Christoblog

I feel good

Le PacteJe préfère le dire tout de suite : je n'ai absolument rien contre les personnes agées et encore moins contre celles qui s'éclatent dans la chorale rock de I feel good, au contraire.

Des gens qui chantent Springsteen et les Clash ne peuvent pas être mauvais. Et d'ailleurs le concert de la fin, filmé tout simplement comme un concert, m'aurait probablement agréablement diverti.

Le problème, dans I feel good, est donc celui de qui l'a fait, à savoir le pitoyable et inutile Stephen Walker. Loin de la rigueur (et du génie) d'un Depardon, de la fantaisie raisonnée d'un Antoine de Maximy, voici l'exemple type du documentariste manipulateur, truqueur et qui n'a rien à dire.

Contemplez ses traveling inutiles sur les banlieues, ses plans dérisoires sur les serveurs ou les passants. Regardez comment il filme ses personnages en plongée pour mieux les dominer, comment il les met en scène pour mieux les ridiculiser (voir photo), comment il les pousse dans leurs travers (le sexe ou les bons mots). Ecoutez comment il ne garde d'eux que 2 ou 3 phrases. Et surtout voyez comment il exploite sans scrupule la mort et la souffrance, surveillant la veuve du récent mort pendant le concert en espérant qu'elle craque, faisant semblant de respecter l'annonce du décès d'un autre tout en l'enregistrant : honte, honte et honte. 

 

1e

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