Christoblog

Festival des 3 continents 2010 #5

J'en avais un peu marre des films lents. Qu'ils soient bons (The ditch) ou mauvais (Gesher).
Ouf, enfin un film qui a un semblant de rythme dans la partie compétition du festival.

The high life (Zhao Dayong / pas de date de sortie prévue)

http://graphics8.nytimes.com/images/2011/06/20/arts/SUBHIGH/SUBHIGH-articleLarge.jpgVoilà un montage à un rythme normal, avec des personnages auxquels on s'attache : un arnaqueur, une prostituée amoureuse, une jeune villageoise débarquant à Canton.

La première partie, agréable, nous plonge dans la vie de ces "villages urbains", typiques des mégapoles chinoises grandissant à toute vitesse et englobant les anciens ilots traditionnels.

Vers le milieu de film, ce dernier bascule vers une autre dimension complètement zarbi (un gardien de prison obligeant les détenus à déclamer ses poèmes, aux connotations sexuelles explicites) qui est très plaisant.

Le réalisateur, présent en fin de séance, nous avoue que cette personne existe vraiment et joue son propre rôle (magie du festival, sinon on aurait du mal à y croire !).

Un bon moment, typique de ce cinéma chinois de la sixième génération où les réalisateurs tournent librement - mais sachant que leur film ne sera pas distribué en Chine, contrairement à ceux de la cinquième génération, au moins dans leur deuxième partie de carrière (Chen Kaige ou Zhang Yimou).

Si le résultat est joyeusement foutraque et finalement ne constitue pas vraiment un ensemble tout à fait cohérent, on devine que Zhao Dayong est un réalisateur à suivre : sa mise en scène est en effet à la fois élégante et efficace; la photographie du film est aussi très belle.

Si vous voulez vous rafraichir les idées sur les cinquième et sixième générations.

 

2e

Commenter cet article