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Phénomènes

Affiche teaser américaine. 20th Century FoxPhénomènes est à l'image de la carrière de son réalisateur, Night Shyamalan.

Sixième Sens, son troisième film, mais celui qui a marqué sa rencontre avec le grand public était franchement réussi.

Même si les ficelles y étaient un peu grosses, il fonctionnait, et bien malin celui qui peut se targuer d'avoir vu arriver le twist final sans avoir été prévenu avant. Incassable présentait un petit intérêt. Les films suivants marquent une longue dégringolade se terminant avec le pénible Jeune fille de l'eau, puis ce tristounet Phénomènes.

Et bien, pour le film, c'est pareil. Commencement sur les chapeaux de roues avec des images intrigantes, bizarres. Un terrible virus se répand qui pousse ses victimes à se suicider. Une ambiance qui évoque un peu Hitchcock et de très loin le Spielberg de la Guerre des Mondes, sans le sens inné de l'entertainment de ce dernier, évidemment.
Et puis au bout de 20 ou 30 minutes, le film périclite, se délite progressivement, sous l'influence du jeu transparent de Mark Wahlberg (mais pourrait il en être autrement ?), de l'indigence du scénario, du ridicule des péripéties.

L'ensemble est enrobé d'une sorte de message écologique mièvre et se finit en eau de boudin avec une dernière scène ridicule à Paris.

Comme quoi une bonne idée ne fait pas un film, loin de là.

 

1e

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