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J'ai croisé Agnès Varda passage Pommeraye à Nantes

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Dans le cadre du Voyage à Nantes, manifestation culturelle intégrée à l'échelle d'une ville, je me promenai cet après-midi passage Pommeraye, quand je tombai sur Agnès Varda, facilement reconnaissable à sa curieuse chevelure bicolore.

 

"Agnès, mais que fais-tu donc ici ?"

 

Bon, alors, au tombereau d'incultes lillois ou marseillais qui échoueraient sur ce blog, il me faut préciser :

- qu'Agnès Varda fut l'épouse du (éternellement) regretté Jacques Demy Pommeraye

- que le passage Pommeraye, outre qu'il soit un passage couvert comme peu de villes européennes peuvent s'en targuer (avec un dénivelé de 9m40 qui plus est), est un must de l'imaginaire nantais et français, faisant partie intégrante du patrimoine artistique mondial

 

Donc, dans ce lieu emblématique, Agnès aurait pu me répondre qu'elle proposait une installation reconstituant le magasin de téléviseur que tenait Michel Piccoli dans le chef d'oeuvre de Demy Une chambre en ville. Et effectivement, tout y est : cette infâme couleur verte, quelque part entre Babar et Ireland forever, ces télévisions éventrées, plusieurs extraits du film (cf ci-dessous le visage halluciné de Piccoli), et une installation de 6 téléviseurs présentant des choses confuses et importantes que vous aurez l'occasion de détailler si vous venez à Nantes.

 

Plus haut, Agnès Varda a conçu une installation extrêmement touchante sur les squatts. C'est brillant et intelligent, en plus d'être beau, à son image.

 

Voilà, maintenant, au boulot, vous n'avez plus qu'à venir à Nantes.

 

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pierreAfeu 17/06/2012 00:16

Depuis que Nantes est devenue capitale du monde, on a même le droit d'écrire qu'Une chambre en ville est un chef d'œuvre... Mais comme j'aime bien Varda, sûr que ses installations valent le détour.

Chris 18/06/2012 19:41



On devrait enlever leur carte d'électeur aux Nantais qui n'aiment pas Demy. Et doubler leurs impots locaux.