Bon. Entre ma déprogrammation de 50/50 et le fait d'avoir insisté pour
inclure ce film dans le festival d'automne 2, je pense que ma
réputation va salement morfler.
Le film est constitué de petites histoires qui ne se connectent que de façon très artificielle. Ces petites histoires font entendre une musique bien particulière, qui est celle de Mouret : un couple éprouve ses sentiments en tentant un adultère croisé, une femme mûre souhaite céder à ses désirs et en informe son mari, un jeune homme meurt avant d'avoir connu le véritable amour, une jeune femme propose à une amie de coucher avec son mari ("je suis pour le partage des richesses"), etc...
Le hic, c'est que cette fois-ci la petite musique sonne faux. Probablement en partie du fait de la structure bancale du film, mais aussi par la faute de ses acteurs/actrices, qui surjouent tous et toutes de façon notable. Un casting trois étoiles dont personne ne sort indemne, et surtout pas Frédérique Bel, dont on se demande si elle peut vraiment jouer autre chose que les idiotes. Peut-être aussi parce que la franche cruauté des films précédents est ici en berne.
Du coup, le caractère un peu ampoulé des dialogues (renforcé par la voix off de Torreton - oui je sais, à ce stade, ça fait beaucoup) fait plus penser à une parodie de Rohmer qu'à la verve casanovienne.
La dernière histoire est la seule à intéresser vaguement malgré le jeu toujours très bourgeois de Judith Godrèche. Malheureusement sa résolution convenue en forme de happy end ne la rend pas plus sauvable que le reste. Le marivaudage est un peu triste pour cette fois.
Emmanuel Mouret sur Christoblog : Un baiser s'il vous plait / Fais moi plaisir
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