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L'illusionniste

Affiche américaine. Michael London ProductionsJe ne me souviens pas trop du moment ou L'illusionniste est sorti. Il me semble peu de temps après Le prestige, un autre film sur le même milieu. Je confondais d'ailleurs un peu les deux, n'ayant pas vu le Prestige non plus.

Sur DVD ce qui frappe en premier lieu ce sont les couleurs volontairement jaunies, le flou hamiltonien et la reconstitution toute hollywoodienne de la Vienne du début du siècle. Tout ce décorum fait un peu toc.

L'histoire d'amour adolescente est tournée de façon vraiment mièvre. Lorsque Eisenheim commence ses tours l'intérêt montre d'un cran, mais malheureusement les numéros ne sont pas assez développés à mon goût.

Norton n'est vraiment pas un acteur que j'apprécie, je le trouve totallement insipide. Il l'est toutefois moins que Jessica Biel, absolument transparente. La bonne surprise vient de Paul Giamatti, changeant radicalement de monde après Sideways, mais toujours aussi "terrien", et accrochant l'intrigue à quelque chose de crédible.

Le film apparaît seulement sur sa fin comme un long prologue destiné à conduire à un twist insensé et diabolique, et dont le policier prend conscience grâce à une succession de flash backs très rapides, exactement comme à la fin de Sixième sens. Mais n'est pas Shyalaman qui veut.

 

1e

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