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Give me liberty

Rarement un film m'aura autant fait rire et pleurer à la fois.

Il y a dans ce premier long-métrage américain du russe Kirill Mikhanovsky une énergie démesurée, une rudesse extrême mêlée à une tendresse animale, typiquement slave. 

Si le début très misérabiliste peut laisser dubitatif, le film prend rapidement son envol pour nous entraîner dans un toboggan émotionnel qui semble sans fin : les péripéties les plus étranges vont s'enchaîner dans la journée du pauvre ambulancier Vic. Elles seront tour à tour amusantes, choquantes, violentes ou décalées.

Le montage très nerveux et l'interprétation hors norme d'un casting en grande partie non professionnel donne au film une vitalité extraordinaire, une pulsation inhabituelle. Le mélange de blues américain et d'âme russe produit un résultat souvent irrésistible, parfois un peu confus, mais d'un force émotionnelle inhabituelle.

Give me liberty comprend plusieurs scènes d'anthologie que le spectateur n'oubliera pas de si tôt : les obsèques au cimetierre, le repas de la famille noire, le récital chez la mère, l'histoire du canapé, le poulet du grand-père ou les chansons à l'accordéon.

Un beau film roboratif et hilarant, regorgeant d'amour. A ne pas rater.

 

3e

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