une délicieuse surprise.

 

3e

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Concours Rapido Yema (Terminé)

http://fr.web.img1.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/212/21021275_20130719152320137.jpgA l'occasion de la sortie demain 28 août de Yema, film algérien de Djamila Sahraoui, je vous propose de gagner 10 x 2 invitations valables partout en France.

Pour ce faire, envoyez moi vos coordonnées postales par ici.

Les dix plus rapides remportent 2 invitations.

Yema a été présenté à la section Orizzonti de la Mostra en 2012 et a remporté plusieurs prix, à Amiens et au festival francophone de Namur (interprétation féminine).

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Concours DVD Ilo Ilo (Terminé)

A l'occasion de la sortie en DVD de Ilo Ilo, de Anthony Chen, je vous propose de gagner 5 DVD.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : "Dans quel pays et en quelle année se déroule l'action d'Ilo Ilo ?"

- joignez votre adresse postale

- envoyez moi le tout par ici

avant le 12 avril midi.

Un tirage au sort départagera les gagnants.

Ilo Ilo a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2013, et il a reçu la Caméra d'Or. Retrouvez ma critique de ce très bon film ici : Ilo Ilo.

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Bienvenue

Vous recherchez un article en particulier : Index des films  Index des séries
Ca n'a rien à voir avec le cinéma mais vous pouvez voir ici quelques photos de mon périple le long du Transsibérien, ça vous donnera un bol d'air frais !
Vous l'avez peut-être remarqué : la bannière du blog a évolué et c'est l'ami pierreAfeu qui en a conçu le graphisme. Vous aurez droit de temps à autre à quelques variantes de mon cru, toujours issues de l'original.


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Heureux comme Lazarro

Le nouveau film de l'italienne Alice Rohrwacher commence comme son précédent (Les merveilles), que j'avais détesté. A savoir : une communauté retirée du monde, des personnages dont on ne comprend pas forcément tous les agissements et une image volontairement dégueulasse (des coins arrondis et des fils au bord de l'image, le film est tourné en super 16).

On suit donc avec un ennui poli plusieurs personnages, dont le jeune Lazarro, que rien ne distingue a priori des autres.

A la moitié du film, un évènement surprenant nous cloue sur notre fauteuil, et on suit alors la suite de cette histoire mystico-fantastique avec beaucoup plus d'intérêt. Le sentiment de plonger dans la réalité, après un début de film irréel, procure au spectateur une douce sensation d'exotisme à rebours. 

Malheureusement la fin d'Heureux comme Lazarro verse dans une accumulation bien lourde de poncifs en tout genre, avec des scènes finales franchement ridicules. Le film a reçu à Cannes le prix du scénario. C'est à moitié mérité : il y a une réelle originalité dans le développement de l'histoire, mais je sors du film avec le sentiment que cette originalité n'a été que partiellement exploitée.

Tous les acteurs sont remarquables.

Alice Rohrwacher sur Christoblog : Les merveilles - 2015 (*)

 

2e

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L'hypnotiseur

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/92/19/69/20432715.jpgJe me demande bien a posteriori pourquoi j'ai été voir ce film.

Peut-être l'espoir d'y retrouver cette ambiance si caractéristique des polars nordiques (Millenium, les romans de l'islandais Indridason) ou la rigueur nerveuse de la série The killing.

Bien mal m'en a pris puisque L'hypnotiseur est complètement raté. Si la mise en scène de Lasse Hallström est à peine potable, c'est du côté de l'interprétation que le film péche le plus.

Le policier à le charisme d'un cocker neurasthénique, l'hypnotiseur se la joue taciturne par principe et les seconds rôles sont tous plus transparents les uns que les autres.

Quant au scénario, mal ficelé lui aussi, il cumule invraisemblances crasses, grosses ficelles éculées et attermoiements inutiles.

A éviter de toute urgence.

 

1e

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Concours Ilo Ilo (Terminé)

http://fr.web.img6.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/pictures/210/198/21019805_20130716115805416.jpgA l'occasion de la sortie le 4 septembre de Ilo Ilo, de Anthony Chen, je vous propose de gagner 5 x 2 invitations valables partout en France.

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : "Dans quel pays se déroule l'action d'Ilo Ilo ?"

- joignez votre adresse postale

- envoyez moi le tout par ici

avant le 3 septembre 23h.

Un tirage au sort départagera les gagnants.

Vous recevrez ensuite les invitations (valables partout en France, pour toutes les séances).

Ilo Ilo a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2013, et il a reçu la Caméra d'Or. Retrouvez ma critique de ce très bon film ici : Ilo Ilo.

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Concours DVD A l'heure des souvenirs (Terminé)

A l'occasion de sa sortie, je vous propose de gagner 2 exemplaires du DVD du nouveau film de Ritesh Batra, A l'heure des souvenirs

Pour ce faire :

- répondez à la question suivante : "Quel est le titre du roman dont est tiré le film ? "

- joignez votre adresse postale

- envoyez moi le tout par ici

avant le 17 octobre 20 h.

Un tirage au sort départagera les gagnants.

Vous recevrez ensuite le DVD envoyé directement par le distributeur.

NB : un des deux DVD sera attribué par tirage au sort à un participant ayant aimé ma page FB ou mon compte Twitter ou s'étant abonné à la Newsletter du blog (n'oubliez pas pour participer à ce tirage au sort spécial de me donner votre pseudo dans votre réponse, pour que je fasse le lien).

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A serious man

Michael Stuhlbarg. StudioCanalBof bof.

Les frères Coen et moi sommes fâchés depuis Barton Fink. On ne peut pas s'empêcher de se voir de temps à autres, et comme les vieux couples, j'ai l'impression de ne plus voir que leurs défauts.

En l'occurrence, le reproche principal que je ferai à A serious man, c'est qu'il considère les personnages comme des caricatures, ou des marionnettes, ce qui pour ma part coupe court à toute empathie et génère l'ennui.

Alors, oui, il y a par instant un certain plaisir intellectuel et quelques moments bien vus, comme la bar mitzvah du fils complètement parti après avoir fumé un pétard, mais ... voilà, c'est tout et c'est un peu triste.

Peuvent tellement mieux faire.

 

1e

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Grease

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/65/15/39/19001320.jpgL'impayable mymp publie sur son blog une série d'articles intitulée les "Inavouables", pour laquelle il a sollicité "la vieille crème des ex-blogueurs d'Allociné" (sic).

 

Il s'agit de rédiger une critique d'un film qu'on a honte d'aimer. Pour un blogueur acerbe et sûr de lui, peu d'exercices peuvent être plus difficiles, puisque par définition, le critique a raison d'aimer ce qu'il aime, et de détester ce qu'il déteste.

 

J'ai donc dû fouiller mes souvenirs d'enfance et re-visionner Grease pour m'assurer que le film était vraiment mauvais et qu'il ne me laissait pourtant pas insensible.

 

L'analyse du pourquoi du comment de cet étrange état de fait se trouve ici.

 

2e

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Dix pour cent

On commence par regarder Dix pour cent avec l'espoir d'apercevoir la fausse vraie vie des stars, avant de plonger dans la série pour le plaisir de suivre les aventures professionnelles et sentimentales des employés de l'agence ASK.

Quand on parle de Dix pour cent, il faut signaler en premier lieu la grande qualité de son écriture. Les personnages sont bien développés, les intrigues intéressantes et les surprises convaincantes.

Cette qualité de scénario met en valeur un casting haut de gamme, à qui la série aura bien profité. Camille Cottin a enchaîné les rôles importants (avec une apparition chez Honoré, et un premier rôle convaincant dans Les éblouis). Grégory Montel a lui aussi tourné dans de jolis films (Les parfums), alors que Laure Calamy, elle, a connu un triomphe dans Antoinette dans les Cévennes. Nicolas Maury a même réalisé son premier film (Garçon chiffon), et Stéfi Selma a trouvé un joli rôle dans Miss, re-jouant ainsi un peu son rôle de Sofia.

Bien sûr, la série ne serait pas aussi connue sans le sel qu'ajoutent les stars présentes. Leur prestations sont d'un intérêt variable. Parmi les plus plaisantes, il faut citer les prestations touchantes de Nathalie Baye et Laura Smet, celle explosive de Julie Gayet et Joey Star. Juliette Binoche ose le ridicule au Festival de Cannes dans la saison 2, et Jean Dujardin a peut-être le plus joli rôle de la série dans l'ouverture de la saison 3. Isabelle Huppert courant les tournages dans un Paris nocturne est également un grand moment.

La saison 4 détonne par rapport aux autres. La bonne humeur qui irradiait les trois premières saison glisse progressivement vers une ambiance plutôt triste, les trahisons se succédant et une douce amertume envahissant la fin de saison. C'est à la fois beau et plutôt osé de finir ce cycle sur une note nostalgique de fin de règne. L'épisode avec Sigourney Weaver est à ce titre un moment magnifique.

Dominique Besnehard a annoncé qu'il y a aurait prochainement un épisode long format dans la suite de la saison 4 : tant mieux, on a hâte !

 

3e

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