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La Sirga

L'année dernière à Cannes, la Colombie était particulièrement à l'honneur, avec La playa présenté à Un certain regard, et La Sirga à la Quinzaine.

Pas facile de parler de ce film autrement qu'en disant qu'il s'agit d'une sorte de Désert des Tartares lacustre, ce qui n'incitera probablement personne à aller le voir.

Les paysages sont sublimes, comme la photo ci-contre le montre. On suit une jeune indienne fuyant la guerre civile, qui se réfugie chez le dernier membre de sa famille qui tient une auberge : La Sirga.

Le véritable personnage du film est d'ailleurs peut-être cette maison de bois, à la fois branlante et solide, qui semble posséder une personnalité propre. Le film, lent et aquatique, taiseux, semble vouloir porter des valeurs panthéistes. On a du mal à s'attacher à l'actrice principale qui ne sourit jamais. Le comportement de l'ensemble des personnages paraît hermétique et difficile à comprendre.

Les 1h30 du film s'écoulent tranquillement, dans une relative indifférence, au milieu des roseaux, en attendant les touristes, qui ne viendront jamais, et d'éventuels brigades armées, jusqu'à une fin improbable.

Si le film possède de vraies qualités (quelques beaux mouvements de caméra, une réelle aptitude à capter l'essence de la nature), cela ne suffit pas pour vous le conseiller.

 

1e

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