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Un jour si blanc

Dans la droite ligne de plusieurs films récents de qualité, l'Islande a fourni une livraison intéressante à la Semaine de la Critique 2019 avec ce film de Hlynur Palmason.

Autant le dire tout de suite, nous sommes ici dans un registre de cinéma d'auteur exigeant (et, c'est vrai, un peu ennuyeux par moment) : format long, scènes étirées, tics de mise en scène, très lents travellings avant, mise en scène un peu rigide. Le cinéaste n'hésite pas à exploiter des idées très conceptuelles : par exemple filmer au milieu du film tous les personnages de face et de loin, comme des portraits, ou composer des natures mortes avec différents objets pour évoquer un accident de voiture.

Si vous êtes curieux, le voyage vaut tout le même la peine. Outre la nature islandaise, encore une fois très présente dans son immensité, le visage buriné de l'acteur Ingvar Egert Sigurdsson est magnifiquement filmé. L'acteur est décidément de beaucoup de films islandais importants de ces dernières années, dont Sparrows et Jar City.

Après un départ un peu pénible, Un jour si blanc décolle réellement dans sa dernière partie avec une série d'évènements prenants et plutôt inattendus. Il devient alors très intéressant, entrecroisant avec un certain brio des thématiques fort différentes (deuil, amour filial, jalousie, vengeance, violence).

A découvrir.

 

2e

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