Christoblog

Utopiales 2011

Utopiales2011.jpg

Alexandro Jorodowsky aux Utopiales 2011

11/11/11

Premier jour aux Utopiales.

J'ai vu en début d'après-midi Love, un curieux film tourné avec trois francs six sous par un américain qui s'appelle William Eubank. Le film est mineur, plutôt réussi formellement. Il raconte comment un astronaute en orbite autour de la Terre survit, après avoir été abandonné à son sort par sa base. Il y a du Moon là-dedans, et à la fin le film lorgne clairement du côté de 2001, l'odyssée de l'espace, mais n'est pas Kubrick qui veut. Je me suis copieusement ennuyé et le film n'apporte rien de nouveau.

Avant le film, l'acteur Gunner Wright a dit deux mots peu intéressants. J'ai retenu qu'il serait à l'affiche du prochain Eastwood, dans le personnage d'Eisenhower. Le réalisateur, lui, serait en ce moment sur le tournage de Broken city, avec Mark Wahlberg et Russel Crowe (en tant que photographe ?).

Un peu plus tard, ambiance tout à fait différente pour la projection de trois heures d' Endhiran, un film tamoul complètement délirant, trop vulgaire, trop second degré, trop cher, trop kitsch, trop trop. Les scènes dansées sont les plus drôles que j'ai jamais vues, projetant les acteurs dans les endroits les plus improbables, comme Machu Pichu. La salle rigolait, applaudissait, un beau moment de cinéma. Je reviendrai sur ce film hors catégorie dans une critique détaillée. Un petit aperçu (ça vaut vraiment le coup !) sur la bande annonce. En voyant une salle prendre autant de plaisir on ne peut que regretter la frilosité des distributeurs français par rapport aux films indiens.

 

12/11/11

Deuxième jour aux Utopiales.

Cet après-midi, j'ai vu un petit bijou espagnol : Extraterrestre, de Nacho Vigalondo. Pas de SF là-dedans, ou presque : les marsiens sont arrivés et dans une ville vidée de ses habitants, un homme se réveille avec une femme qui n'est pas la sienne, suite à une soirée de beuverie. Le film se déroule dans un quasi huis clos à 4 (le couple d'amants, le mari trompé et le voisin éconduit). Il est réglé comme une mécanique de théâtre de boulevard, très bien joué et réalisé. On rit beaucoup, on est intrigué. Une franche réussite. J'espère qu'il sortira en France.

Le réalisateur est en train de tourner une co-production américano-espagole, il faudra suivre sa carrière.

 

Commenter cet article

Sim 13/11/2011 22:55


Le film LOVE a été pour moi une révélation, c'est vrais qu'il y a beaucoup de "2001, l’odyssée de l'espace" et de "Moon" en effet. Mais à la différence de ces 2 la, j'ai vu LOVE au cinéma et je
doit dire que j'ai pris un pied monumental, niveau musique, ambiance, interprétation, thème. Malheureusement c'est le seul film de la compétition que j'ai vu, j’espère être plus actif l'année
prochaine. Merci à toi pour cet article.