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Christoblog

Monsieur Lazhar

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/28/12/19833124.jpgL'académisme est-il soluble dans l'émotion ?

 

Voilà la question qu'on peut légitimement se poser après avoir vu le film du québécois Philippe Falardeau. Parce qu'autant le dire tout de suite, il est difficile d'imaginer une façon de faire un film qui soit en apparence plus simple que celle-ci, une approche des sentiments plus pudique ou un jeu d'acteur plus convenu.

 

Le film possède donc tous les attributs pour se faire dégommer par le critique moqueur et mauvais esprit...

 

...et pourtant, malgré toute ma mauvaise foi habituellement acide, je dois bien admettre que malgré son aspect si lisse, Monsieur Lazhar arrive à toucher au coeur. La prestation étrange, un peu lunaire, de Fellag y est certes pour beaucoup, mais la façon de jouer des enfants, notamment du couple principal (photo ci-dessus), aussi.

La mise en scène, qui peut paraître un peu lymphatique, est parfois percutante, comme dans cette scène de pré-générique, très maîtrisée.

 

Sur le fond, alors que le film parle de la mort sous différents aspects (suicide, attentats), il ne parvient pas à être complètement triste. S'il peut apparaître simpliste, on découvre progressivement plusieurs pistes, plusieurs sujets, qui au final en fond un puzzle assez complexe. Ce sont ses nombreuses petites contradictions qui rendent attachant Monsieur Lazhar.

 

Je conseille donc.

 

3e

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D
Bonjour Chris, je n'ai jamais vu Fellag sur scène, mais Fellag dans ce film m'a convaincue. Joli film à conseiller. Bonne journée.
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C


Si tu as l'occasion de pouvoir le voir sur scène, fonce s'y !



B
J'en rentien beaucou d'émotion, surtout par les enfants qui sont excellents. Fellag ne m'a pas touché par son rôle peu crédible et son jeu mollasson.
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C


Le jeu de Fellag m'a intrigué en effet, surtout qu'il est très différent du Fellag qu'on voit en one-man show...



C
Je suis d'accord avec toi sur pas mal de choses. On arrive à oublier à certains moments que ces enfants 'jouent', et on ressent quelque part l'impuissance de ne pouvoir les soulager de leur douleur
solitaire, unique.
Ce film parle aussi à demi-mots et même sans mots d'une espérance profonde, transmise principalement par Fellag (très bon!).
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C


On est d'accord, et dis-moi Claire tu ne participes pas au festival des Festivals ??