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Une journée au Festival Ram Dam de Tournai

Ce week-end, j'ai testé pour vous l'excellent Festival Ram Dam à Tournai, le Festival du film qui dérange. Ambiance chaleureuse et décontractée (belge, quoi), rencontres sympas, programmation exigeante et en même temps pas prise de tête, salles hyper confortables, accueil fort agréable des blogueurs cinéma : que du bonheur.

La journée commence par le très bon Filles de joie (4/5) de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. Ce film franco-belge est un beau triple portrait de femmes. Sara Forestier, Annabelle Lengronne et Noémie Lvovsky sont formidables toutes les trois. La construction est habile et le regard posé sur la prostitution belge "de proximité" est décapante. Le film sort le 18 mars et il ne faudra pas le rater.

Le passage derrière l'écran de Casey Affleck (l'acteur principal de Manchester by the sea, frère de ... son frère, Ben Affleck) s'avère une réussite. Light of my life (3/5) est un film post-apocalyptique centré sur l'intimité d'un père et de sa fille dans un monde dont toutes les femmes ont disparues, emportées par une maladie. C'est beau, sensible et un poil trop long. Les interprètes sont parfaits. A voir en mai 2020.

Watch list (3/5) du réalisateur new-yorkais Ben Rekhi, est un film américain tourné à Manille. Il nous instruit, avec une efficacité toute américaine, sur la sordide réalité de la guerre anti drogue lancée par le président Duterte en 2016, qui a causé la mort de plus de 20000 personnes, exécutées sommairement. Bien que de facture très classique, le film est glaçant et très prenant. 

Je finis cette journée marathon avec la nouvelle production du réalisateur japonais Koji Fukada (à qui l'on doit entre autre le fantastique Harmonium). Comme d'habitude chez Fukada, L'infirmière (4/5) est subtil, complexe, et raisonnablement pervers à la fois dans ce qu'il montre et dans la façon dont il le montre. Si le film est intellectuellement jouissif, il lui manque un petit peu de folie pour emporter encore plus l'adhésion. A voir au mois de mars dans les cinémas français.

J'essaierai l'année prochaine de libérer plus de temps pour ce Festival fort sympathique.

 

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