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Prince of Texas

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/26/64/20456547.jpg Ours d'argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin, Prince of Texas est la dernière production du réalisateur US David Gordon Green, qu'on associe souvent à une école de comédie américaine déjantée dont le barycentre serait Judd Apatow. Autant le dire d'entrée, je suis resté totalement imperméable au sujet : deux paumés qui tracent des lignes et plantent des poteaux le long d'une route paumée au fin fond du Texas. Le décor est celui d'une forêt calcinée, conséquence des incendies gigantesques qui touchèrent cette partie des USA.

Le film oscille entre plusieurs genres sans parvenir à en choisir un seul : c'est d'ailleurs peut-être là que certains y trouveront un charme. On y parle de sexe très crument, les femmes étant souvent réduites à une fonctionnalité d'orifice à combler, on y pète et on s'y branle : de ce côté, le cinéma d'Apatow n'est pas loin, avec sa finesse inégalée.

On croise des personnages complètement barrés au milieu de ce middle of nowhere, comme un chauffeur de camion passablement madré et alcoolisé, ou une vieille femme mutique dont la maison a brûlé, on pense alors à des collages suréalistes ou au cinéma de Gondry.

Cette impression est renforcée par les dialogues parfois complètement loufoques. Dans un de ces moments les moins réussis, on se croit dans un teenage movie recyclé, les deux loosers se prenant une biture carabinée et traçant des sinsoïdes sur la route au lieu de la belle ligne centrale. C'est donc pour résumer assez bavard, guère palpitant bien que correctement réalisé, et franchement évitable. Le type de film dont le pitch intiguant est finalement le point le plus réussi.

 

1e

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prince 27/02/2014 14:37

Je n'ai pas vu le film islandais dont il est le remake pour pouvoir comparer, mais en tout cas ce film ne restera vraiment pas dans mes annales...

Wilyrah 31/07/2013 11:51

Très dispensable.