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Le silence de Lorna

Le silence de Lorna a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes 2008.

D'une certaine façon, lorsqu'on a dit ça, on a tout dit.

Le scénario est en effet effectivement très bien, et rappelle immédiatement le cinéma de Kieslowski, référence en matière de dilemme psychologique.

Le problème est que ce scénario, très bien charpenté, n'est qu'un séduisant squelette que les frères Dardenne peinent à habiller de chair.

Si l'actrice Arta Dobroshi est parfaite, les personnages masculins sont un peu trop typés et manquent de complexité. Le rythme du film est celui qu'en sport on qualifierait de faux lent : on ne s'ennuie pas vraiment, mais on n'est pas vraiment entraîné non plus. La comparaison avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours est cruelle. Ce dernier film nous atteignait en plein coeur, il instillait une ambiance de tension extrême, viscéralement éprouvante, Le silence de Lorna ne fait que jouer avec notre intellect, sans vraiment nous émouvoir.

La séquence de fin est à ce titre exemplaire : ni vraiment onirique, ni vraiment réaliste (une fugitive qui ne se retourne jamais ?), ni vraiment poétique, elle est .... vraiment bizarre.

Le cinéma des frères Dardenne est souvent sec comme un coup de trique, il en oublie quelquefois l'obligation de plaire. 

 

2e

 

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