Christoblog

Festival du film asiatique de Deauville 2013

http://www.abusdecine.com/upload/articles/affiche/festival-deauville-asia-2013-affiche-gde.jpgC'était ma première fois à Deauville, et je dois dire que cela m'a beaucoup plu. La salle du CID (1500 places) ressemble un peu au Grand Théâtre Lumière de Cannes (2300 places), en plus petit, sans dress code, et jamais complet. Le fait que les deux salles du festival donnent directement sur la plage a quelque chose de magique, surtout quand le soleil est au rendez-vous comme c'était le cas samedi. De quoi donner envie de tenter l'aventure du festival du film américain !

 

Samedi 9 mars 2013

 

Début tranquille à 10h du mat avec un film en compétition, le projet de fin d'étude d'une jeune japonnaise, Keiko Tsuruoka. Le film s'appelle The town of whales et souffre à l'évidence de son manque de moyens (le staff n'est pas professionnel). Ceci dit, je comprends pourquoi il a été sélectionné, car malgré son extrême précarité, le film parvient à séduire dans sa première partie grâce à un découpage et à un montage de toute beauté. Dans sa deuxième partie, il devient un peu nécrosé et regarde trop ouvertement vers le cinéma de Naomi Kawase (il est question d'une disparition), mais l'essai reste sympathique.

 

Dans la foulée j'enchaîne avec The weight, un film coréen passablement azimuté, sur lequel il me faudra revenir, où il est question de bossu travaillant dans une morgue, de transsexuels, de colombes mignatures et de nécrophilie pratiquée par un homme si laid qu'il revêt toujours un casque de moto. Le film de Jeon Kyu-Hwan réussit l'exploit d'être parfaitement maîtrisé, tout en traitant de sujets complètement barrés. Un tour de force qui ne fait pas dans la dentelle.

 

A 15h, retour du vétéran Chen Kaige (Adieu ma concubine) pour une comédie romantique classique (trop ?) et rythmée sur fond de Love story et de réflexion un peu sommaire sur le pouvoir du web. Le film se laisse regarder mais sans plus.

 

La sensation est tout autre pour le quatrième film de la journée, le sulfureux, puissant et déstabilisant Pieta de Kim Ki-Duk (sortie le 10 avril), http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/92/85/95/20482718.jpgLion d'Or du dernier festival de Venise. L'oeuvre est vertigineuse, dérangeante (des vagues de spectateurs ont quitté la salle), séche, austère, mais terriblement prenante. La photographie, le jeu des acteurs et le scénario à rebondissement rendent ce thriller psychologique exceptionnel à bien des égards. Un coup de coeur.

 

Dernier effort qui se termine vers 0h40 (quand même !), le dernier film de Brillante Mendoza, Thy Womb, nous emmène dans les îles du Sud des Philippines. C'est très étonnant de la part de l'auteur des sulfureux Serbis et Kinatay, mais le film est une sorte de docu-fiction aquatique, un peu décevant sur le moment, mais profondément dépaysant et assez profond, lorsqu'on y repense le lendemain.

 

Dimanche 10 mars

 

Toute petite journée aujourd'hui. Bouddha, le grand départ est une adaptation sous forme d'anime de l'oeuvre d'Ozamu Tezuka qui retrace l'enfance de Siddharta, futur Bouddha. C'est typiquement japonnais, plutôt complexe, intéressant et très plaisant à suivre un dimanche matin brumeux.

 

Merci Deauville. Je reviendrai...

 

Palmarès de Deauville Asia 2013 ici.

 

 

Commenter cet article

Claire 11/03/2013 16:50

J'avais aussi trouvé le lieu très agréable, même si le soleil n'était pas au rdv! Tu es en effet chanceux, je n'ai pu m'y rendre mais aurais beaucoup aimé pouvoir le faire! Merci pour ce retour.